Aquathlon LD de Roanne 2012

9062012

Aujourd’hui j’avais rendez-vous avec le premier gros challenge sportif que je m’étais fixé cette année : l’aquathlon LD de Roanne, format inédit de 4 km de natation et 18,5 km de CAP.
Le format a tout de suite fait tilt quand j’ai appris sa création. Depuis j’ai eu le même enthousiasme pour la traversée de Paris à la nage (10 km dans la Seine).

Je pars donc dans la bonne humeur avec 3 autres asveliens, Marco, Richard et Marc sur les routes sinueuses de la Loire pour rejoindre la base de loisirs de Villerest.

J’ai disputé l’Half Iron de Doussard 6 jours avant. J’en suis ressorti avec pleins de gros souvenirs mais aussi des jambes bien marquées. Les douleurs aux mollets ont mis la semaine à s’estomper et durant la semaine une douleur à un tendon de l’extérieur du pied droit s’est faite sentir.

Comme d’habitude je pars dans l’idée de faire la course au mieux avec les moyens du moment, en toute décontraction.

Au briefing, nous constatons rapidement que l’orientation va être déterminante. Il y a 4 bouées pour délimiter une boucle de 2 km à faire 2 fois avec une sortie à l’australienne à aller chercher en diagonale. Les bouées 1 et 2 sont séparées d’au moins 800 mètres… La tête dans l’eau ca risque d’être délicat… La course le confirmera.

Nous sommes donc une petite soixante au départ de cette course. Je me place d’abord à gauche puis voyant les meilleurs nageurs s’y placer (Davos, Espitalier…) je décide, comme à Doussard l’an dernier, de me mettre tout à droite.
Richard, très angoissé à l’idée de finir dernier de l’asvel se dit que prendre mes pieds sera une bonne option me suit. Je le préviens que je prends tjs un départ prudent mais il insiste dans son choix.
Le départ est donné et Richard dès le premier plongeon est devant moi :-D .

Aquathlon LD de Roanne 2012 dans Aquathlon Aquathlon-LD-Roanne-2012-5-300x123
Il tient un gros rythme dès le départ. Je le laisse partir puis progressivement je reviens sur lui. Passage de la première bouée. Le peloton se disperse dans cette longue ligne droite où il faut cibler ce micro point jaune au loin. Je reste au contact de Richard. Je suis bien dans ses pieds. Cette ligne droite me semble passer assez rapidement. 2ème bouée. Pas de baston. 3ème bouée RAS. Ensuite nous devons viser une 4ème bouée mais y passer à droite et viser la plage de départ en diagonale. Là c’est le bordel. On est dans un groupe de 4 ou 5 et chacun a sa vision de la trajectoire idéale. On se croise dans tous les sens. Là je suis pris d’un doute. Celui que je pensais être Richard me semble être Manu. A la sortie à l’australienne je constaterai qu’il s’agissait bien de Richard.

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Celui ci repart très vite dans l’eau. Je ne suis pas convaincu de sa direction et son allure est trop rapide. Je le laisse donc filer. Je passe la 1ère bouée et je me retrouve face à cette terrible ligne droite… Droite, c’est une image… Les groupes sont dispersés dans tous les sens. Je m’arrête plusieurs fois pour être sûr d’être dans le bon alignement tant certains nageurs me semblent trop à droite. Je suis complètement isolé. Le courant semble me porter vers l’extérieur de la trajectoire. La 3ème bouée ne semble pas se rapprocher. Les bras commencent à tirer. Les épaules aussi. Et la tête aussi. Je commence à me dire que les 10 km de Paris c’est de la folie.
Le mental revient après le passage de cette 3ème bouée qui s’est bien fait attendre. A t elle dérivée plus loin? Ai je pris un coup de pompe?
Sur le retour vers l’arche je prends un bon point de repère sur l’horizon et je passe un groupe à l’orientation.
Je sors de l’eau en 1h03. Le GPS indique 4,3 km. Grrrr…

