Première édition du Swinrun de Miribel 2016

26062016

Il y a quelques semaines au hasard d’une séance de natation dans la piscine de St Priest, un membre de St Priest Triathlon me parle d’un swimrun à Miribel.
Fan du format depuis mon expérience avec Nico il y a 2 ans dans l’Engadin, je m’inscris avec Nico.
Le format est très particulier, 11 km de course à pied et 1 km de natation, le tout découpé en 7 secteurs de course à pied et 7 de natation. Les secteurs de natation seront donc très courts.

Après avoir pris ce dossard, je me suis focalisé sur Lyon-Mont Blanc vélo puis j’ai complètement déconnecté, bien aidé par la météo qui ne m’a pas encouragé à maintenir mon entrainement. J’ai quand même rechaussé les runnings après une longue période de blessures en CAP suite à des élongations sur le mollet gauche. Mais en approche de cette compétition j’avais omis que celle-ci se présentait 2 jours avant mon anniversaire, que j’avais, pour une fois, décidé de fêter avec les potes. Comme j’ai mis depuis 2 ans la compétition après ma vie perso, je fête mon anniversaire sans retenue.
Dimanche matin, le réveil est compliqué. Je me dis que le VTT va faire le déblocage.
A l’arrivée, je tombe d’abord sur Davos qui discute avec l’orga. Puis Mric arrive, plus décontracté que jamais. Nico arrive finalement en avance! On croise ensuite Mrj et Mikee qui sont déjà à bloc, près pour jouer la gagne.

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Après le passage par les inscriptions, nous nous présentons sur la ligne de départ. A ma gauche, 2 personnes en trifonctions noires avec la mention Forbach. J’engage la conversation avec mes confrères mosellans mais en court de discussion le départ est lancé.
Ca part direct à 17-18 km/h. Je ne me sens pas mal. Je suis les 2 duos favoris avec Nico à ma droite. Après 200m de course à pied, nous arrivons sur notre premier secteur de natation.

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Je plonge tranquillement dans l’eau… mais au bout de quelques coups de bras je me sens sursaturé. Je n’ai plus d’air et en plus je meurs de chaud. En quelques secondes tout l’organisme se met en mode survie et je me vois obligé à me mettre sur le dos et à brasser pour prendre de l’air. Je ne me formalise pas plus que ca avec la situation. Je suis dans une souffrance extrême, je n’ai pas d’autres choix. Après m’être calmé, je reprends un crawl calme, mais en sortant de l’eau le cardio indique 173 bpm. C’est incroyablement haut en sortie d’eau! Je vois JF à ma droite, Richard qui l’attend. Nico n’est pas là mais je sais qu’il est forcement devant. Il a du pensé que j’étais moi même devant. Je le retrouve peu de temps après. Il est un peu interloqué, ne comprend pas trop ce qui m’arrive. Je suis pas en état de m’expliquer. Je suis toujours au taquet. Je me positionne dans son sillage. Nous partons sur une base de 15 km/h, avec a coups. Là je passe l’un des pires moments que j’ai vécu en compétition. Je suis totalement à bloc et mentalement à la rupture. Je ne pense jamais avoir pensé à l’abandon mais là je suis tellement mal que j’en ai peur. Cette peur qui m’a saisie dans l’eau alors même que j’abordais l’événement sans aucune pression, mais dont la pression physique m’a fait explosé d’entrée. Je fais le vide et je me concentre sur la foulée de Nico. Le temps passe et s’éternise… Je suis toujours à bloc. Nico accélère, je lui dis de temporiser. Il ralentit. Merci Nico!
Le 2ème secteur de natation est difficile mais m’offre un certain confort thermique. Je suis en total surchauffe et ce secteur de natation m’apaise légèrement. Sur le secteur de CAP suivant, Nico qui est en très grande forme, impose un rythme à 15 km/h. Je subis toujours autant, le cardio continue de frôler les 180 bpm. Le secteur de CAP est très long. Je demande à Nico de lever le pied devant mon inconfort car je réalise que nous sommes à peine à mi course. Nico me recadre un peu et continue le tempo.

Nous replongeons dans l’eau. Petit à petit je me sens mieux. Je ne peux pas expliquer pourquoi. Je ressors de l’eau complètement changé, réveillé. Je me place encore derrière Nico et voyant que le tempo a diminué, me sentant nettement mieux, je prends le relais. Les secteurs suivants seront très funs. 2 secteurs avec des natation en bordure avec des CAP pieds dans l’eau, puis un secteur de CAP dans les galets où Nico, en grand trailler reprend les devants. Sur l’avant dernier secteur de natation, on nous annonce 4ème (en fait 5ème), mais avec Nico nous savons que nous ne reprendrons jamais nos prédécesseurs. Depuis 5 km ils nous devancent de peu. Nous les reprenons en CAP et ils prennent de l’avance en natation. La fin du parcours nous est donc défavorable. Nous finissons donc sereinement. Nico prend la main sur l’avant dernier secteur de nat. Je fais les 2 derniers secteurs. Nous finissons main dans la main. Au final nous finissons 5ème équipe en 1h05. Presque inespéré au vu de mon naufrage de mon début de course. Mais la force de ce format se fait sur le duo, et comme dans l’Engadin, Nico m’a maintenu à la surface pendant plus de la moitié de la course, avant que le diesel de secours ne se mette en route. Merci Nico! On n’a pas le même câblage mais nous avons une complémentarité indéniable.

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Stats Garmin (prises sur un seul intervalle CAP, impossible de faire du multi sport avec autant de secteurs) :
https://connect.garmin.com/modern/activity/1229425943

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Lyon Mont Blanc 2016

6062016

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L’année 2016 est une année de transition. La motivation pour les triathlons s’est sensiblement étiolée, pas pour la discipline elle-même mais plus car j’ai fait le tour des triathlons locaux et je cherche surtout à faire des épreuves inédites.

L’an dernier j’étais resté sur un excellent souvenir de Lyon-Mont Blanc. Toujours aussi passionné de raid cyclo, j’ai été très agréablement surpris en constatant que le parcours est renouvelé chaque année. Je décide donc de rempiler cette année mais seul cette fois-ci, la plupart des candidats potentiels de l’ASVEL étant embarqués sur l’IM de Nice ou sur d’autres épreuves locales.

Je m’inscris en dernière minute car je ne souhaite pas subir des conditions météos telles que celles que nous subissons depuis quelques semaines. Le mardi, malgré quelques risques de pluies et d’orage, je décide de poster l’inscription.

Je fais le voyage vers Bourgoin le vendredi soir pour dormir sur place et être serein pour le départ.

Samedi, je me rends sur le stade de départ vers 6h40. Je retire ma plaque. Je retrouve beaucoup de têtes connues de l’an dernier, notamment un collègue de chambrée, triathlète à Nancy.

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Etape 1

https://www.strava.com/activities/599452523

Etape 1

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Je fais donc le départ avec lui. Je décide de rouler en fond de peloton au début. Le parcours de cette première étape est très différent de celui de l’an dernier. Nous attaquons plusieurs côtes dès le km 5. 2 groupes se forment. Après une heure, je me mets à la planche dans le 2ème peloton et nous finissons par rentrer sur le premier groupe.

Km 43 arrive le premier col, le col de Banchet 5 km à 5,8% en moyenne. Un cycliste de la Drôme et Franck, un lillois, lancent un bon tempo. Je suis l’allure. Le dromois saute assez rapidement. Je monte dans la roue de Franck qui est sur la plaque ! Je suis au seuil, entre 160 et 170 puls mais les jambes répondent bien et je sais que le col est court. Après quelques km, un caladois revient sur nous au prix d’un gros effort. Nous arrivons au sommet ensemble.

Nous parvenons au premier ravitaillement. Tout le monde marque un bon break avant de repartir vers la seconde difficulté majeur de la journée, le col de l’Epine, 5,6 km à 7,5% en moyenne.

Col de l'épine

Je suis venu sur l’épreuve sans avoir regardé précisément les profils des cols et j’avoue que c’était pas malin car je me suis senti dans l’inconnue la plus complète dans plusieurs ascensions, sentiment plutôt désagréable, surtout quand j’ai été dans la souffrance. Le col de l’épine est court mais il est beaucoup plus raide que je l’imaginais après discussion avec un collègue de l’ASVEL qui l’avait monté 8 jours avant. Je laisse Franck monter à son rythme et souhaite me caller en endurance mais je n’y arrive pas. Le cardio dérive de plus en plus malgré un tempo faible. Je commence à me dire que les 2000 km au compteur depuis le début de l’année sont sans doute trop peu pour préparer ce type d’épreuve. L’ascension va être très pénible mais j’arrive au sommet toujours 2ème derrière Franck. Je fais une petite photo souvenir et je bascule dans la descente vers Le Bourget du Lac.

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Pas vraiment le temps de profiter du lac, nous arrivons vers Chambéry et montons un tout petit col, le col de Saint-Saturnin, 2,1 km à 6,1%. Nous abordons alors une partie relativement pénible dans la plaine, sur un profil très légèrement montant avec quelques petites patates de temps en temps. Je me retrouve sur cette partie avec un cyclo vétéran de Villefranche et un versaillais, taillé comme une lame de couteau. Nous roulons très bon train mais avec le temps je suis de moins en moins relayé pour finalement ne plus l’être du tout en approche d’Albertville.

Nous arrivons à Ugine, dernier point de ravitaillement avant d’aller affronter le juge de paix de cette première étape, le col de l’Arpettaz, 14,3 km à 7,2% en moyenne.

Col de l'Arpettaz

Je suis vraiment pas pressé d’aller escalader le géant, d’autant plus que je croyais qu’il ne faisait « que » 12 km. Je mange et bois beaucoup. Mes 2 camarades de la vallée sont parties bien avant moi. Après au moins 10 minutes d’arrêt, je finis par me remotiver. L’ascension démarre dans Ugine sur des pentes déjà raides, entre 7 et 8%. La vue est plutôt sympa. Les 2 premiers kilomètres se passent pas trop mal mais ensuite j’accuse clairement le coup, collé au bitume entre 10 et 11 km/h. Je n’arrive plus à faire monter le cardio. La pente est toujours aussi régulière.

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Les passages dans la forêt font du bien. Malgré des sensations très mauvaises je remonte les cyclistes un à un. Je reviens à 4 km du sommet sur mon camarade versaillais, maillot grand ouvert, dans une souffrance semble t il plus importante que la mienne. C’est malheureux à dire mais ca me remontait le moral de voir que j’étais pas seul dans la galère. A 1km du sommet, je suis repris par une figure locale, Dominique Briand.

La descente du col est très technique et étroite. Là encore je reprends du monde. J’ai bien progressé sur cet aspect depuis 2 ans. Les voyants sont au vert dans la tête car je me dis qu’au pied de la descente je n’aurais plus qu’à monter les 3 km qui mènent de la route principale à l’auberge. Que neni !! En bas, nous repartons dans une ascension sur une route large et très fréquentée. Le compteur indique 200km, puis 201, puis 202, 203… Le roadbook indiquait une arrivée au km 201 avec 3600m de D+. J’ai déjà largement dépassé les 2. Je suis pourtant le fléchage mais je suis pris d’un énorme doute « et si j’avais loupé la bifurcation et que je me trouvais sur la montée du col des Aravis de demain ??? ». Je m’arrête pour consulté mon tout nouveau smartphone (ca n’a pas que des inconvénients ces petites bêtes). Je ne comprends rien à la carte… Là passe mon ami versaillais qui m’indique que nous ne sommes pas perdus. J’ai toujours un doute mais au moins je ne suis plus seul. Après 4 bon km de montée nous arrivons enfin à St Nicolas la Chapelle et à la fameuse bifurcation de l’Auberge. Ces 3 derniers km vont être horribles. Un finish au courage à 16h30 après 8h30 de selle (hors arrêts ravito) !

Je suis tellement cuit à l’arrivée que j’en oublie casque et bidons alors que je rejoins ma chambre pour prendre une bonne douche et m’allonger. Il me faudra une heure pour percuter.

Vers 18h je descends prendre l’apéro et je m’installe à la table de cyclo vétérans de Villefranche que je connais depuis l’édition de l’année précédente. Je rencontre également quelques triathlètes qui ont fait l’Altriman 5 fois ( !!!!!) ou O Till O et l’Engadin swimrun. Un bon moment de partage et de convivialité.

20h15, nous attaquons ENFIN le buffet ! Je partage la table avec mon collègue versaillais (dont j’ai honte de ne pas avoir retenu le prénom !!).

21h15 retour à la chambre. Je rencontre enfin mes 3 camarades de chambrée qui sont 3 cyclos angevins, arrivés à 19H30. Nous ne nous éternisons pas devant France-Ecosse et nous éteignons les feux autour de 22h.

La nuit fut excellente. Les lits ne grincent plus comme l’an dernier.

Je me réveille vers 5h15. Je décide de faire l’ouverture du petit déjeuner pour ne pas vivre la pénurie de l’an dernier. Ce premier repas est partagé avec mes amis de Villefranche.

Etape 2

https://www.strava.com/activities/599456286

Etape 2

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Nous partirons ensemble à 7h.

Après les 3 km de descente vers la route principale, nous attaquons d’entrée et sans échauffement le col des Aravis, 11,7 km à 4,9% de moyenne.

Col des Aravis

Les jambes répondent tout de suite très bien et surtout mon cardio a plongé en flèche par rapport à la veille. Je me sens un autre homme. Je partage l’essentielle de la montée avec le versaillais. Ce col est vraiment sublime. Je prends le temps de faire quelques photos et savoure à 200% l’ambiance et le paysage titanesque.

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En haut, le sociétaire de Versailles me dit ne pas vouloir s’arrêter. Tant pis, je vais quand même prendre mes photos. Je tape ensuite le bout de gras avec des caladois qui se sont faits le challenge du meilleur grimpeur sur le col.

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Franck arrive et je bascule avec lui dans une très très longue descente qui va nous amener à Thônes où nous trouvons le premier ravitaillement. A près quelques minutes, je retrouve mes amis de Villefranche et du Lac des sapins. Nous repartons ensemble et nous ne nous quitterons plus jusqu’à l’arrivée.

