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Triathlon LD de l’Alpe d’Huez 2012 : une journée en enfer

26072012

Le 25 juillet dernier j’avais rendez vous avec mon plus gros triathlon de la saison : le LD de l’Alpe d’huez.
Ce triathlon fut peut être le premier LD que j’ai voulu faire à mes débuts mais la position de cette épreuve dans le calendrier ou divers blessures m’ont empêcher de franchir le pas plus tôt.
Sous la pression de mes coéquipiers de l’ASVEL je prenais un dossard dès janvier pour éviter toutes tergiversations.

La préparation

Pour cette épreuve, je n’ai pas suivi de plan spécifique si ce n’est que j’ai axé le vélo sur des sorties à dénivelé positif important dont 3 grosses sorties de montagnes : une sur le parcours du Marmotton (Croix de Fer, Télégraphe, Galibier), une sortie avec les ascensions du Grand Colombier par Culoz et du Calvaire de Porte et une dans le Beaujolais qui reprenait une partie du parcours de l’Octocote. J’ai également bcp grimpé le Mont Verdun et le Mont Thou par ses faces les plus difficiles.
En approche du LD, les constantes physio sont au top. Cardio à moins de 40 au repos, footing à 13 km/h à 70% de FCM. Les courses de débuts de saison se sont très bien passées.

Bilan depuis le 1er janvier

Natation : 306 km en 103h;

Vélo : 3400 km avec 38500 m de D+ en  126h (+ 900 km de vélo taff avec 5500 m de D+ en 40h30);

CAP : 820 km en avec 9900 m de D+ en 70h.

L’approche de la course

Fort de ces bonnes sensations, je suis très excité par l’idée de disputer la course. Les 2 jours qui vont précéder mon départ vont me paraitre longs et les nuits sont heurtées.
Une fois arrivée à la station, le contact avec mes camarades de club m’a bien apaisé. La dernière nuit sera excellente.

L’avant course

Au réveil, mon camarade Lolo me parait bien tendu. Il a visiblement bien plus conscience que moi de l’extrême souffrance que nous allons endurer durant cette journée.
Nous avalons un bon petit dej’ puis nous enfourchons les vélos direction le parc à vélo n°2 pour y déposer les affaires de course à pied.
Nous effectuons la transition vers le lac du Verney. C’est plus long que ce que je l’avais imaginé. 43′ de vélo et 21 km de parcourus, essentiellement en descente.
Le parc à vélo est très grand. Les plots de fixation des vélos sont de bonne facture mais la place est étroite.
Tout le monde se prépare. J’enfile ma nouvelle peau : une Orca Alpha toute neuve arrivée la veille 30 min avant mon départ. Je l’ai achetée pour les 10 km de Paris à la nage mais je ne résiste pas à l’envie de la tester pour cette course.
Je vais gouter l’eau qui est annoncée à 16°C. Pas gêné du tout. Les sensations avec de cette nouvelle combi sont énormes. Quelle souplesse! J’ai l’impression de nager en maillot!

La natation

Je me positionne au départ sur la gauche, côté bouée. La majorité des triathlètes sont à droite pour une raison qui m’échappe. La présence de pros autour de moi me conforte dans mon choix.
Le départ est lancé. Je pars tout de suite le plus à gauche possible pour ne pas être enfermé.
Je souris dans l’eau tellement je prends plaisir à nager avec cette combi. Je fonce! Je suis dans l’avant du peloton. Le passage de la première bouée est animée mais depuis que je fais mes virages sur le dos ca passe très bien.
Dans le 2ème tiers du 1er tour, je me dégage du peloton est me retrouve plus isolé.
J’attaque le 2ème tour. Un nageur me dépasse à bonne allure et je décide de prendre les pieds. Je ne les lâcherais plus jusqu’à la sortie de l’eau. Bien en a pris au regard du chrono : 37’17″ pour 2,65 km. Je n’ai jamais nagé aussi vite!!