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J’arrive un peu énervé dans l’air de transition. Je sors un peu de la course. Je me bats avec ma combi puis je prends le temps de bien l’étendre puis de boire un coup.
Je me décide enfin à partir sur la CAP. Que va t il rester de mes jambes après Doussard et cette semaine de souffrances?
En partant tout va bien pour mes jambes. Les puls sont par contre très hautes. Je pars un poil vite à plus de 15 km/h.
Davos, notre entraineur de natation, qui a coupé après la nat, me dit qu’un groupe de l’ASVEL est pas loin. Je reviens rapidement sur Manu en prépa pour Nice. Je découvre peu de temps après la grosse difficulté du parcours CAP, 1 gros raidard à 10% sur 200 ou 300m. Je rattrape un autre coureur… qui marche. Au premier demi tour je reviens sur Sam. Je reviens sur Marco avant le 2ème passage sur la bosse et je passe Richard dans la montée.

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Mes mollets commencent a se rappeler à mes bons souvenirs. Aie… Je continue à la même allure, 14,5 km/h environ.
Dans le dernier tour je reprends encore 2 coureurs.
Je franchis l’arche d’arrivée en 7ème position, heureux de la course que je viens de vivre. Encore un beau moment, de belles sensations malgré quelques souffrances inhérentes à notre pratique hautement traumatique.

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Je finis avec un pied droit un peu entamé par ce qui semble être une petite tendinite mais la coupure que je vais m’imposer maintenant que j’ai terminé ce premier cycle de compétitions devrait me permettre de récupérer dans un délai raisonnable.

Je reviens avec une très bonne impression de ce format d’aquathlon LD. Par contre, je ne me présenterai pas sur le Challenge aquathlon/duathlon/triathlon l’an prochain. Ca me parait trop difficile physiquement. Le multriman était bcp plus équilibré.

Maintenant je vais prendre un peu de repos et me concentrer sur le vélo en vue du LD de l’Alpe d’Huez.
La prochaine compétition est programmée à Annecy pour le CD.

Les chronos et statistiques

Temps global : 2h23’03″, 7ème/55.

Natation (4 km) : 1h03’26″, 16ème après la T1;

Trace Garmin

T1 : 2’35″;

CAP (18,5 km, 388 D+) : 1h17’13″, 7ème;

Trace Garmin.




Half Iron de Doussard 2012

4062012

Hier je courais l’Half Iron de Doussard, une course que j’ai déjà disputée à 2 reprises, et qui est de mon point de vu, le plus beau triathlon LD en Rhône-Alpes (je n’ai pas encore fait l’Alpe d’Huez).

J’arrive sur cette épreuve tiraillé car je dispute en 6 jours 2 épreuves sur lesquelles je devrais courir 20 km, Doussard et l’aquathlon LD de Roanne. Dans ma tête la priorité va au LD de Roanne mais une petite voix me dit que je peux enquiller les 2 épreuves en courant à allure course.
Je déciderais à chaud en fonction des circonstances de courses.

Je pars à Doussard avec les 2 Yo de l’ASVEL. Ambiance garantie dans l’Espace :-D

Le temps est correct à Doussard. Par contre le parc à vélo est ultra serré. Les allées font à peine un mètre de large…

Ce coup ci j’ai le temps de m’échauffer. Comme l’an dernier je décide de partir en première ligne à l’extrême droite.