Sur le passage entre Thônes et toute la région Nord d’Annecy, nous menons un tempo très calme sur un terrain vallonné avec un tout petit pétard à 16%. Nous approchons alors du 2ème col de la journée, le Col du Sapenay, 5,9 km à 5% de moyenne, précédé par une longue approche, la montée de Cessens, 9 km à 3%.

Le camarade de tête mène une très bonne allure dans ce faux plat cassant notre groupe de 5 en 2. Nous arrivons au virage qui marque le début du col, la pente de casse et se marque. Alors que nous entrons dans le village Cessens, de grosses gouttes font leur apparition pour finalement se transformer en averse prononcée. Ce col est saccadé avec des replats qui succèdent à des passages entre 8 et 10%. Sur les passages les plus durs, tout le monde est dispersé. Arrivé au sommet j’enfile mon petit coupe vent. La pluie tombe toujours de manière importante. Je teste mes freins. Ca réagit relativement bien mais je ferai tout de même une descente très prudente. A mesure que les lacets se succèdent, mes dents commencent à claquer toutes seules. Le froid commence à me saisir. Heureusement à la sortie de la forêt, une vue exceptionnelle sur le lac du Bourget me permet de m’évader de cet inconfort passager. Arrivé au bas, les conditions sont sèches et chaudes. Nous nous regroupons et commençons à nous organiser en relais alors que nous roulons sur les bords du lac. Cette transition sera relativement courte puisqu’après moins de 10 km nous retrouvons une petite montée bien sèche de 2 km à 6% de moyenne. Les jambes vont toujours très bien et je m’applique à participer à tous les relais dans la plaine. L’organisation du groupe est bonne et importante dans la mesure où le vent s’est levé et nous fait face. Les 60 derniers km sont moins agréables, constitués de longues lignes droites, vent de face. Seule la côte de Preymezel, 1,6 km à 8% vient briser cette monotonie. Sur la fin les relais tourne moins, les organismes sont marqués par l’accumulation des efforts. Mon cardio est toujours bas donc je prends plus de relais. Nous arrivons peu avant 15h au stade qui marqua notre départ la veille. Nous ne sommes précédés par 2 autres routiers dont mon camarade de Versailles qui a retrouvé toutes ces sensations dans cette 2ème journée.

Je profite bien du ravitaillement de l’arrivée. On débriefe la course avec les camarades de route.

La douche constitue également un de ces moments privilégiés qui succèdent à ces longues aventures sportives.

Une dernière bière pour profiter encore de la bonne ambiance qui règne sur cette épreuve et il est temps de repartir vers la gare et achever ce très long week end de plaisir cycliste.

Ce Lyon Mont Blanc n’aura fait que consolider la passion que je nourrie pour le vélo et ces raids en hautes montagnes.

La prochaine épreuve sera d’une toute autre nature, un swimrun avec mon pote Nico à Miribel, sur un format que je qualifierai de sprint avec 10 km de CAP et 1km de natation découpé en 10 sections.

 

 




Triathlon LD par équipes de Paladru

27092015

Samedi matin,  je disputais le dernier triathlon d’une très longue saison, démarrée dès janvier sur le vélo, avec l’objectif de Liège-Bastogne-Liège puis du Tour du Mont Blanc.
Il s’agissait du magnifique Triathlon LD par équipes de Paladru, dont le lac vaut largement celui d’Annecy.

Au départ nous devions partir avec Philippe, Manu et David. Les inscriptions devant se faire très tôt, la saison passant, des blessures ont touché différents membres de l’équipe. Philippe tombe à vélo 2 mois avant l’épreuve, Manu et David subissent des tendinites du talon d’Achille. Je tente de recruter mais c’est compliqué. Fabien, un rookie de l’ASVEL à très gros moteur en nat et en CAP (53″ au 400m!!!), acceptera d’intégrer l’équipe au mois d’août pour permuter avec David. Manu ne fera pas la CAP et Philippe fera finalement toute l’épreuve.
Bref la tambouille habituelle des triathlons par équipes.
Le problème des triathlons de septembre c’est qu’entre temps il y a les vacances et tous les objectifs prioritaires derrière soit. Difficile de se motiver pour s’entrainer, et quand bien même j’essaie de remettre le couvert, je me retrouve rapidement complètement cramé après 10 jours. J’oublie parfois que je ne suis plus un gamin et que la recup est essentielle quand on fait du volume. Je zappe donc le triathlon d’Aix et je coupe quasiment complètement l’entrainement. Je continue à courir 2/3 fois par semaine et quand j’ai un moment, à faire une ou deux séances de nat. Pour le vélo, nada en dehors du vélotaf.

L’échéance approchant, je suis vraiment pas motivé, mais c’est un tri par équipes donc il faut faire le job.

Nous partons donc de bon matin, la fleur au fusil, à Paladru, avec Fabien qui a fait le plein de sommeil, en se levant 10 min avant le rendez vous :-D

Nous arrivons vers 9h, le parc ferme à 9h45, tranquille, sauf qu’on ne va rentrer dans le parc qu’à 9h40, moins tranquille.

Départ de l’équipe programmé à 11h30, donc on a le temps de taper la belote en attendant le départ.
11h on enfile la combo… Ouillouillouille… Je suis tout serré…
On travaille un peu les allures à l’échauffement.
11h20, photo : CHEESE!
11h30, départ, pitoyable de ma part. J’ai tellement mal au pied de marcher sur les cailloux que je plonge dans 15 cm d’eau (j’ai du faire rire du monde derrière…).
J’appréhendais cette partie n’ayant quasi rien fait cette été, très peu depuis mon retour de vacances. Finalement avec Fabien et Manu devant, nous nous sommes faits porter par la vague avec Philippe. Un petit passage mouvementé quand une équipe nous dépasse de trop près.
Nous sortons en 26’06″. Inespéré au départ!
T1 désastreuse mais je n’ai pas été le pire :-)
Le vélo. Peinard. Manu, qui ne fera pas la CAP va nous faire un max de relais devant. Nous passerons ponctuellement avec Philippe et Fabien pour lui faire reprendre son souffle mais il aura fait entre 75 et 80% du job. Nous aurons bataillé dès le début avec une équipe de Villefranche qui part à 5, fait péter 2 équipiers en 2 ou 3 km pour passer ensuite leur temps à nous doubler en descente et au final exploser totalement en CAP… C’était des vétérans… Comme quoi l’expérience n’est pas toujours là où l’on peut l’imaginer.
T2 : Je passe en tête dans le parc (whouhouuu!) et là, c’est le drame! Fabien me découpe les orteils avec sa roues avant en entrant dans notre box (va t il falloir instaurer des distances de sécurité dans les parc à vélo??!!). Donc comme j’ai une bonne excuse je vais faire bon dernier sur cette T2 en faisant mes lacets après avoir soigné mon pied meurtri.
La CAP démarre. On part très vite. Philippe comme en vélo tempère les ardeurs de Fabien, qui après avoir passé l’essentiel de son temps à profiter du paysage derrière, a envie de lâcher les chevaux. Nous passons donc une première partie de la CAP assez tranquille sur les bords du lac, à papoter avec Fabien. Philippe régulièrement nous dit « mais les mecs, vous arrêtez pas de parler! ». Le parcours va finir par calmer nos dialogues. Au km 7, nous commençons à attaquer les difficultés qui vont s’enchainer par paliers. A partir de ce moment, nous montons des escaliers, dont les marches sont variables, de 500m à 3km. Certains passages sont totalement indigestes, soit en raison d’un sol composé de très gros cailloux dans des pentes raides, soit en raison de pente à plus de 15%.
Arrivé en haut de la colline, je me dis que nous allons souffler. Un ravito se présente, mais alors que nous avions décidé de nous ravitailler à tous les ravitos, mes 2 coéquipiers zappent le banquet. Mais moi j’ai faim ET soif. Je prends donc du coca au prix d’un écart de 100m. Petit fractio pour revenir. Pas le temps de reprendre son souffle car Philippe vient de démarrer le moteur et attaque fort dans une descente compliquée. Et comme à l’Engadin, je me retrouve avec un cardio qui explose en descente… Revenu sur le plat pour 400m, nous finirons en trombe à 19 km/h avec une pointe de cardio à 192 bpm.

Au final nous terminons en 9ème position en 3h53. L’objectif des moins de 4h est largement atteint. Ce fut encore un grand moment de plaisir que de partager l’effort avec mes coéquipiers. Merci à vous messieurs!

La saison est maintenant terminée. Enfin!
L’année prochaine je prévois de faire une année plus calme.
J’espère pouvoir faire un swimrun avec Nico. Espérons que la tant attendue épreuve française finisse par se monter.
J’ai aussi en tête une rando cyclo en 3 étapes dans le Jura.

Place à la trêve hivernale!

Général

3h53’″, 9ème/128 équipes à l’arrivée

https://connect.garmin.com/modern/activity/910423393
Natation (1800 m)


26’06″, (1’27″/100m de moyenne, XXème/128  (avec T1)

 

T1

3’42″
Vélo (72,6 km, 719m D+)


2h03’35″ : 35,2km/h de moy; XXème/128  (avec T2)
Cardio : 146 bpm en moy, max 168 bpm.

 

T2

1’52″
CAP (17,15 km, 310m D+)

1h17’37″ : 13,3 km/h de moy; XXème/128.
Cardio : 161 puls/min en moy, max 192 puls/min.




Tour du Mont Blanc 2015

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TMB

Je suis incapable de me souvenir du cheminent qui m’a conduit à envisager la participation au TMB.

Je l’avais initialement programmé pour 2016. Cette année je ne ciblais que Liège Bastogne Liège (http://jmbomablog.unblog.fr/2015/04/26/challenge-liege-bastogne-liege-2015/). L’épreuve s’étant merveilleusement bien déroulée, je décide de profiter de la préparation de cette classique très vallonnée (273 km et 4600 m D+) pour avancer le projet. Mes camarades du VS2M avec qui j’avais partagés l’expérience belge, Natale, Corentin et Florian sont aussi partants pour le challenge, sans consultation des uns et des autres au préalable. Belle alchimie!

Après LBL, je suis donc ultra motivé pour ce TMB. Je remonte donc assez vite sur le vélo. Déjà programmé en début d’année, je participe à Lyon Mont Blanc (http://jmbomablog.unblog.fr/2015/06/08/lyon-mont-blanc-2015/) en 2 étapes, épreuve parfaite pour préparer le TMB : 2 x 200 km avec 6000m D+ en cumulé. Je partage l’aventure avec Pascal. Ca restera l’un de mes plus beaux souvenirs cyclo.

Par la suite les températures vont monter sur Lyon, la fatigue arriver. Je vais avoir du mal à faire de longues sorties à dénivelé. Je décide de ne pas tirer sur la machine pour éviter la surfatigue. Je limite les sorties longues à 120km avec 2000m de D+ comme sortie type du week end. Je ferai tout de même 2 très grosses sorties lors des épisodes de canicule (pas bien !), qui me feront douter de ma participation au TMB : une sur le Grand Colombier (https://connect.garmin.com/activity/816410755) pour faire un gros concentré de dénivelé positif sur des pentes raides et une dans le Beaujolais (https://connect.garmin.com/modern/activity/823057681) avec un straviste parisien, Pierre M. J’ai souffert comme rarement sur ces 2 sorties. Heureusement à 8 jours de l’événement les sensations reviennent et le cardio retrouve des valeurs basses. J’ai également quelques échanges à distances avec Natale, qui, avec son mental de guerrier, malgré des galères de vélo qui m’aurait fait complètement disjoncter, me rassure « On sera tous finishers! »

J’arrive sur l’épreuve avec 7 000 km et 100 000 m de D+ depuis janvier.

Je fais quelques ajustements sur le vélo. Je monte un plateau de 34 au lieu d’un 36, monte une cassette et un plateau de 50 tout neufs. Je fais réviser le vélo et achète les lumières obligatoires à la course qui part à 5h du matin, croise de nombreux tunnel et peut se finir de nuit.

Pour ce qui est de la planification du déplacement et du séjour, j’opte pour la même option que pour LBL. Je me prends un bel hôtel, histoire d’être bien au calme et pouvoir dormir confortablement le soir qui suit la course.

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Je pars le vendredi. J’arrive aux Saisies vers 15h. Beaucoup de monde aux retraits des dossards. Cette édition du TMB, la 5ème, s’annonce comme une année record en terme de participation avec près de 450 inscrits. Je découvre que la dépose des sacs de ravitos perso aux points de ravitaillements choisis se fait aujourd’hui. Aie! J’ai tout laissé à l’hôtel, 7 km plus bas. Il va falloir faire un aller-retour et surtout je n’aurais pas avoir tout le temps de la réflexion sur ce que je vais mettre dans chaque sac. J’ai fait une pré liste mais tout n’était pas figé et j’attendais de faire une dernière étude de la météo pour trancher certains choix. Je remplis les sacs en me concentrant sur la nourriture. Je ne fais jamais confiance aux organisations donc je mets des choses variés, que certains trouveraient atypiques : des mini quatre quarts, des sachets de Haribo, des gaufres liégeoises, des gels au coca, des tablettes de boissons isostar Orange et Cola. Sans m’en rendre compte je mets mes 2 maillots ASVEL dans les sacs. A mon retour à l’hôtel j’aurais un moment de panique en réalisant que je n’ai pas de maillot vélo mais l’orga fournit un maillot TMB. Ouf!!!

Je retourne à la station retrouver toute la bande du VS2M pour le briefing de course. Personne ne semble stressé. Le briefing passé, nous pensons enchainer sur la pasta party mais rien de ne se passe. Calme plat en cuisine. Le patron de l’orga vient taper la causette avec nous. Nous finissons par lui demander quand est le repas. « 19h » nous dit-il. Aie!!! Une heure d’attente.

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Finalement ils démarreront à 18h30. C’est du low cost. De toutes petites rations, dignes d’une classe éco en avion. Etant gros mangeur je fais un peu la grimace. Heureusement j’ai des réserves monstres à l’hôtel :-D .