Transition 1

Le retour sur terre est un peu compliqué avec la petite bute à monter. Un petit coucou à la petite troupe de supporter de l’ASVEL. Pour eux aussi la journée va être longue!
Je suis le premier de l’ASVEL au parc. Je serai rejoint par Nico, 2 minutes plus tard. Je bataille avec mon sac à faire remonter à l’Alpe.
Nico repart. Il faut que j’y aille. 4 minutes de transition…

Vélo

On part dans un petit raidar. J’ai Alexandra Louison à mes côtés. Elle est chaudement encouragée par le public.
Le début de course est très très rapide. 25 km de faut plat descendant. Ca roule entre 40 et 50 km/h. Je suis dans un groupe de 4-5 rouleurs. Tout le monde respecte les distances sauf un allemand qui cherche à accrocher le premier. Ca ne va pas durer.
Au pied de l’Alpe du Grand Serre, je jette mon bidon de 1L qui est déjà vide!
J’attaque le col en suivant un triathlète de Triathlon Nature . Il grimpe à 17 km/h. Ca me convient bien. Nous remontons bcp de concurrents, dépassés seulement à 2 reprises. Il va dérailler dans la montée mais me reprendra à 2 km du sommet.
Je boucle l’ascension en un peu moins de 52′. Je suis 43ème en haut du col.
Dans la descente vers le col d’Ornon je laisse filer mon lièvre (il finira au final 26ème!). Je vais passer toute la transition seul. Je récupère et m’hydrate bien. J’ai déjà avalé 2 pattes de fruits et une barre choco. Je me fais tout de même une belle chaleur à 60 km/h dans une ligne droite, ma roue arrière sautant sur une petite excroissance sur la route.

Triathlon LD de l'Alpe d'Huez 2012 : une journée en enfer dans Triathlon LD-Alpe-dHuez-2012-v%C3%A9lo-5-198x300
Le col d’Ornon est un long faut plat montant qui commence et termine par des pentes à 7%/8 %. Dans la première partie montante je déraille en passant le 36. 15″ pour remonter la chaine.
Dans la montée, un belge passe comme une fusée. Sur la fin je reviens sur Guillaume Crozet qui est drafté par la 3ème féminine. On discute, on rigole. Ca fait du bien car la chaleur commence à taper sérieusement.
En haut du col d’Ornon, je croise Evanne, pleine d’énergie et Christophe D. de St Priest qui m’annonce 41ème.
Je fais une descente ultra rapide du col d’Ornon.
Je commence a bien ressentir la fatigue de ces 4 premières heures de course.
Il va maintenant falloir attaquer l’ogre du parcours, le col de l’Alpe d’Huez. Avant la course j’arrivais assez serein, avec mon nouveau Cannondale Synapse monté en 36 x 30 mais arrivé au pied, mes cuisses sont lourdes et la confiance n’est plus au rendez-vous.
Dès la première rampe à 10%, je passe le 36 x 30. Pas question de faire des folies. Guillaume prend les devants puis autour de La Garde il faiblit soudainement. Je ne le reverrai plus. Dans cette montée, je commence à avoir envie de vomir. Je mettrais 10 minutes à comprendre que c’est le début de l’hypo. J’avale 1 grosse pâte de fruit en plusieurs fois. Je me vide 2 bouteilles d’eau sur la tête. La pente se tasse un peu. Je vois passer la 2ème féminine puis Alexandra Louison une fois arrivé à l’entrée de l’Alpe d’Huez.
Dans le dernier virage, je vois Raph et Max qui me disent que je suis super bien. Méfiez vous des apparences. L’arrivée dans le village permet de soulager les jambes.

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T2

L’arrivée au parc me fait du bien mentalement dans un premier temps. Je me retartine de crème solaire. J’enfile le running et je pars pour la CAP.