Half Iron de Doussard 2012 dans Triathlon IMGP1092-300x200

Je pars vite et arrive à me dégager des 2-3 nageurs qui sont partis à mes côtés. Je suis bien isolé du peloton qui est à ma gauche. Les bouées sont très éloignées ce qui me donne le temps d’y arriver après avoir passer l’essentielle de la masse. A partir du passage de la première bouée, je peux poser une nage très propre. Je me sens beaucoup plus rapide qu’à Bourg la semaine passé. Je prends des bons pieds sur la dernière ligne droite.
Je sors de l’eau en 27’32″. Ca démarre très bien!
Je suis encore plus ravi qd je vois que nos 2 gros nageurs, Sam et François, dit le Belge, sont à peine arrivés au parc.
Je fais ma transition en 2 minutes.
Au départ du vélo mes puls sont très élevées. Je me dis que je peux faire un vélo à 170 puls. J’arrive dans la première ascension et je rejoins Sam qui est tout sourire et se dit impressionné du passage de Xavier, un ex aveline, passé à Echirolles. Je rejoins d’ailleurs Xavier un peu plus loin.
Dans la vallée de Thônes je me place dans un groupe qui roule entre 40 et 45 km/h et qui est très reglo sur les règles de drafting. Xavier repasse en mode fusée.
Nous attaquons alors le col du marais, qui monte en pente douce. Les premières gouttes de pluies tombent. Je rejoins alors le Belge, qui est le 1er asveliens au classement. Nous ne nous quitterons plus jusqu’au retour au parc.
A partir de la descente du col du marais, la pluie redouble d’intensité et cela restera en l’état jusqu’à la fin. La température est suffisamment élevée pour ne pas avoir froid (15,5°C).
Je continue à rouler à bonne allure. A l’occasion des demi tours, je vois que notre hawaïen de l’asvel, le goupil, revient progressivement sur le belge et moi.
Il fera la jonction au km 80.
T2. Là je fais un peu n’importe quoi. Faudra que je m’achète un semblant de concentration un jour. Je commence par vouloir étendre ma combi sur le vélo (si on est bien à la T2!) alors qu’il pleut!! Nawak! Ensuite je veux absolument bien caler mon vélo. J’y passe bien 15 à 20 sec. Allez on arrête les c… et on repart.

Ca part vite. Le type à mes côtés va vraiment très vite, plus de 16 km/h. Le goupil est à 100m. Je ne sais pas où est le belge.
Je fais l’effort pour revenir sur Eric. Je reste caché derrière mais il a du le voir venir et improvise une mini arrêt pipi qui devait être plus tactique qu’autre chose puisqu’il recolle en un rien de temps. Nous revenons sur le Belge qui est obligé à cette instant de faire demi tour suite à un avertissement verbal d’un arbitre pour jet de gobelet hors zone.
Ce sera donc un duel à 2 avec el goupil. Nous menons bon train jusqu’au 2/3 du 1er tour. Un vétéran s’insère dans notre groupe. Il place qq accélérations. Nous y répondons. A l’amorce de la descente vers le 2ème tour, Eric place une attaque à laquelle je ne peux répondre. Pourtant mon cardio m’indique 155 puls, mais une descente c’est technique, impossible de suivre l’allure.
Dans le 2ème tour,  je reste pas très loin de notre Goupil mais je ne peux placer un effort suffisant pour récoler. Pire, après le 2ème ravito, je commence à avoir une crampe à la cuisse droite. Je sers les dents. Petit à petit, mes 2 jambes se raidissent fortement et crient de douleur. Je décide d’utiliser l’expérience de l’IM de Francfort et des précieux conseils de qq asveliens spécialistes du long, et je continue sur mon rythme en ignorant la douleur. Bien m’en prend puisque je reviens sur le vétéran qui avait bataillé un moment avec Eric.
J’arrive finalement sous l’arche d’arrivée, en 22ème position, hyper heureux du scénario passionnant de cette course.
J’ai pris un plaisir immense durant toute la course. Cette belle bataille à 3 et les conditions dantesques resteront de très grands souvenirs de course.
Les jambes sont bien entamées à l’issue de la course. Je ne sais pas comment je vais récupérer dans la semaine. Le compte à rebours est lancé pour être prêt pour le mégaquathlon!

Les temps et statistiques de course

Temps total : 4h19’36″, 22ème/473.

Natation (1,9 km) : 27’32″, 32ème après la T1;

Trace Garmin

T1 : 2′;

Vélo (87 km, 1200m D+) : 2h31’17″, 36ème (34,5 km/h de moy.; 158 puls/min en moy, max 182) ;

Trace Garmin

T2 : 2’04″;

CAP (18,5 km) : 1’16’42″, 18ème (164 puls/min en moy, max 171);

Trace Garmin.







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