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Je prends congés de mes collègues du VS2M. A l’hôtel je dévore un paquet de croco haribo, des tucs, les mini sandwichs que j’avais préparés mais que je ne compte pas emmener demain pour des raisons de fraicheurs.

Je me couche à 20h30. Pas de soucis pour m’endormir. Je suis réveillé 2h plus tard par du bruit dans les couloirs de l’hôtel. Pas de soucis… sauf que les bavardages s’éternisent… 15 min… 30 min… 45 min… Il est 23h15. J’enfile un t shift et sors pour tomber sur une large famille installée dans un grand salon à 5 m de la porte de ma chambre. Je leur explique mon problème et l’un des gars me dit être aussi sur la course!! Ok!! C’est juste parfait de dormir 3h avant une course pareille… Tout le monde rentre sa chambre mais je suis remonté comme un coucou et il me faudra un peu de temps pour me rendormir.

3h. Le réveil sonne ! Pendant 5 secondes je ne sais plus trop où je suis et ce que je fais là. La douche. Le petit déj un peu dur à avaler à cette heure. Je prends tout ce qu’il faut pour le départ et je pars vers 4h15 pour rejoindre la ligne de départ.

J’arrive à la station à 4h30. Peu de monde encore sur la ligne mais déjà la sono avec la musique qui va bien pour vous donner le frisson.

Mes camarades du VS2M arrivent sur la ligne vers 4h50. On prend des photos, des vidéos, on plaisante, on s’encourage.

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La course

 

5h. Le départ est lancée. Ca démarre par une longue descente, soit disant neutralisée, mais je ne m’en rendrais pas compte tant ca descend vite. Cette descente est à la fois magique, de part le défilé des lumières, et flippantes, car on ne distingue pas ou peu les pièges de la route. Des nombreuses crevaisons interviennent dans les premières minutes. On retrouve sur le sol pas mal d’éclairages qui avaient été mal fixés. Un bidon vole. Il arrive sur Natale. Il roule dessus avec la roue arrière sans tomber. Ouf !

J’essaie de suivre Natale mais il descend comme une bombe et remonte tout le peloton.

Quand les premières lueurs du soleil interviennent, je réalise que mon Garmin n’est pas déclenché (je l’avais actionné avant de partir en mode auto lap pour être sûr de pas louper le départ, mais quand c’est parti j’ai réappuyé sur start/stop…). 15 km de perdus.

On arrive dans une vallée. Avec Natale ca discute. Je me sens pas très bien. Le cardio est anormalement haut par rapport à la vitesse. J’essaie d’analyser le pourquoi du comment. Je comprends pas trop. La nuit passée ne peut pas expliquer l’écart. Sans doute le départ atypique me dis-je. La suite validera cette hypothèse.

Nous rencontrons une première section de dénivelé positif pour remonter vers Megève, qui nous permet d’apercevoir devant nous pour la première fois le Mont Blanc, avant de replonger vers Chamonix. La descente est plus prononcée et malgré le fait qu’il soit 6h, nous rencontrons du trafic. Le groupe dans lequel je suis avec Natale prend quelques risques pour doubler les voitures. Je prends une petite cassure à l’occasion d’un rond point. Petite accélération sur le plat à 45 km/h pour revenir. Je me dis que c’est c… de faire ca si tôt dans la course mais je pense avec le recul que ce fut un mal pour un bien. J’ai débridé la machine et ensuite je me suis senti nettement mieux sur toute l’épreuve.

Nous nous arrêtons au premier point de ravitaillement. Je fais le plein d’eau, vais faire un petit pipi. Je vais repartir mais Natale a disparu. J’interroge mes autres collègues du VS2M. Personne ne se souvient l’avoir vu partir. On retourne au charbon.

Le soleil illumine maintenant toute la petite vallée de Chamonix et nous pouvons profiter au maximum de la vue sur le Mont Blanc. J’évolue avec Corentin, Florian et Steph. On papote, on profite, on filme.

Nous démarrons le col des Montets, 11,6 km à 3,6% de moyenne

 

Col des Montets

Parfaite échauffement (si nous n’étions pas déjà chaud…), sans soucis. Ce col marque notre passage en Suisse. Je bascule avec Corentin et Florian qui sont des grands descendeurs. Je m’accroche pour rester au contact. Le compteur s’affole, près de 80 km/h. Pas de vallée, nous enchainons directement sur le col de la Forclaz, 7,5 km à 5,8% de moyenne.

 

Col de la Forclaz

Ca se durcit. Le revêtement est impeccable mais les conducteurs suisses le sont un peu moins… Il fait toujours très bon (18°C?). Nous rejoignons Natale à mi montée. Il s’était mis au chaud dans un petit groupe. En haut du col je constate que le ciel se couvre sévèrement à l’Est. Encore une descente propre et rapide.

Nous arrivons au 2ème point de ravitaillement. Je vais récupérer dans le camion mon sac perso. Je prends les 4 quarts, les gels, fais le plein de tablettes d’isostar pour boisson.

On fait le point avec Corentin et Florian. Natale a encore disparu. Steph arrive.

Nous repartons à 3 dans le Col de Champex, le plus raide en moyenne du parcours, 11,6 km à 7,2% de moyenne.

 

Montée de Champex

Nous montons très calmement car nous savons que ca n’est que le début et que la pente est parfois très raide avec un km à plus de 10%. C’est une montée toute en lacets. Nous commençons à subir des grosses gouttes et surtout nous pouvons voir des éclairs sur le massif en face. Très spectaculaire mais Florian qui a la phobie des orages est plus qu’inquiet. Etant du métier de la gestion des risques foudre, j’essaie de le rassurer au maximum.

Sur le haut du col, la pluie se fait plus intense et comme les températures sont fraiches en haut, nous commençons à avoir froid. Je me dis que la descente est courte et je choisis de descendre sans me couvrir. Je déchante très vite. D’abord j’apprécie le freinage à retard des roues carbone en condition humide puis je commence à grelotter. Pas de panique. La descente est courte.

J’arrive en bas et là je commets une grosse erreur. Dans une longue ligne droite descendante je ne vois pas la bifurcation à droite vers le col du Grand Saint Bernard. Je tourne ma tête à droite et vois des cyclistes… Bizarre… Je me tourne vers les 2 coureurs qui me sucent la roue. Ils ne bronchent pas. Je continue la descente. Là nous croisons un vélo du TMB qui remonte… What??? Je me retourne. Haussement d’épaule de mes 2 suiveurs. Puis je vois le panneau de Sembrancher… Aie, aie, aie… Je me suis complètement planté. Je parle avec mes 2 suiveurs qui sont anglais et espagnol. Je leur dis qu’on doit faire demi tour. Ils ne sont pas convaincus. J’arrête un cyclo suisse en face. Il parle français et me confirme que je fais fausse route.

Nous repartons dans l’autre sens. Je refuse de penser au temps perdu et à la distance parcourue en bonus. Je ne suis même pas à mi parcours. Je ne peux pas me mettre une araignée dans la tête. Malgré çà je suis un peu énervé et j’attaque le vrai pied du col St Bernard sur un tempo bien plus élevé que ce que je m’étais imposé précédemment.

 

Grand St Bernard

La route est particulièrement désagréable. C’est vraiment une autoroute des alpes. Ca défile très vite, sans respect des distances de sécurité. A un moment j’entends un gros moteur. Je me retourne et vois un gros camion. Je vois qu’en face il y a du monde. Je sens qu’il est lancé après le dépassement d’un groupe derrière moi. Je lui fais de grands signes pour lui dire d’attendre que les 5/6 voitures en face passent mais je n’existe pas. Il me frôle à 50 cm… Whoua!!! On n’est pas grand chose. Il a du être saoulé par tous les cyclos qu’il a dus doubler. Je crois plusieurs fois rejoindre mes coéquipiers du VS2M par erreur. C’est long cette montée… J’arrive sur un paravalanche. Je ne le quitterai plus pendant au moins 4 à 5 km. Très pénible, car la chaussée est très étroite, les voitures se croient toujours sur l’autoroute, on respire les gaz d’échappement.

Dans ce long tunnel semi ouvert je reviens d’abord du Natale. Il a le masque à Natale. Indescriptible. Mais j’ose à peine lui parler. Dans le groupe suivant se trouvent Florian et Corentin. Je déclenche la caméra pour immortaliser les retrouvailles. J’avoue que mentalement ce fut une renaissance de les revoir.

Nous bifurquons à 7 km du sommet en dehors de ces maudits paravalanches. Nous retrouvons les alpes, sauvages et puissantes. En échange nous récupérons des pentes très prononcées, de 7 à 12%. Ca dure mais on reste solidaires avec Florian et Corentin. En haut du col, je découvre une abbaye. Insolite à cet endroit!!

Nous arrivons à un ravitaillement qui se faisait attendre. C’est le point de relais pour le VS2M. Ce point de récupération est un très bon moment de partage même si nous apprenons le forfait de Jeff qui semble malade.

La descente est sublime, impeccable. Nous sommes maintenant en Italie. A mesure que nous descendons nous sentons la température et l’humidité s’amplifier. Florian, Corentin et Natale me guident dans la descente.

Nous sommes maintenant dans la fameuse vallée de l’Aoste, qui peut parfois être une fournaise. Il fait chaud et lourd mais ca reste supportable. Florian me le confirme en annonçant 29°C dans la vallée.

C’est là l’unique longue transition quasiment plane. Nous revoyons le Mont Blanc en face de nous, une face inédite personnellement. Nous formons un petit groupe d’une dizaine d’unités. La forme est toujours là, d’autant plus qu’on attend le fameux ravito où l’on sert des pâtes! A mi parcours nous sommes arrêtés par la police. Une course pro se dispute en même temps. 5 à 7 minutes d’arrêt à voir défiler la caravane. Nous arrivons au fameux ravito à pâtes. Avec Florian et Corentin nous prenons le temps de nous assoir sur une table de piquenique pour déguster les pâtes. Nous prenons bien 15 minutes d’arrêt. Difficile à quantifier car on ne se soucie jamais du temps sur ce genre d’épreuve. Natale a encore anticipé le départ.

Nous repartons avec Corentin et Florian sur un faux plat montant. Florian nous dit que nous ne sommes pas dans le Petit Saint Barnard. Mais ca monte?? Le vrai pied se fait sur une intersection dans un village dont j’ai oublié le nom. Ce col porte mal son nom car sa montée dure 23,5 km à 5% de moyenne.

 

1154

Le départ est parfait, à l’abri, sur une route impeccable. Le trafic est moins prononcé dans cette transition entre l’Italie et la France mais les suiveurs (interdits!!!!!)  encombrent tout de même la route. La pente est faible, ca permet de savourer le massif alpin au maximum. Encore une fois je savoure la chance d’évoluer dans un cadre aussi sublime. A mi col nous traversons une petite station, moment rare dans ce parcours. Nous ne rejoignons toujours pas Natale. Il est fort le garçon! 3 km plus loin nous passons à côté d’une fontaine. Nous faisons l’appoint d’eau fraiche. Florian travaille son allemand avec des motards.

Nous repartons en gérant l’allure. Corentin modère le groupe.

En haut du col, je trouve mon 2ème ravito perso. Je prends mon temps. Peut être trop. Ca s’excite du côté de mes coéquipiers. J’enfile le maillot de l’ASVEL, mets des manchettes, fait le plein de gaufres, d’Haribo et de 4 quarts. J’essaie de m’alimenter tranquillement mais Corentin et Florian sont sur le vélo. Eh!! J’ai besoin de faire pipi les mecs!! Attendez moi! « Tu nous rattraperas ». Là je l’avoue je l’ai un peu mauvaise. Je suis très mauvais descendeur et sur une descente aussi roulante que celle qui nous attend je peur de prendre un gros écart. Mais je dois me soulager donc je n’ai pas d’autre choix que de laisser filer mes 2 compagnons de route.

Je repars seul, dans une descente à pente faible, vent de face. Elle n’est pas très technique donc je peux envoyer les watts. Je me fais rejoindre par un coureur de Blois, qui ne change jamais de braquet, 52 x 11 malgré les replats. Tant mieux, ca me permet de suivre tranquillement mais lui s’use à mort… 35 km de descente en lacets pour rejoindre Bourg Saint Maurice.

Plus que 2 cols. La forme est toujours là. Je ne me suis jamais mis dans le rouge mais il reste 2 cols HC. C’est pas le moment de se dire que c’est fini. Au sud ouest de Bourg Saint Maurice, un orage énorme gronde. Tiens l’araignée revient… La fin s’annonce compliquée. Nous trouvons un nouveau ravitos salée. On nous sert des pâtes à peine cuites… Je n’ai rien dit sur l’orga depuis le départ mais je n’en pense pas moins. La moindre cyclo amateurs est mieux organisée. Les contraintes de la rentabilité… au détriment de la sécurité des coureurs.

Nous prenons tout de même le temps d’essayer d’apprécier les pâtes (…), de faire le plein d’eau avant le dernier très gros col de l’épreuve, le Cormet de Roselend, 19 km à 6% de moyenne.

 

Cormet de Roselend

Pas le temps de soulager les jambes. Directement après le ravitaillement nous sommes dans les pentes de ce col.

Corentin me dit de partir à mon rythme. Je lui dis me caler sur mon cardio jusqu’à l’arrivée, toujours inquiet de la dérive malgré la proximité toute relative de l’arrivée.

Je me cale à 135 bpm. La pente est assez forte sur le début du col, 7 à 8%, mais ombragée en pleine forêt. Les jambes et le cardio vont bien. Nous bénéficions des panneaux du TDF qui nous donnent à chaque km la pente moyenne.

A mi col nous arrivons dans une petite vallée qui me rappelle des passages du col d’Ornon. J’y retrouve Natale qui avait scipé le ravito précédent. Encore le masque du Gd St Bernard mais ce coup ci on peut discuter. Je pense que ca nous fait du bien à tous les 2 surtout que depuis le début du col je me sens pas très bien d’un point de vue physiologique. Je commence à être écœuré. Je mets des choses dans la bouche mais le cerveau refuse de donner l’ordre d’avaler. Impression totalement inconnue pour moi. Pas de soucis, j’ai de la réserve dans le dos. Je décide de piocher dans le sac une gaufre pour absorber l’acidité dans l’estomac. Dur mais ca passe.