CAP

Le premier km est un enfer. J’ai le rein droit qui me fait hurler. Je me force à courir mais la douleur et l’altitude m’empêche de respirer. Pire, à la première descente, tous les muscles de mes 2 jambes crampent en même temps. Je m’effondre de douleur. Mes cris alertent un bénévole qui vient me porter secours. Après 2 à 3 minutes d’étirements, je me sens le courage de me relever. Dans ma tête je ne vois pas d’autre issue que l’abandon. Après avoir remercié chaleureusement le bénévole, je décide quand même de tenter de continuer. Je constate que le mal de dos a complètement disparu, les jambes vont plutôt bien. Le cardio est entre 150 et 160 puls mais je n’arrive plus à embrayer. Je déambule donc à 10 km/h dans ces montées casses pattes. A chaque ravito, je m’arrête pour boire et manger de la pastèque. L’estomac est toujours sur la corde raide. Je vois la tête de course passer à 17 km/h… Déprimant…
La fin du premier tour et le 2ème se passent plutôt bien, c’est à dire que je cours, pas vite, mais je cours.
J’attaque le 3ème tour en me disant que maintenant c’est gagné. Mais à la première montée, gros coup de moins bien! Houlà, je peux plus avancer. Le cerveau cafouille un peu. Ca me fait peur sur le coup. Je marche donc prudemment et m’arrête au ravito pour reprendre mes esprits. Je repars en marchant. Je voudrais courir mais tout mon corps refuse. Un non catégorique! C’est alors que je vois passer Sophie dans son premier tour à une allure de malade! « Allez! Allez! » me dit elle. Oui, oui… je ne demande que ca…
Après le demi tour je croise nico, visage fermé, mais il court. On se tape la main. Ca me rebooste pour 2 ou 3 minutes. Au ravito en bas de la descente, je me pose complètement, la tête dans les mains. Il n’y a plus de pastèques… Un peu d’eau alors.
La dernière montée est une torture mentale et physique. J’ai envie de m’effondrer en larmes. Pour remédier à çà, je commence à parler à voix haute : « 3km à pied, ca use, ca useuuuh », puis je décide de faire du stop. Un concurrent me dit « t’es gonflé t’es dans ton dernier tour, t’es quasiment arrivé! »… Tout est dans le « quasiment ». Je demande si je peux couper la montée. Pas de réponse. C’aurait été une mauvaise idée vu le dénivelé. Marchant depuis quelques minutes maintenant, Nico revient à ma hauteur. Ma bouée de sauvetage! Il est également au plus mal. Nous faisons la montée en marchant. On pose pour la photo officiel.

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Arrivés en haut de la bute nous décidons de recourir. Nico me dit vouloir abandonner. Je l’encourage à ne pas chercher à finir à tout prix, surtout qu’il a eu une prépa plus que légère. Ce guerrier ira tout de même au bout du calvaire. Bravo Nico!!
Sur la fin de cette descente, je ne me sens plus de courir. Je laisse Nico filer vers son 2ème tour. En approche de l’arrivée, je vois Lionel, bien remis de sa grosse fringale dans l’Alpe, qui m’encourage bruyamment. Ca va me pousser à courir jusqu’à l’arrivée. J’aurais voulu disputer l’arrivée avec 2 autres concurrents mais ca n’est tout simplement pas possible.
L’arrivée est une véritable délivrance, la fin d’un calvaire, d’une journée en enfer.

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J’ai trouvé dans cette course plusieurs réponses : je ne ferai jamais Embrun, le format Half Iron sera ma limite supérieure.

A l’arrivée, je m’étends dans une chaise longue. Lionel m’encourage à manger et boire une bière mais je n’ai envie de rien. Ca va durer 20 ou 30 minutes. Ensuite je vais être pris par une envie de tout dévorer. Je vais enquiller les tranches de jambons et les chips.
Mes camarades de club arrivent successivement, tous aussi marqués que moi.
Maintenant place aux vacances. Il me faudra nager un peu en prévision des 10 km de Paris… Si la météo est avec moi, j’irai monter qq cols pyrénéens.

Les résultats

Temps global : 7h24’32″ (75/567 finishers)

Natation (2,65 km) : 37’46″ (53/567);

T1 : 3’47″;

Vélo (115 km, 3000m D+) : 4h32’59″ (43/567);

T2 : 2’07″;

CAP (20 km) : 2h07’24″ (217/567).