Nous sommes maintenant en haute montagne, paysage désertique, vent de face, et l’orage qui s’annonce. J’ai beau accélérer pour essayer de basculer avant la drash, rien n’y fera. Ce coup ci je ne veux pas faire la même erreur que dans le col de Champex. Je m’arrête dans la pente pour enfiler le gilet coupe vent conseillé par Yoman1 (génial!!!). J’arrive en haut, je commence à manger et papoter (triste habitude) quand l’orage se déchaine. Je décide d’attendre que ca passe. Les collègues du VS2M en relais nous préviennent que la descente est gravillonnée. Aie! Alors là c’est le super bonus, orage et gravillons! Plus de doute je stoppe jusqu’à ce ca se présente mieux.

Ca permet de retrouver Natale, Corentin et Florian. Difficile de faire l’état des troupes dans cette atmosphère de chaos. La décision de départ est compliquée à prendre. La vallée en dessous semble épargnée mais j’hésite avec ces indications de gravillonnages.

Le ciel semble clair sur la descente. Corentin et Florian partent. Je m’engage peu de temps après. Le début de la descente est comme annoncée, avec des sections gravillonnées mais roulables et très humides. Les jantes sifflent forts. Natale me rejoint dans la descente. Je l’imaginais loin devant. Nous allons faire toute la descente ensemble. Un pur moment de plaisir! Je suis au bord des larmes quand je vois les eaux turquoises du lac de Roselend. Je réalise que nous y sommes. Impossible de céder au pied de la dernière montée! Nous longeons ce lac encore plus clair que le lac d’Annecy pendant plusieurs km. Nous sommes seuls au monde. Nous passons devant une auberge dont le gérant nous encourage chaudement. J’ai du mal à contrôler mes émotions à ce moment. Difficile de comprendre pourquoi.

Nous arrivons sans vraiment en prendre conscience au pied du Col des Saisies.

En pleine descente, nous basculons directement dans la montée du Col.

 

Les Saisies

Nous voyons Florian arrêté sur le bord de la route. Lancés, nous demandons si tout va bien mais un espagnol que j’avais entrainé dans ma galère du Gd St Bernard hurle en me voyant et nous n’entendons pas sa réponse. Natale est survolté par l’idée d’arriver. Il mène le rythme. Je surveille le cardio pour ne pas dériver. Nous revenons sur Corentin… en train de téléphoner! Il souhaite un bon anniversaire à son filleul. A l’image du bonhomme!

Corentin nous demande des nouvelles de Florian. On lui dit qu’on l’a croisé au pied du col. Nous sommes dans une longue section de replat. Il nous propose d’arriver tous les 4 ensembles mais nous savons tous que le haut du Col notamment à partir de Hauteluce est très dure, 7km à 7% de moyenne. Corentin décide d’attendre Florian. Je retrouve un cyclo d’Oullins qui roule en Cannondale. J’ai le pédalier qui grince depuis qq km.  Je lui demande où il a acheté son vélo et là s’en suit une longue discussion sur les problèmes des pédaliers BB30. Dommage que je ne puisse pas prendre de notes.

Je fais un point sur mon Garmin 910XT. Il est en fond de batterie. M… J’ai moins de 30 min de réserve. Je décide d’accélérer pour finir sur un unique segment. C’est débile mais ca permet de trouver un point d’accroche et de motivation alors que le soleil commence à se coucher. A 3 km de l’arrivée, je retrouve un flamand avec qui j’ai discuté sur le parcours. Nous échangerons sur toutes nos expériences cyclos en attendant l’arrivée.

Nous entrons dans les Saisies. Je sors la caméra. On est au bout de l’aventure. Elle est tellement énorme que je n’en n’avais pas imaginé l’arrivée avant d’en être au pied. J’y suis. Nous sommes chaudement applaudis avec mon camarade belge.

Difficile de décrire la sensation à l’arrivée. Elle est relativement neutre. L’organisme s’est mis en mode diapause. Les membres du VS2M sont là. Je prends des nouvelles de tout le monde. Marc et Pierre sont déjà à la douche. J’ai déjà froid. Je vais à la voiture me changer. Je me dépêche pour filmer les arrivées de Natale, Corentin et Florian.

Tout le monde arrive, hagard mais conscient de l’épreuve accomplie.

Nous allons ensuite tous nous perdre de vue. Je vais aller manger pendant que mes camarades vont se doucher à l’hôtel. J’attends toute la bande au bowling mais je commence à être pris de crampes sur les cuisses et surtout je pique du nez.

Il est temps d’achever cette journée et de rentrer à l’hôtel. Je croiserai de nombreux concurrents dans le noir, dont un anglais, arrêté sur la gauche, totalement perdu. Je m’arrête. Il me demande qu’elle est la route pour les Saisies. C’est ca le TMB, un départ de nuit, parfois une fin au bout de la nuit.

J’ai enchainé par une nuit courte mais complète. Je suis conscient que la prochaine semaine va très difficile physiquement mais moralement j’ai renforcé ma passion pour le vélo. J’avais peur de m’en dégouter en prenant le départ de cette épreuve. Ce fut l’inverse mais je suis conscient que les conditions climatiques et le fait de partir avec un groupe soudé au sein du VS2M a permis d’achever ce défi.

Image de prévisualisation YouTube

Les objectifs de l’an prochain ne sont pas complètement figés mais je souhaite refaire un Swim/Run avec Nico. J’espère que l’épreuve tant attendue des Calanques se présentera! J’envisage également une cyclo en 3 étapes dans le Jura, conseillée par Alain.

 

Les stats

Temps officiel (avec ravitos) : 16h41, 19,8 km/h de moyenne.

Temps actif : 15h09, 339 km, 22,4 km/h de moyenne.

http://www.strava.com/activities/348987467

https://connect.garmin.com/modern/activity/837268131

Profil TMB

Remerciements

Je tiens à remercier tout le VS2M pour son ambiance exceptionnelle. Un remerciement particuliers à Jean-Denis, qui a su fédérer un groupe très divers dans un état d’esprit rare chez les sportifs en général et chez les routiers en particuliers.

Merci à Natale. Je n’ai pas de superlatif pour décrire le garçon. C’est juste un énorme guerrier. Aucune expérience de la haute montagne (une montée du Ventoux), LBL cette année et il se fait le TMB limite facile ;-P

Merci à Corentin et Florian, mes 2 compagnons de route sur 70% du TMB. C’était un bonheur de partager la route avec vous. Dans nos discussions, nous avons souvent pu nous affranchir de la difficulté du parcours.

Merci aux 2 Philippe, Pascal de l’ASVEL et Ronan du CRV avec qui j’ai partagés bon nombres de sorties longues mémorables dans les Monts du Lyonnais, le Beaujolais ou les Alpes dans la préparation de nos objectifs particuliers (IM de Nice).




Triathlon M d’Annecy 2015

28062015

Je courrais ce matin le Triathlon M d’Annecy, un rendez vous que j’affectionne particulièrement en raison de son cadre exceptionnel.
L’ASVEL en avait fait sa course club. Je m’étais très tôt engagé sur ce rendez vous. Après Liège Bastogne Liège (LBL) j’ai décidé d’avancé le Tour du Mont Blanc (TMB), initialement prévu en 2016 à 2015. Le triathlon d’Annecy se positionnait alors à 3 semaines de l’échéance (18 juillet).
Je ne pouvais donc pas préparer spécifiquement l’événement et surtout je ne pouvais pas occulté la préparation spécifique de ce TMB.
La veille je me faisais donc une sortie longue sur le Haut Bugey, en enchainant la montée du Col de la Biche par Gignez puis 3 montées du Col du Grand Colombier par la montée de Champagne (je voulais faire la fameuse montée de Virieu le petit mais j’ai fait une erreur d’aiguillage que j’ai mis trop de temps à identifier pour faire la correction), la montée par Culoz (celle du Tour de France) qui fut un enfer de chaleur sur les 6 premiers kilomètres puis la montée d’Anglefort : https://connect.garmin.com/activity/816410755
Au réveil dimanche matin, à 6h15, je suis évidemment fatigué mais je me focalise pas sur cet état, sinon je suis bon pour rester à la maison.
Rendez vous à 7h avec Lionel, mon fidèle chauffeur, avec la Brunette, une légende du club et Laurent qui fut mon partenaire de relais sur Annecy en 2010.
Trajet aller dans une frange bonne humeur à suivre les performances de nos collègues engagés sur l’IM de Nice.
Arrivée à Annecy. Le parc est rempli d’Asveliens, le plus gros rassemblement que le club n’est jamais produit sur une épreuve. Ca vaut une photo de famille.
Direction l’aire de départ à 500m du parc. Je bous dans la combi, heureusement le lac est frais. Un peu d’échauffement léger. Je me positionne à droite du peloton comme d’habitude mais voyant bop de canoë de l’orga à droite je me dis que ca va être pénible de négocier une place en dehors de l’aire « officielle » de départ et je pars sondé le côté gauche. J’y retrouve une grosse colonie de l’ASVEL et j’y rencontre Christian Dufrenoy qui est un fidèle lecteur du blog. Une très belle rencontre, très gratifiante pour un petit blogueur comme moi. Merci Christian pour ton retour très positif sur le blog! Ca motive toujours d’avoir des retours terrain pour continuer à alimenter le fil.
Le départ est lancé en retard. Je pars complètement isolé. Pas de pression sur cette course donc pas question d’envoyer les watts. On pose la nage. J’ai super mal au dos jusqu’à la première bouée. Les descentes crispées de la veille ont laissé des traces. La remontée vers le pont des amours se passe paisiblement. Je suis à bonne distance à gauche du peloton. Sur la fin je perds en vigilance et ne fais plus d’orientation. Je sors la tête de l’eau et j’ai très largement dévié de l’entrée dans le canal!!! Je me dis que je rallonge le supplice mais ce qui est fait est fait et il n’est pas question de ruminer. Nous passons le pont sous des grandes clameurs. Ca fait plaisir de sentir des encouragements nourris en natation. C’est un moment unique, spécifique à Annecy. Le passage dans le canal est toujours aussi pénible. Ca bouchonne bcp en raison du manque de largeur et du retour sur les dernières féminines qui brassent tranquillement. Je finis par trouver une place le long du mur qui tient la berge droite. Je sors en même temps que Berger.
T1 toujours aussi bonne. Près de 4′.
Je me lance sur le parcours à vélo de manière pénible car j’échoue lamentablement dans mon enfilage de chaussures sur le vélo. Je stabilise le cardio autour de 160 bpm (80% de FCM). Les jambes répondent bien. Elles ne paraissent pas saturées par l’effort de la veille mais hors de question de s’emballer. Etant sorti loin en nat, je vis de l’intérieur les problèmes de drafting d’Annecy. Dans les débuts du col de Leschaux, un arbitre fait bien son travail de dispersion d’un gros peloton. Je monte sur la plaque et remonte pas mal de collègues, dont Nico, mon frère de course sur l’Engadin, que je mets du temps à reconnaitre. Je m’échauffe avec un type qui a une vision particulière des règles de drafting et de partage de la route. Je passe mes 2 collègues de co voiturages Yo et Laurent.
Après le col de Leschaux s’en suis des successions de descentes et de montées raides. Dans les gros pourcentages, les jambes et le coeur me rappellent mes efforts de la veille. Je me calme et pose mon effort. Je me fais doubler de partout dans les descentes. Les gars vivent une autre course. Je reste toujours étonné de ces amateurs qui prennent tous les risques pour… je n’ai pas la réponse. Un collègue de club me serre sur une voiture alors que j’allais doubler après avoir patienté dans des lacets. Je réaliserai plus tard qu’il s’agissait de Quentin. Pas de soucis, on en a parlé à froid. Aucune mauvaise intention de sa part.
Dans la dernière montée, un cycliste hors course avec son vélo électrique se fait un malin plaisir de laisser tout le monde sur place avec un petit regard vers chaque concurrent… Ok :-D
Le final est pénible. Nous revenons sur les bords du lac dans le trafic. Un truc de dingue. Nous devons rouler pendant 5 km entre les voitures. Je retrouve un rookie ultra promoteur, Fabien, qui semble aussi bon descendeur que moi. Petits échanges techniques puis fin de bataille dans les voitures.
Le parc arrive comme un soulagement.
Je me pose le vélo. J’enfile les chaussures et prends le temps de boire un coup. J’hésite à remettre de la crème.

Je me lance sur le parcours avec l’idée de courir entre 160 et 170 bpm. Sur les premiers km, pas de problème. En plus l’allure avoisine les 15 km/h. Mais petit à petit la dérive cardiaque fait sa place, née de ma journée précédente, amplifiée par la chaleur, l’une de mes pire ennemie. Je prends le temps de bien boire à tous les ravitos avec une verre sur le dos à chaque fois. J’encourage tous mes collègues.

CAP Annecy

JB qui revient de loin fini par me doubler en début de 2ème tour. Je guette Lionel qui se rapproche mais me dit souffrir du mollet. Je n’ai ni l’envie ni la force de passer la vitesse supérieure sur la fin de 2ème tour. Pire je meurs de faim. J’avale un bout de pâte de fruit, trop prêt de l’arrivée pour espérer un quelconque effet.
Je franchis la ligne en 2h32, mon plus mauvais temps à Annecy à 10 minutes de ma meilleure marque, mais aujourd’hui je venais avant tout pour participer et accessoirement profiter du cadre incroyable de cette course. J’ai pu profiter comme jamais des vues sur le lac sur les pentes du retour.
J’entre maintenant dans la dernière ligne droite vers ce challenge qui me parait d’une difficultés extrême qu’est le TMB. La journée d’hier de m’a pas vraiment rassurée. Je vais y aller en ayant confiance dans ma prépa depuis janvier, sans douter, mais en ayant conscience que tout sera possible le 18 juillet.

Les stats

Général
2h32’04″, 73ème/871 finishers

Natation (1,5 km)
23’18″, 99ème
https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/1

T1

3’24″

Vélo (42 km, 730m D+)
1h21’54″ : 31,2km/h de moy; 88ème.

Cardio : 153 puls/min en moy, max 178 puls/min.
https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/3

T2

2’10″

CAP (9,8 km)
41’19″ : 14,2 km/h de moy; 199ème temps.

Cardio : 160 puls/min en moy, max 182 puls/min.

https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/5




Lyon Mont Blanc 2015

8062015

logo-lyon-mt-blanc

L’année 2015 est une année de vélo. J’avais prévu de ne me fixer que le Challenge Liège Bastogne Liège comme objectif cette année, réservant le Tour du Mont Blanc (TMB) pour 2016. Mais après réflexion et avoir bien passé ce challenge, je me suis dit que LBL pouvait être un tremplin en terme de préparation pour le TMB.

Au hasard d’un surfing sur internet, je tombe sur une épreuve organisée par le CTL qui consiste à aller de Bourgoin au Mont Blanc puis du Mont Blanc à Bourgoin en 2 jours.

Bingo ! C’est une étape idéale de préparation pour le TMB.

Je m’inscris donc peu de temps après LBL. Je fais la publicité de l’épreuve auprès de l’ASVEL et Pascal se montre tout de suite intéressé et va s’inscrire quelques semaines plus tard.

 

1ère étape : Bourgoin-Mont Blanc, 195 km pour 3500m D+

https://connect.garmin.com/activity/796936602

Le 6 juin, nous nous retrouvons donc tous les 2 au départ de cette épreuve qui en est à sa 68ème édition !

Nous partons d’un des stades de Rugby de Bourgoin. Une grosse centaine de cycliste sont au départ avec quelques clubs fortement représentés, notamment St Etienne.

Nous récupérons nos plaques et carton de pointage. Une préparation rapide du vélo, dépose des bagages et nous prenons le départ à 7h30.

Allure modérée puis nous entrons dans un petit groupe d’une quinzaine de routiers. Les premières discussions s’engagent. J’échange avec le capitaine de route d’un club drômois qui a aussi disputé LBL cette année. L’allure monte autour de 30 km/h. 2 cyclos nous doublent à très vive allure.

Après 30 min, nous sommes rejoints par le club de St Etienne qui est représenté par une dizaine de coureurs. L’allure va alors fortement augmenter. Nous montons à 40 km/h en mode cyclosportif. Le peloton est maintenant d’au moins 40 unités et devient de plus en plus nerveux. Le profil plat de ce début d’étape est favorable à ce rythme soutenu. En arrivant sur les premiers contreforts du Bugey, nous reprenons les 2 avions passés en début de parcours. Ceux ci sont visiblement animés d’une envie de mener vive allure et se repositionnent en tête de peloton pour encore accélérer le rythme.

A l’approche d’un village le peloton se scinde en 2 en raison d’une mauvaise interprétation du fléchage (il y avait le fléchage du Dauphiné sur le même parcours). Avec Pascal nous sommes embarqué du mauvais côté. Je fais demi tour. A ce moment là je ne sais pas où est Pascal. Je me tourne vers les quelques cyclistes qui font demi tour plus loin et je vois un cycliste qui fait tomber Pascal en faisant brusquement demi tour devant lui ! Aie ! Je me porte vers lui. La chute a été a très faible allure donc pas de gros bobo mais sa patte de dérailleur arrière est complètement tordue. C’est une pièce fragile et nous décidons de ne rien faire sans un avis éclairé. Nous repartons donc tous les 2 mais maintenant complètement isolé. Je me mets à la planche pour revenir sur le groupe avant qu’ils ne repartent du 1er ravitaillement qui se situe à Chanaz, à 10 km. Nous reprenons 2 cyclos dont celui qui a fait tomber Pascal. Les excuses sont minimalistes.

Nous arrivons au premier ravitaillement après à peine 2h de route pour couvrir les 70km. Il était donc temps de recharger les batteries. Nous prenons notre temps car la chaleur commence à produire ses effets.

Nous repartons pour effectuer une petite transition de 10 km vers le col du Mont Clergeon. Nous passons devant le lac du Bourget.

Arrive la première difficulté du jour, le Mont Clergeon, 8,7 km à 8,32% de moyenne, des passages à 14%.

Mont Clergeon

Les premières pentes sont régulières mais exposées au soleil. Pascal se montre inquiet de ne pas pouvoir passer le 25 et le 28, sont dérailleurs touchant les rayons. Chacun se met dans son rythme. Quand nous arrivons dans le forêt, les rampes sont parfois très raides. Le cardio tourne autour de 170 bpm. Tous les participants du LMB sont en mode dispersé dans ce col. Il me faudra 40 minutes pour rejoindre le sommet. Pascal arrive quelques minutes plus tard et décide de s’occuper de son dérailleur. Il prend conseil auprès des cyclistes arrêtés au sommet. Il redresse sensiblement la pate mais pas suffisamment pour résoudre ses problèmes de passages de vitesses. Nous repartons dans la descente du Mont Clergeon, très technique et étroite. Je suis pas à l’aise du tout et je laisse Pascal glisser avec une fluidité qui fait rêver.

Nous arrivons prêt de Rumilly, lieu où j’ai disputé mon dernier triathlon. La pente s’est aplanie mais toujours pas de Pascal à l’horizon. Je me demande s’il n’a pas loupé une intersection. Je vais le retrouver après 20 minutes en roue libre, à m’attendre patiemment. Nous arrivons au 2ème ravitaillement de Vallière, km 101. Il est pas loin de midi donc je m’envoie un sandwich au jambon, une armée de Tuc et des bananes. Nous y retrouvons un ancien de l’ASVEL et l’un des 2 cyclistes déchainés du début de parcours, en sang après une très lourde chute dans le Mont Clergeon. Il va se contenté de mettre un peu de désinfectant et va repartir comme si de rien n’était !!

Nous repartons à notre tour. Le profil est maintenant globalement montant, sans difficultés majeures, si ce n’est celle de la chaleur qui devient suffocante, oppressante dans la vallée qui nous conduit dans la banlieue d’Annecy. Le passage n’est pas des plus agréable en raison d’une forte circulation. Nous profitons de ce passage pour rouler avec un peloton d’anciens qui ont tous des histoires plus dingues à raconter les uns que les autres, des gars qui courraient 2’46 » au 1000m, capitaine de CFA pendant 20 ans, ayant participé à 30 TMB ou encore croulant 250 km par jour !!! A 10 km de Thônes, nous devons grimper une bosse de 3 km à 7% de moyenne. Ca réveille les cuisses. Nous redescendons ensuite vers le 3ème et dernier ravitaillement, placé au km 155, en passant par des routes communes avec le triathlon de Doussard qui se disputera le lendemain.

Je dévore encore abondamment. Je remplis les 2 bidons.

Nous partons pour les 37 derniers km qui concentrent l’essentiel des difficultés de la journée.

Ca commence dès Thônes par le col de la Croix Fry, 11km à 7%.

La croix Fry

Je décide de partir plus tranquillement que dans le Clergeon. Le début est assez facile car quelques replats permettent de récupérer. La 2ème partie va être beaucoup plus dure. Le col est complètement à découvert et nous sommes au zénith. Le cœur s’envole autour de 180 bpm sans chercher pourtant à monter rapidement. Les carotides battent la chamade. Je me sens vraiment mal. Je vide mes 2 bidons en 45 minutes !! Plusieurs participants sont arrêtés à l’ombre. Tout le monde est en train de cuire. J’arrive au sommet où se trouve une auberge. Je vais y acheter un coca, que le barman me propose de couper avec un wiskhy :-D. Je recharge les gourdes. Je vais ensuite attendre Pascal une vingtaine de minutes. Pas de messages sur le portable. Un participant me donne des nouvelles de lui. Il finit par arriver en moulinant. Il s’est en fait arrêté pour redresser complètement son dérailleur. Il peut maintenant passer son 25 et 28 !

Nous redescendons jusqu’à l’intersection de la route du Col des Aravis. Nous y croisons des dizaines d’Harley ! La montée vers le col des Aravis est magnifique ! Sur le final, le Mont Blanc surgit, immense de beauté.

Nous plongeons dans une descente d’environ 10 km avant d’aborder la montée finale vers St Nicolas la Chapelle.

Cette petite montée de 3 km est très raide mais passe bien puisque nous touchons au but !

L’accueil au camp de vacances est très chaleureux. Avec Pascal nous prenons 10 minutes pour nous ravitailler et décompresser.

Nous déposons les vélos au garage et montons dans notre chambre. On se fait une petite sieste avant d’aller boire 2 bières vers 18h. L’apéro va durer près de 2h, long, très long quand on meurt de faim. Je pense que j’ai fait une petite hypo en attendant le repas, car je me sentais très mal, gros mal au crâne. La grosse plâtrée de spaghetti bolo va me faire complètement repartir. Nous allons regarder la finale de la Ligue des Champions dans le salon. C’est alors qu’un orage terrible explose.

Nous remontons dans la chambre à la mi temps. Nous faisons connaissances avec nos 2 compagnons de chambrée, un triathlète nancéen et un trailleur de Chambéry, néolyonnais. Echanges très sympas pendant la 2ème mi temps puis extinction des feux à 23h pour un réveil programmé à 6h.

La nuit va être très heurtée par la chaleur, les effets de la journée, la faim et les grincements de lit.

 

 2ème étape : Mont Blanc-Bourgoin, 200 km pour 2700m D+

https://connect.garmin.com/activity/796936750

Je me réveille une dernière fois à 5H45. Je décide de ne pas tenter de me rendormir. Tout le monde se lève et nous descendons au petit déj. Nous pensions que ca ouvrait à 6h mais la salle est déjà pleine et il n’y a plus grand chose sur les établis. Je mange 2 bols de céréales, un petit pain au chocolat et du pain.

Nous nous préparons tous et descendons au garage. Il n’y a plus beaucoup de vélos, beaucoup sont déjà partis avant 7h. La température est fraiche mais il fait très humide. Je pars en coupe vent et manchette mais je vais tout enlever très rapidement.

Nous partons à 7h08. La descente vers Saint Nicolas est jonchée de cailloux à cause des précipitations de la veille. Deux crevaisons dès les premiers mètres pour des concurrents partis juste avant nous.

Six km de descente et nous montons une côte de moins de 3 km à 7-8% de moyenne. Je monte au cardio, en endurance. Nous descendons alors vers Ugine où nous découvrons les préparatifs de l’étape du Dauphiné. La traversée de la vallée vers Chambéry est très monotone. De très longues lignes droites, en léger faux plats descendant. Un participant de LMB nous suit sur ce tronçon. Pascal a le visage fermé. Il est peu disserte et me dit gérer pour se ménager pour les 2 prochains cols. Je roule donc devant au cardio à 120 bpm. A 10 km du premier ravito, Pascal crève son boyau arrière. La guigne… Il regonfle pour tenir jusqu’au premier ravito qui intervient au km 57. Pascal change son boyau. Nous prenons encore tout notre temps pour bien nous ravitailler.

Petit transition vers le pied du col de Marocaz, 8km 7,5%.

Marocaz

Un kilomètre avant le pied officiel du col, je tombe sur un cyclo d’Annecy qui cherche ce col. Nous allons partager toute la montée en échangeant sur nos pratique sportive respective et les plus beaux cols de la région. L’ascension passe donc rapidement malgré quelques passages à 10%. Pascal monte plus facilement qu’hier, débarrassé de ses soucis mécanique. Il arrive moins d’une minute après. Nous descendons alors vers Chambéry. Petite traversée des faubourgs pour rejoindre le 2ème point de ravitaillement au km 101. Il est près de midi donc l’arrêt est prononcé.

Nous repartons pour une traversée de la ville pour trouver le pied du col du Granier, 14 km à 5,7% de moyenne.

Col du Granier

Je monte encore plus calmement à 130 bpm, exercice plus facile que dans les autres cols car la pente est moins raide. Pascal préfère tout de même grimper sur son propre tempo. L’ascension est longue. Je profite de temps en temps de la vue sur Chambéry et le lac du Bourget. En haut du col, le CTL a installé un petit point de ravitaillement. Je fais l’appoint d’eau car le prochain ravito est à 60 km et il fait encore très chaud. La sortie des alpes se fait par de jolies gorges, très ombragées. Ca fait un bien fou. Avec Pascal nous profitons du moment et de la chance de pouvoir évoluer dans un cadre aussi sublime.

La fin du parcours est nettement moins intéressante. Le massif est maintenant derrière nous et nous sommes livrés au soleil. Le parcours est très vallonné. Nous passons à proximité du lac d’Aiguebelette.

Km 153, dernier point de ravitaillement, bien caché pari les immeubles de Pont de Beauvoisin. Pascal l’attendait depuis un moment car parti avec un seul bidon, il était à sec depuis 20 km.

Nous observons le profil du final. L’envie d’en finir commence à gagner.

Nous repartons sur un profil toujours aussi vallonné. Nous devons franchir une dernière bosse de 5 à 6 km. Son passage marque l’ouverture de la soupape de décompression. Maintenant il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers Bourgoin sur un profil descendant. Cette partie se fera d’autant plus facilement qu’avec Pascal nous avons sauté dans la roue d’un routier hors course qui fait sa sortie dominicale. Il va nous tirer à 45 km/h pendant au moins 15 km. Pascal le remercie chaleureusement puis nous terminons les 5 derniers km en relais avec un autre participant.

Nous arrivons sur le stade avec 199,2 km au compteur. Je plaisante avec Pascal en lui disant que je vais aller rouler 800m pour éviter de trop me faire chambrer sur Strava. Je n’en fais rien bien sûr, l’appel du ravitaillement et de la douche étant beaucoup plus fort.

On se pose pour déguster des frites, du jambon, chocolat et autres gourmandises. On échange avec tous les autres arrivés. C’est un moment savoureux, pleine de convivialité.

Ayant un peu de temps avant l’arrivée de Florence, nous en profitons pour passer à la douche.

Nous profitons ensuite une dernière fois des nos camarades de randonnée puis arrive notre taxi.

 

Lyon Mont Blanc s’achève après 2 jours de vélo, 395 km parcourus pour 5700m de dénivelé positif. Je conseille l’épreuve à tous. La difficulté est suffisamment bien dosée pour rendre le parcours sur 2 jours abordables à tous les types de routiers. L’organisation est irréprochable.




Half Iron du Semnoz

25052015

Je disputais hier l’Half Iron du Semnoz (1,4 km de natation, 71 km de vélo et 18 km de CAP) qui se tient dans la petite ville savoyarde de Rumilly.

Il s’agissait de mon premier triathlon de la saison 2015 et la première compétition depuis le Challenge Liège-Bastogne-Liège (LBL).

Les semaines qui ont suivi le Challenge ont été exceptionnelles au niveau de la forme. Ca ne pouvait pas durer éternellement et cette semaine je subissais un contre coup physique important qui s’est traduit par une fatigue générale permanente. Dimanche dernier, j’avais constaté que lors d’une sortie vélo, je suivais très difficilement. Mardi, je ne m’écoute toujours pas et je fais une séance de seuil en natation (5 x 200m) et en CAP (2 x 10’). Mercredi, fatigue monstrueuse. J’ai alors réduit l’entrainement au minimum, footing à 120/130 bpm. Je dors de 9 à 11h30 par nuit !

Samedi, c’est toujours pas la joie mais je me motive pour tourner un peu les jambes après 6 jours d’arrêt. Ce petit déblocage se passe bien, les jambes répondent bien.

Dimanche, réveil difficile. J’ai encore des araignées plein la tête, le doute d’aller me flinguer définitivement mais je me souviens d’une expérience similaire à Annecy en 2011 où j’étais tout de même arrivé sur mes 2 jambes malgré une grosse fatigue au départ.

Je prépare donc tout le packetage.

Je retrouve mes covoitureurs du jour, Benoit et Lionel, mon taxi officiel. Benoit fera le format L en relais, lui courant la partie vélo, Lionel est inscrit sur le L en solo comme moi.

La bonne humeur de Lionel finit d’évacuer les derniers doutes.

Nous arrivons sur le site du petit plan d’eau de Rumilly. Nous retrouvons une petite colonie de l’ASVEL qui est répartie entre les formats M et L.

Le parc malgré les tapis est douloureux pour les pieds. Je décide de partir chaussure au pied en vélo.

J’enfile la combinaison pour la première fois de l’année. La veille je l’ai amputée de 5 cm sur le bas des 2 jambes suite aux multiples déchirures qu’elle a subit l’an dernier suite à l’Engadin swimrun.

Échauffement de 400m dans une eau très fraiche.

Je me positionne en 3 ou 4 ème ligne tout à droite mais bloqué par une barrière. Je crains un peu de me faire marcher dessus au départ.

12h, le départ est lancé. J’arrive très vite à me décaler complètement à droite du peloton. Les nageurs qui sont à ma gauche s’orientent très mal et me déportent de plus en plus vers la droite. Je prends la première bouée très au large. Je fais ce premier tour en posant très tranquillement ma nage, en endurance. Hors de question de lancer les watts d’entrée avec le niveau de forme de la semaine. Dans le deuxième tour, je passe un gros paquet et me retrouve bien isolé. J’appuie un peu plus sur les bras. Peu avant la bouée 1, je prends un objet dans le visage. C’est une puce de chronométrage ! Je décide de la ramener mais je galère pour la mettre dans mon cou. Les nageurs derrière moi ne m’offrent aucun répit et viennent me gifler très amicalement.

Je sors de l’eau en 20’, relativement frais. Je rends la puce. Malgré les tapis on ressent bien les pierres et cailloux sous les pieds nus. Je décide de marcher.

Transition 1, ma spécialité. Je galère à enlever les bras de la combi. Je décide de partir sans chaussette. Je vois un membre de l’ASVEL sortir du parc mais je ne vois pas qui c’est. Je remets de la crème solaire sur les épaules. Lionel arrive dans le parc. Je le salue et me lance sur le parcours vélo.

Le profil présenté sur le site internet semblait indiqué 20 km de plat avant le col du Semnoz. Que neni ! Tout le début du parcours est en montée ! De 3 à 7 %, toujours en recherche du bon braquet. Je me fais passer par pas mal de concurrents mais je reviens sur Olivier dans ce secteur, qui était l’ASVELien mystère.

La route vers Quintal va être ponctuée d’incidents avec des véhicules motorisés. Je manque de me faire renverser par une moto qui n’a pas compris les consignes du bénévole. Je me fais ensuite couper la route par une voiture qui jaillit d’un stop. Je m’énerve un bon coup, double la voiture, pas une excuse de la conductrice. Je tombe ensuite sur un tracteur, impossible à doubler pendant 2 minutes en raison du trafic en face (un concurrent va tout de même doubler entre les voitures !!!!).

On arrive à Quintal départ du col du Semnoz, classé hors catégorie.

Profil Semnoz

Les premières rampes dans le village sont à plus de 10%. Remember LBL !! Les jambes tournent bien. Je remonte sur la première féminine puis des concurrents, un par un. Nous entrons dans la forêt. Les panneaux indiquant chacun des km à venir n’offrent aucun soutien moral puisqu’ils n’indiquent aucun km sous les 7% !! A 3 km du sommet je commence à sentir la baisse des températures liée à l’altitude. J’enfile donc les manchettes. A 2km du sommet je suis annoncé 21ème. La végétation arboricole disparaît, le sommet est en vu. Je tourne la tête à gauche pour contempler le lac d’Annecy. Il reste encore quelques rampes de choix. Je double quelques triathlètes pour basculer dans le top 20 (Montée en 45’36″, temps Strava).

Le début de la descente est très technique, sinueuse, la route est en mauvaise état avec des graviers. Je fais donc une première partie de descente très prudente. Dans la 2ème partie, la route s’élargit et se fait moins sinueuse. Je récupère et mange. Étrangement dans cette descente, seuls 2 concurrents me reprennent. La pente faiblit et nous retrouvons les concurrents du triathlon M qui se sont élancés 1h plus tard. La fin du parcours est globalement descendant mais présentent tout de même quelques petites bosses. Sur ces derniers km, plusieurs concurrents me doublent. Dans les 2 derniers km je fais redescendre le cœur. Je finis mes bidons. J’essaie de ne pas trop penser aux 18km de CAP. L’an dernier, au triathlon L du Salagou, j’avais vécu une grosse défaillance.

T2. J’enfile les chaussettes, les running et c’est partie sous les encouragements de la famille Rochat.

Le parcours est très étrange. On longe d’abord le plan d’eau puis on fait des aller-retours dans des petits chemins de graviers ou de boue. Ces passages permettent de croiser nos poursuivants. Je croise alors Ronan, un concurrent du CRV avec qui je m’entraine régulièrement en vélo. Il à l’air bien, serein. Sur ce premier tour, à 14km/h, mon cœur tourne autour de 160 à 165 bpm. Je me sens bien mais je souffre pendant les 7 premiers km d’un point de côté sous la côte flottante droit. C’est pas méchant mais c’est pénible. Je prends soin de prendre un verre à chaque ravito. Sortie des bois nous arrivons dans des lotissements sur un profil montant, avec une petite patate à 10% qui fait très mal. Nous sommes noyés dans le trafic du triathlon M et j’ai un peu de mal à me situer par rapport aux concurrents du long. Sur le premier demi tour, je me fais déposer par un membre du CRV qui se tire la bourre avec un savoyard. Je croise Guillaume qui fait la CAP de son relais. Il est incroyablement près ! Benoit a du faire un vélo monstrueux (36″ de mieux que moi avec des transitions éclairs). Je lui demande de ralentir un peu. J’arrive sur la fin de mon premier tour, le point de côté a disparu. Je suis donc relativement confiant. Un concurrent de Rillieux du M me souhaite très gentiment bon courage pour le 2ème tour. Je lui dis que ca va bien se passer mais j’ai sans doute pêché par optimisme.

Sur ce 2ème tour je vais commencer à subir une dérive cardiaque sévère. Je ne descends plus sous les 170 bpm, pire je passe régulièrement au dessus des 180 bpm. Voyant que Ronan ne cède pas de terrain, je maintiens une allure à 14 km/h mais je serre les dents ! Je reçois des encouragements de tous mes coéquipiers qui me maintiennent à flots. Dans les 3 derniers km, Lionel me dit d’accélérer. Impossible ! Je suis à 185 bpm, je ne peux pas plus. Une dernière petite montée vers le parc à vélo et l’arche d’arrivée se présente après 4h05 de course.

Quel soulagement ! Quelle souffrance ! Je retrouve Yves et Emeric qui étaient sur le format M. Deux minutes après, Ronan arrive, visiblement plus frais que moi. On refait la course.

Tout le monde arrive progressivement. Ce sont de bons moments de partage dans l’aire d’arrivée.

Après 20 minutes je commence à avoir froid, je vais donc me rhabiller. Nous enchainons avec tous les membres de l’ASVEL autour d’une bonne bière. Pascal est venu de Villeurbanne en vélo !

Nous attendons les classements qui ne viendront pas. Nous décidons donc de rentrer sur Villeurbanne.

Au final, un triathlon très sympa, bien organisé, avec énormément de bénévoles. J’ai pris un pied immense dans le Semnoz, nettement moins sur la course à pied.

Prochaine compétition : Lyon-Mont Blanc/Mont Blanc-Lyon vélo en 2 étapes les 6 et 7 juin. Le prochain triathlon sera le M d’Annecy, le 28 juin.

Les stats

Général
4h05’03″, 21ème/243 finishers

Natation (1,4 km)
18’25″, 19ème/243
https://connect.garmin.com/modern/activity/783582086/1

T1

2’55″

Vélo (71 km, 1537m D+)
2h24’03″ : 29,2km/h de moy; 32ème/243.

Cardio : 158 puls/min en moy, max 180 puls/min.
https://connect.garmin.com/modern/activity/783582086/3

T2

1’29″

CAP (18 km, 100m D+)
1h16’51″ : 14 km/h de moy; 23ème temps/243.

Cardio : 173 puls/min en moy, max 189 puls/min.

https://connect.garmin.com/modern/activity/783582086/5




Challenge Liège-Bastogne-Liège 2015

26042015

logo

A chaque année son défi original. Pour 2015, il s’agissait du Challenge Liège-Bastogne-Liège, sur le parcours de la Doyenne des Classiques, 273 km et 4600m de D+, courus la veille de la course professionnelle.

Profil LBL

La genèse du projet

Depuis 4 ans, ma passion pour le vélo s’est faite de plus en plus grande. En 2013, je participai à Milan-San Remo amateur (http://jmbomablog.unblog.fr/2013/06/10/milan-san-remo-amateur-2013/) où j’avais pris un plaisir immense, tant sur la course, que durant la préparation. Cet épisode m’a donné envie de trouver de nouveaux défis vélo. J’ai donc commencé à chercher. François, dit Le Belge, me parle de ses participations au Tour des Flandres amateurs. Là me vient l’idée de chercher s’il existe l’équivalent pour la Classique la plus dure du calendrier, celle qui m’a toujours fait rêver, Liège-Bastogne-Liège. Je découvre que cette course existe. Je prends renseignements sur les forums sur la qualité de l’organisation. Je n’en lis que du bien. Bingo ! A l’automne 2014, je décide de m’engager.

Il est à préciser que contrairement à Milan-San Remo, le Challenge LBL n’est pas une cyclosportive, sans doute pour des raisons de sécurité. Comme pour les rallyes cyclos, il n’y a pas de classement scratch mais il y a toutefois un classement de la montagne dans 5 ascensions :

La Côte de Stockeu 1 km / 12,5%

Le Col du Rosier 4,4 km/5,9 %

La Côte de La Redoute 2 km / 8,9 %

La Côte de la Roche-aux-Faucons 1,5 km/9,4 %

La Côte de Saint-Nicolas 1,2 km/8,6 %

 

La préparation

Le Challenge LBL se dispute le 25 avril. Cette date impose donc une préparation qui démarre en hiver.

Cette année, celui-ci a été bien marqué. Ceci va particulièrement éprouver ma motivation, d’autant plus que je me suis habitué à ne plus rouler du tout en hiver. Je repousse donc ma reprise vélo au 31 décembre (38 km). Ma première sortie significative se fera le 4 janvier (68 km) dans le gel et sur le verglas qui me fera chuter 2 fois.

Qui dit prépa hivernale, dit contraintes liées à la durée du jour et impossibilité de rouler hors week end. Il m’a donc fallu chercher une solution pour pouvoir m’entrainer en semaine. Après négociation avec mon N+2 et le gérant des locaux, j’ai pu avoir accès à un local pour laisser mon vélo en journée (on m’a quand même dit au départ de l’accrocher dehors avec un cadenas :-D).

Je vais donc consacrer ces séances du midi à faire de la qualité.

L’objectif de cette préparation est de cumuler au moins 3000km avec le plus de dénivelé possible, sur un terrain spécifique de bosses courtes et pentues de préférence.

Pour la première fois, j’insère dans ma préparation des séances de fractionnée en côte. La première sera effectuée le 25 janvier par 5 montées du Mas Rilliers (https://connect.garmin.com/activity/681870241). En semaine, je travaillerai sur des côtes situées à Saint-Pierre de Chandieu (https://connect.garmin.com/activity/710280723), qui font de 1 à 1,6 km, de 8 à 9% de moyenne, avec des pointes à 23%. Ces séances m’auront fait progresser de manière très spectaculaire en terme de puissance. Je ne sollicite quasiment plus le pignon de 28 dents.

Le week end est consacré aux sorties longues. Je vais profiter aux maximums des rallyes cyclos, nombreux autour de Lyon. Je rallonge parfois pour faire plus de km, notamment les sorties de 200km.

Côté vélo, je partirai avec mon habituel Cannondale Synapse Sram Red, monté en 50/36 et 11/28. Sur les précieux conseils de Florent qui a couru le Challenge l’an dernier, je m’équipe de pneus renforcés, Vittoria Open Pavé Evo. Je change ma chaine et mes patins. Le changement de chaine va entrainer pas mal de soucis mécaniques sur mes 2 dérailleurs.

Le jour du départ pour Liège je passe à Décathlon. Un mécano impeccable (qui connait Théo!) me recale tout mais m’annonce qu’après la course il faudra changer K7, grand plateau, patte de dérailleur arrière et le câblage.

 

Les chiffres de la préparation du 1er janvier au 23 avril

3900km et 48600m de D+

81 sorties

2 sorties de 200 km

14 sorties de 100 km et +

10 séances spécifiques de fractionné sur des bosses à  forts pourcentages

 

L’avant Challenge

Je décide de me laisser toutes les chances d’être dans les meilleures conditions physiques en réservant 2 nuits d’hôtel, la veille et le soir de la course. En raison du monde engagé sur le Challenge et de la course pro, les hôtels à Liège sont pris d’assaut. Je me loge donc à Spa, la ville thermale originelle et terre d’accueil du Grand Prix de Formule 1 dans un hôtel 4 étoiles qui a cassé la prix.

J’arrive en Belgique confiant dans ma préparation. Je suis par contre inquiet des prévisions météo qui sont très mauvaises, pluies permanentes et vent de secteur Sud Ouest. Parfois me vient l’idée d’opter pour le parcours de 156km. Ca ne dure pas car je sais que si je ne fais pas le 273km je vais le regretter. De plus, j’ai survécu à l’IM de Francfort, couru dans des conditions météo très pluvieuses et froides.

La veille de la course, je me rends à la Halle des foires de Liège pour m’inscrire. L’endroit est très facile d’accès et les parkings sont très nombreux, il y a de la place pour tout le monde. Je découvre une organisation super bien rodée. Je m’inscris en 2 minutes moyennant la somme de 45 euros et récupère mon pack de participant qui comprend la plaque de dossard sur laquelle est incorporée la puce, un parcours cartonné avec les n° d’assistance technique et médicale, un autocollant pour le cadre qui indique les km des ravitaillements et des côtes répertoriées et le dossard.

Photos 1

Je passe ensuite au centre ville retrouver mes parents, qui par un hasard de calendrier, sont sur place.

Je rentre assez tôt à l’hotel. Je me suis préparé 400g de pâtes bolo. J’éteins les feux à 22h et malgré une certaine nervosité je trouve rapidement le sommeil. Je vais toutefois me réveiller toutes les heures. A 4h30, plus moyen de dormir, je suis déjà projeté vers le Challenge.

 

Le Challenge

J’avale un copieux petit déj, composé de pain d’épice et de chocolat.

Je jette un œil aux radars météo. La Belgique entière est sous la pluie mais je pense comprendre que le pire est passé.

Je prépare toutes mes affaires. Il fait 11°C ce matin. Je décide de porter une veste hiver ASVEL, le coupe vent ASVEL old school, des gants de soie sous les mitaines et des couvres bouts de chaussures.

Je pars à 5h30. Les sols sont trempés mais il ne pleut pas. J’arrive à Liège à 6h. Je trouve une place à 100m du départ.

Là commence une longue attente de 4 coureurs du VS2M de Montigny-les-Metz, un club dans lequel j’ai créé des relations privilégiés grâce à Strava et Pierre V. Lors de mes retours en Lorraine, je roule avec eux dès que je le peux.

Je retrouve Natale, Thomas, Florian et Corentin un peu avant 7h.

 

7h02. Il pleut. Nous nous lançons sur le parcours.

Celui-ci est remarquablement indiqué par de grandes flèches noires sur fond jaune fluo.

Le début du parcours est une longue traversée de la ville. Les bénévoles font respecter les feux.

Après 10km nous rencontrons la première côte. Natale se montre rapidement inquiet par le rythme imprimé, annonçant son cardio à 162 bpm. Il va lancer son premier  «  je vous préviens, je vais pas vous suivre longtemps ».  Nous remontons des groupes et là paf ! Crevaison avant de Florian. Avec Thomas nous limitons l’arrêt car avec la pluie nous commençons à avoir froid.

Nous repartons tranquillement. Les longues montées de 4 à 7% se succèdent. Elles ne sont pourtant pas répertoriées officiellement. Je note qu’il n’y a pas de vent mais la pluie est toujours abondante. Florian, Natale et Corentin ne reviennent pas.

Km 49, Bomal, premier ravitaillement. C’est l’orgie ! Du pain d’épices et surtout des gaufres liégeoises !! Je m’enfile donc une gaufre et 2 tranches de pain d’épice. C’est ce que je mangerai à tous les points d’arrêt.

Je retrouve tout le monde. On repart assez vite pour ne pas prendre trop froid.

Photos 4

Le terrain est toujours aussi vallonné. Nous intégrons un premier groupe. Un semblant de relais commence à s’organiser mais un anglais passe et ne lâchera pas la tête de groupe.

Km 85, côte de la Roche-en-Ardennes, première difficulté significative, 2,8 km à 6,2% de moyenne. La montée est régulière. Je me décroche de mon groupe petit à petit. Je roule alors avec un picard et un néerlandais. Je discute un peu avec mon compatriote. On roule bon train, le cardio est souvent autour de 160 bpm. Je me rappelle que Florent m’avait dit qu’il s’était un peu grillé à trop rouler dans la première partie du parcours. Je suis tiraillé entre l’envie de lever le pied et celle de garder des bonnes roues. Je décide de garder les roues jusqu’au prochain ravito. Nous roulons donc à bonne allure à 3, à passer des nombreux groupes. A l’approche de Bastogne, nous commençons à subir le vent qui se lève. Les mini bosses se succèdent. Le hollandais monte gros plateau. Je relache mais reviens toujours au train sans m’énerver.

Nous descendons sur Bastogne qui va marquer le demi tour retour et donc le bénéfice d’un vent favorable.

Km 118, ravitaillement de Bastogne. Régime habituel. Je retrouve les messins. Nous repartons rapidement. La sortie de la ville est marquée par une très longue descente. Ca roule très vite. Nous sautons encore pas mal de groupes. Florian s’échappe petit à petit. J’essaie de ramener tout le monde mais Corentin me demande de baisser le rythme pour ne pas faire exploser le groupe.

Km 130, nous arrivons dans la côte de Saint Roch, 1 km à 11,2% de moyenne. C’est assez soudain, direct à droite après une longue descente. Le premier pétard de LBL. Il y a des passages à 22%.  Les jambes sont excellentes et j’ai beaucoup travaillé ce type de profil. Beaucoup de coureurs sont collés au bitume. Certains zigzaguent ce qui est parfois dangereux. Sur la fin de la bosse je vois Florian. Je reviens sur lui dans la descente, l’occasion d’échanger un peu.

Km 147, ravitaillement de Gouvy. Florian prend un cachet car il a mal à un genou. Natale nous dit encore qu’il va pas pouvoir continuer à suivre ;-)

Nous repartons sous le déluge. Les freins répondent très moyennement. L’averse va durer une vingtaine de minutes. Après cette rincée, la pluie cessera jusqu’au bout.

Km 172, la Côte de Wanne, 2,7 km à 7,4%. Je perds encore le contact de mes coéquipiers dans cette portion. Nous redescendons vers Stavelot pour attaquer la première côte chronométrée, la Côte de Stockeu, 1 km à 12,5%.

C’est très étroit. Un vrai mur. Je me sens toujours en forme et je fais donc la côte à bloc. Le cardio dépasse les 180 bpm. Je reviens sur un paquet de 5 ou 6 cyclistes sur la ligne ce qui plantera mon résultat.

Km 183, 4ème ravitaillement, dans la cours d’un château. Je continue à m’alimenter abondamment. On ne change pas une formule qui marche. Je repars avec Natale, Corentin et Florian.

Nous sommes directement sur les pavés de la Côte de la Haute Levée, 3,6 km à 5,6% en moyenne mais 400 à 500m de gros pavés au début puis 1 km à près de 10%. Natale me dit : « à toute à l’heure ». Je retrouve dans cette montée le picard avec qui j’ai roulé un bon moment en première partie du Challenge. Il me dit avoir mal aux jambes et trouve sont 36 x 28 un peu juste pour les passages à plus 20%. Nous descendons un bon moment pour arriver dans une petite vallée qui nous conduit au pied du Col du Rosier, 4,6km à 5,9% en moyenne.

Je me suis pris au jeu du classement Eddy Merckx de la montagne. J’attaque donc fort dès le pied. Je lâche le groupe dans lequel j’étais. Le fait de remonter beaucoup de monde me fait penser que j’avance bon train mais je vois bien à la vitesse au compteur en fonction de la pente que ca n’est pas de la folie. Les km accumulés commencent à générer de l’usure. Je ferai le 55ème temps sur cette bosse.

Vidéo du sommet

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Il s’en suit 25 km en profil descendant. Je me trouve un groupe dans lequel je vais bien récupérer.

Km 226, la Côte de la Redoute, 2km à 8,9%, la côte mythique de LBL. Au départ de la montée je suis en fin de peloton. Je dois donc slalomer entre les coureurs dans ce début d’ascension. Il y a encore des passages très durs, à près de 20%. Pour la première fois, il y a du monde pour nous encourager, beaucoup de camping car et des Phil inscrits sur toute la montée en soutien à Philippe Gilbert. Je fais encore cette côte à bloc. C’est dans celle-ci que je vais atteindre mon pic cardio de 185 bpm. Je serai classé 12ème dans cette côte.

Redoute

Vidéo du sommet

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Il s’en suit un petit plateau et une descente qui va nous amener jusqu’au dernier ravitaillement à Sprimont. Celui ci est noyé dans la boue. Je vais me boucher les cales de mes chaussures. J’attends une dizaine de minutes mais je ne vois pas le VS2M arriver. Je commence à avoir froid et je décide donc de repartir.

Ca redémarre direct dans une côte non répertoriée très difficile, entre 7 et 10% selon les endroits. Ma cale droite est pleine de boue et va glisser lors de mon départ. Je tape fort sur ma manivelle. Aie !

Après la côte de Sprimont, ca redescend sur 9 km. Je tombe sur un gars qui pédale très fort, grand plateau dans tous les petits pétards de 200 ou 300m. Nous tournons à droite sur un passage à niveau puis démarre la 4ème ascension chronométrée, la Côte de la Roche aux Faucons, 1,5 km à 9,5% de moyenne. J’ai encore de supers jambes donc je décide de tout mettre. Cette montée se singularise des autres côtes car elle présente plusieurs paliers différents : un début assez dur, un petit faux plat, puis des passages de 15 à 20% dans le final. Je me classerai 17ème sur cette montée.

Photos 3

Vidéo du sommet

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Le costaud avec qui je roulais depuis Sprimont revient sur moi dans la descente.

Photos2

Il ne fait pas semblant, tout à droite à 40 km/h, parfois plus dans les portions descendantes. Nous arrivons dans les faubourgs de Liège. Ca commence à sentir l’arrivée. Je me sens encore très bien, peut être trop bien. Nous formons dans ce secteur un petit groupe de 7 ou 8. Nous arrivons dans une zone avec de vieilles usines sidérurgiques. C’est pas très beau. Au milieu se trouve le Stade du Standard de Liège. Je décide à ce moment de relayer le costaud qui a abbatu un sacré boulot. Le cardio monte autour de 160 bpm. Nous voilà dans la dernière côte du classement des grimpeurs, la Côte de Saint-Nicolas, 1,2 km à 8,6% en moyenne. C’est là que je vois que je suis tombé sur des très gros clients. Ca attaque dès le pied comme dans une cyclosportive. J’essaie de suivre dans une pente à plus de 10%. J’ai les cuisses qui saturent pour la première fois. Je mets tout à gauche et me gare gentiment pour monter au train. Sur la fin de l’ascension un type passe comme une bombe. Il était parti ultra prudemment et sur les derniers 300m il a mis une mine impressionnante. Je me classe 244ème.

Vidéo du sommet

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Je bascule et me dis maintenant qu’il n’y a plus qu’à descendre jusqu’aux bords de la Meuse.

Que neni ! Nous sommes maintenant en pleine ville et les belges, s’ils se montrent très sympathiques au premier contact, une fois dans une voiture, peuvent devenir de sacrés malades mentaux. Cette partie urbaine gâche un peu la fête. Nous virons sur la gauche et là je découvre une nouvelle immense montée. Mais d’où elle sort ?? Je croyais que c’était fini !!? Il s’agit de la Côte d’Anse où sera jugée l’arrivée de la course professionnelle le lendemain. C’est long, pleins de bus et bien sûr des feux. En haut nous arrivons sur un secteur pavé. Je vois la Meuse. Il reste 3 km. J’avoue qu’à ce moment je suis presque frustré que ca se termine tant j’ai pris de plaisir sur ce challenge. 3 km de descente et voilà l’arche d’arriver.

Arrivée

Le chrono que je n’ai pas regardé de la course indique 9h39, 28 km/h de moyenne. Je suis très agréablement surpris car je tablais sur 10h à 10h30, notamment à cause des très mauvaises conditions annoncées.

Je vais immédiatement me changer. Je transmets mon enthousiasme de l’expérience vécue par téléphone à mon père puis ma sœur et rejoins la Halle, pile lorsque Natale et Florian arrivent, peu de temps avant Corentin. Natale me regarde légèrement hagard, le visage moucheté par les projections de boues, semblant étonné de la journée qu’il vient de passer. Il aura donc très bien préparé la course et largement dépassé ses objectifs initiaux.

Toute la bande va à la douche pendant que je vais récupérer un T shirt de finisher et savourer une Leffe. Nous nous retrouvons autour d’une table pour trinquer tous ensemble et faire un petit debrief de cette journée incroyable. C’est à ce moment là qu’arrive Thomas qui semble éprouvé mais également ravi de son expérience.

Je salue toute la bande vers 20h pour rentrer dormir à Spa alors qu’eux vont rentrer directement sur Metz.

 

J’ai donc encore vécu une très grande et belle journée de sport. Ce Challenge LBL a surpassé les attentes que j’avais mises en lui. Les conditions dantesques des 2 premiers tiers de parcours n’ont fait que pimenter cette belle aventure. Le cadre de la course, les Ardennes Belges, est un terrain de jeu parfait pour le vélo.

Je vais maintenant revenir quelques temps vers le triathlon, pour me préparer au triathlon L du Semnoz (1,8 km nat/71 km vélo avec le Semnoz/18 km CAP) et le triathlon M d’Annecy.

Ensuite il est probable que je retourne au vélo pour le diptyque Lyon-Mont Blanc/Mont Blanc-Lyon organisé les 7 et 8 juin par le CTL et peut être le Tour du Mont Blanc (330 km et 8000m de D+) le 18 juillet.

 

NB : 7600 participants sur les 3 parcours du Challenge, 2400 sur le 273km, 4100 sur le 156km et 1100 sur le 75 km.

 

Revue de presse

http://www.sport.be/cycling/fr/nieuws/article.html?Article_ID=726573

https://vimeo.com/126271188

 

La trace Garmin

https://connect.garmin.com/activity/756607782

Temps global : 9h39, 28 km/h de moyenne.

 

Classement Eddy Merckx de la montagne Challenge LBL

La Côte de Stockeu 1 km / 12,5% : 4’48″ temps Strava, non classé ;

Le Col du Rosier 4,4 km/5,9 % : 13’54″, 53ème /2400;

La Côte de La Redoute 2 km / 8,9 % : 6’33″, 12ème/2400 ;

La Côte de la Roche-aux-Faucons 1.5 km/9,4 % : 6’27″, 17ème /2400;

La Côte de Saint-Nicolas 1.2 km/8,6 % : 5’32″, 242ème/2400.

 




Triathlon S de Vaulx-en-Velin par équipes 2014

21092014

Cet après-midi je courrais le triathlon S par équipes de Vaulx en Velin. Cette année je suis dans équipe de costauds avec Mric, MRJ, Manu et Valentin le petit nouveau. Le niveau est très homogène mais les niveaux de prépa ne sont pas du tout les mêmes. Mric a bien relaché depuis 2 ans. Il ne roule plus, MRj non plus mais ca c’est normal :-) .

J’arrive avec une semaine quasiment off. J’ai entretenu en CAP, zéro vélo et 1700m de nat pour se donner bonne conscience. Je suis inquiet pour la nat car ils nagent tous plus vite que moi sauf peut être Valentin qui doit être du même niveau.

Manu arrive 7 minutes avant le fermeture du parc. Tout va bien :-D . L’orga offre un peu de souplesse sur les horaires et ca nous laisse le temps de nous installer même si j’oublie la casquette et de prendre à manger pour l’avant course…

Nous partons nager un peu. Nous établissons la stratégie en nat et en CAP.

Nous partons et j’ai mal calé ma montre. Je fais les réglages à l’arrache. Manu est un peu halluciné de me voir pianoter alors que c’est parti devant. En plus le cailloux me font mal aux pied donc je plonge très vite, en nageant à raz du fond.
Ca part vie. Valentin a une nage très typée qui me permet de le suivre facilement. Manu me pousse une fois. J’accroche les pieds. Nous revenons sur pas mal d’équipes. Ca devient confu mais j’arrive tjs à bien suivre Valentin. Nous continuons à slalomer entre les équipes. Sur la fin, je pose un peu plus ma nage. Je me calme. Mric et MRJ sortent 10m devant nous.

T1, mon point faible. Je patine un peu dans le parc. Valentin m’assiste très gentiment. Je pars un peu à la traine.

Nous nous lançons sur le parcours ultra roulant. La stratégie est simple. On se relaie à 3 avec Manu et Valentin. Mric et MRJ restent dans les roues. Nous arrivons à bien appliquer cette tactique. Manu prend des gros relais à 45 km/h. J’essaie de faire de même. Au début du 2ème tour nous sommes ralenti par l’équipe 1 du CRV qui se prend un carton rouge mais qui discute et bouchonne. Très frustrant. Il faut ensuite ralentir car une ambulance embarque un concurrent qui a fait une vilaine chute. Mric commence à sauter. C’est là que Valentin va abattre un boulot de malade. Il ralentit pour aller le chercher et va le pousser quasiment jusqu’au bout. J’essaierais de faire ce travail de pousse mais c’est terriblement compliqué et je laisserais Valentin reprendre ce travail. Merci à toi! C’était énorme!

On arrive à T2. Je me prends un cailloux dans le talon droit à la descente du vélo. Je sers les dents. Malgré l’enfilage de chaussettes je pars en même temps qu’MRJ. Il va lancer la CAP sur des bases de folie. Le parcours est très compliqué, tout en relance, sur terre ou gravier, avec des petits coup de cul qui allume le cardio. Je suis en limite de rupture dès le premier kilomètre. Je me dis qu’à 5 je peux relâcher mais MRJ demande à Manu, derrière moi combien nous sommes et Manu annonce que nous ne sommes plus que 3. Pfff… Eh ben il va falloir s’y coller jusqu’au bout. MRJ semble facile, la foulée légère, je n’entends pas son souffle. Je sers les dents. Je suis au bord de la rupture. Manu aussi. A 1km, de la fin MRJ en remet une petite. Nous sommes à 18 km/h… Aie, aie, aie. J’en peux plus, je suis au bout du bout. Dernière ligne droite de 800m. J’indique à Manu et MRJ qu’il ne faut pas accélérer car je suis à bloc. La ligne d’arrivée se présente. J’ai du mal à aller chercher la main de mes 2 collègues. Nous arrivons après 1h04 de course.
Quelle souffrance mais quelle bonheur ces formats par équipes où l’on se surpasse pour les collègues! Merci le gars pour ce grand moment de partage!

Je suis complètement cuit. Maintenant la saison est finie. Je vais bien relâcher et prendre le temps de réfléchir à la saison prochaine. J’ai un objectif en tête : Liège-Bastogne-Liège. Pour le reste on verra.

Les stats

Général
1h03’36″, 8ème/166 équipes arrivées.

Natation (630 m)
10’15″
http://connect.garmin.com/modern/activity/595582420

Vélo (20,3 km, 26m D+)
30’22″ : 40,1km/h de moy;
http://connect.garmin.com/modern/activity/595582427

CAP (5,23 km)
19’03″ : 16,5 km/h de moy;

http://connect.garmin.com/modern/activity/595582434

 




Triathlon M d’Aix-les-Bains 2014

14092014

Ce matin, je courais mon dernier triathlon individuel de la saison, le M d’Aix-les-Bains, sans doute le plus relevé de la région au niveau du plateau.
Ce course s’est préparée dans un contexte psychologique très compliqué. J’ai longtemps hésité à m’aligner ces derniers jours mais je pense que c’était la meilleure chose à faire. Ne pas y aller aurait été encore plus négatif.

Je pars avec une prépa correcte sauf en natation en raison des fermetures des piscines en contexte de rentrée scolaire. Fuyant le soleil au maximum, je ne peux profiter des bassins encore ouverts.

Je pars de bonne heure avec Eric pour Aix. Cela nous permet d’avoir tout le confort d’une installation précoce.
Je pars très tôt nager pour voir si mon épaule gauche douloureuse me gêne. Je suis vite rassuré. Le crawl ne me gêne pas. Ce sont les mouvements de brasse et de dos qui sont problématiques.
Après cet échauffement, je rentre au parc pour m’hydrater. C’est l’occasion de retrouver la grande colonie de l’ASVEL qui est regroupée dans la même zone du parc à vélo. Ce sont toujours des moments savoureux.
Il est temps de retourner vers la ligne de départ. Je suis impressionné par le monde. Il va être difficile de trouver une place isolée. Je décide de me placer très au large à droite. Vu le peu de natation que j’ai, je n’ai rien à gagner à affronter la meute qui part toujours trop vite.
Le départ est lancé et je me retrouve très vite isolé à droite. Idéal pour poser ma nage. Je vois bien la bouée de virage au loin. Je repique progressivement vers le centre. Nous rattrapons des grappes de féminines parties 5 minutes avant. Un nageur se déporte vers le côté, visiblement pour souffler, soit à cause d’un départ trop rapide soit à cause de coups mal digérés. Je vire confortablement. Je dois encore slalomer entre qq féminines puis c’est le demi tour. Nous longeons maintenant les quais. Il y a bcp de monde. Ca fait plaisir. Nous avons par contre des petites vagues défavorables.  Je continue de remonter du monde. Je prends des bons pieds mais après 5 minutes je constate que le type se dirige vers les quais. Gros soucis d’orientation. Je repars dans la bonne ligne. Après le passage du ponton, il m’est pas possible de doubler. Pas de soucis, je reste dans les pieds et fais redescendre le cardio.
Je sors de l’eau en 23’48″ pour 1,6 km. Ca me parait dans la norme.
Comme d’habitude à Aix, à la sortie de l’eau il faut faire très attention aux cailloux.

Je n’arrive pas à enlever le haut de ma combi sur la transition vers mon vélo. Pas grave. J’enlève tout en arrivant. Je prends soin de mettre les pâtes de fruits dans la trifonction, met la ceinture et je pars. Je croise une arbitre qui me dit « vous avez oublier le casque!! ». Oh non?!! Mais quel boulet… Je pose le vélo sur une rampe et vais chercher mon casque qui était par terre car il ne tenait pas sur le prolongateur…
Je sors enfin du parc après près de 4 minutes…
Sur ce début de parcours vélo le long du lac, complètement plat, j’assiste à la formation pervers d’un groupe de drafting. En fait, cela part d’une lutte de plusieurs cyclistes de niveau équivalents qui reviennent sur un petit pack. Et là c’est le début de la galère. Tu as beau parler au gens dans le groupe, les mecs (et aussi les nanan) font comme si tu n’existais pas. Il est hors de question que je prenne un carton. Je prends les choses en main mais je me fais repasser 2 fois. A ma 3ème tentative, j’arrive à rester devant. Très rapidement derrière les premières pentes du col du Chat se présentent ce qui va m’aider à me débarrasser du groupe. 2 concurrents me cols à la roues. Je leur dis qu’il va falloir faire le job. Ca fait réagir le gars derrière moi qui part. J’attends alors un bruit étrange. Je regarde mes roues pour voir si quelque chose frotte. Rien. Je comprends alors que c’est le mec derrière qui respire comme un asthmatique. J’ai mal pour lui mais en fait il a des bonnes jambes puisqu’il me passera plus tard. Je reviens sur des paquets avec nos 2 premières féminines de l’ASVEL Marion et Lise, qui me demande si le carton noir est disqualifiant. Je reviens ensuite sur Richard. Nous entrons dans la partie difficile du col mais moins dur que ce que j’avais envisagé. Ca monte à 8-9% et pas à 10% comme je l’avais vu sur les profils.

Velo Aix

Je pense arriver en haut mais là nous enchainons des toboggans qui cassent les jambes. Je croise Théo qui a une belle marge d’avance sur le 2ème. Demi tour. Là ca devient limite au niveau sécurité car dans nous croisons les concurrents qui montent. Quand on ajoute un type du tri salève qui débranche le cerveau dans la descente alors qu’il ne peut pas enchainer sur le plat et sur les montées, ca devient pénible.

Vélo 2 Aix

Dans cette descente j’ai le plaire de voir Clément, un ex ASVELiens sur le bord de la route. Ca fait plaisir de le revoir après tant d’années!
Nous revenons sur les bords du lac. Je suis un gars à distance. Le doubler ne servirait à rien donc je me mets à distance. 2 concurrents nous passent mais n’arrivent pas à faire le trou. Même à 10m, je pense qu’il y a un semblant de drafting car les types de devant prennent le vent de face et n’arrivent pas à nous décrocher sans pour autant que le cardio augmente vraiment.
Nous arrivons au parc. Pour une fois je fais une belle descente de vélo.
J’attaque la CAP très frais avec un cardio bas autour de 160 bpm.

CAP aix 1

Je pars à 16 km/h et je verrai ce que ca donne en terme de dérive. Je remarque que ca dérive très doucement. A la fin de mon premier tour j’entends le VTT de tête de course qui arrive. Je me retourne et je vois que Théo mène toujours les débats. Ca me booste.  J’apprécie la distance pour ne pas gêner sans pour autant ralentir mon tempo. Quand Théo passe, je profite de sa foulée. Je vais le suivre pendant 2 tours. C’est une belle expérience de profiter de clameurs d’encouragements de la tête de course. Sur la fin de mon 3ème tour (le 4ème de Théo), je vois passer une fusée avec une trifonction aux couleur de la Nouvelle-Zélande. Pascal que je viens de doubler me prévient que Théo est en grand danger. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai mis du temps à comprendre que ce néo-zélandais jouait la victoire, sans doute car je ne l’ai pas vu de la course et que donc je pense qu’il est dans le même tour que moi. En fait il gagnera la course dans les 200 derniers mètres. J’imagine la frustration de Théo… Si j’avais su, j’aurais pris des relais sur des tempo plus élevés. Je pars sur mon dernier tour un peu inquiet pour mes réserves énergétiques et hydriques mais ca tiendra. J’arrive avec 2 gars que je n’arriverai pas à passer.
J’arrive vraiment fatigué. Je prends le temps de reprendre mon souffle. Il me faudra un moment avant d’avoir le courage d’aller manger un morceau.
L’arrivée est encore un grand moment de partage avec tout l’ASVEL. Je retrouve en plus Catherine qui est venue m’encourager très gentiment dans un contexte également compliqué pour elle.

Image de prévisualisation YouTube

Général

2h29’56″, 19ème/654 finishers
Natation (1600 m)


23’48″, 4 km/h de moyenne, 68ème/654 finishers (avec T1)


http://connect.garmin.com/modern/activity/590376615

T1

3’24″

http://connect.garmin.com/modern/activity/590376623
Vélo (47 km, 612m D+)


1h23’55″ : 34,2km/h de moy; 36ème/654 finishers (avec T2)
Cardio : 165 bpm en moy, max 184 bpm.

http://connect.garmin.com/modern/activity/590376625

T2

1’35″

http://connect.garmin.com/modern/activity/590376628
CAP (9,91 km)

37’10″ : 16 km/h de moy; 15ème/654 finishers.
Cardio : 180 puls/min en moy, max 194 puls/min.
http://connect.garmin.com/modern/activity/590376631







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