Les traces Garmin

Natation
http://connect.garmin.com/activity/203202759

Vélo
http://connect.garmin.com/activity/203202761
http://connect.garmin.com/activity/203202767
http://connect.garmin.com/activity/203202771
http://connect.garmin.com/activity/203202774

CAP
http://connect.garmin.com/activity/203202778




Triathlon CD d’Annecy 2012

2072012

Remember Annecy 2011… Un triathlon qui a marqué un tournant dans ma vie de triathlète. En changeant de vélo et de méthodes d’entrainement en CAP un mois avant, j’avais franchit un palier lors de l’édition de l’an dernier.

Je revenais cette année sur cette épreuve qui offre le plus beau cadre de Rhône Alpes pour pratiquer le triathlon.
Le matin je suis relativement frais grâce à une nuit de 10h. J’étais un peu inquiet car la semaine fut un peu dure avec un passage dans les alpes pour faire le marmotton et une sortie de 110 km la veille (quoi? Oui j’ai déconné mais à l’insu de mon plein gré).
Le parc à vélo est simplement ENORME. Par contre pour y rentrer il faut le mériter. 30 minutes d’attente et un départ décalé.
Installation du matos un peu précipitée. Pas autant de temps que j’aurais voulu pour discuter avec tous les collègues de l’ASVEL.
J’ai galère comme jamais pour enfiler la combi. 5 minutes d’échauffement.
J’ai la chance de partir dans la première vague. Je me place comme l’an dernier à l’extrême droite.
Un décompte au départ, idéal pour se lancer. Je tente un départ rapide. Je me retrouve complètement isolé au bout de 100m. Je suis le canoë qui bordure le côté droit. Arrivé à la première boué, je me fais un gros plaisir en faisant un virage sur le dos que j’ai pu voir sur une vidéo de nat en eau libre. Mais pourquoi les coach ne nous apprennent pas cette manoeuvre??
La longue ligne droite jusqu’au pont des amours se déroulent sans accrocs. Dans le canal, je décide de prendre des bons pieds.
Je sors en 22’42. Temps correct même si après les tri de Doussard et le Mégaquathlon j’envisageais moins de 22′. Mais le triathlon est ingrat. Si tu pratiques pas, ca ne marche pas. 3 séances en 2 semaines, zéro fractionné. Le chrono prend des secondes tout seul.
T1 pourrie comme d’hab qd y a une combi.
Je pars en vélo en même temps que Nico qui est sorti juste devant moi en nat.
Un petit salut et je me lance. Le col de Leschaux passe moins bien que l’an dernier. Dans les bosses derrière je me sens bien mais je me fais qd même déposer par qq avions.
Les descentes sont humides donc je fais ca très prudemment surtout que j’ai aucune qualité de descendeur.

Triathlon CD d'Annecy 2012 dans Triathlon V%C3%A9lo-Annecy-2012-1-175x300
La dernière descente est bop plus roulante donc on peut se lâcher un peu plus mais les roues aeros passent tout de même devant… Faut que j’investisse!
Sur la fin je relache un peu pour faire descendre le coeur.
Arrivée à la T2, j’ouvre les chaussures mais je n’arrive pas à sortir les pieds. 1 essai, 2 essais… L’équilibre est précaire… Le pied gauche sort mais je dois déclipser pour poser le pied droit. Je continue avec la chaussure à la main. A droite j’entends « Tu vois, c’est comme ca qu’il faut faire »… Oui, oui, oui…
T2 compliquée car chaussettes un peu humides.

CAP-Annecy-2012-1-144x300 dans Triathlon

J’attaque la CAP sans regarder le cardio. J’y vais à la sensation. Comme l’an dernier j’ai des points de côté sous la côte droite et derrière l’épaule droite. Ca mettra plus d’un tour à passer. Je reviens sur un concurrent de St Priest que je connais très bien après 2 km et avec qui j’ai ferraillé dur sur le parcours vélo. Je vais rester dans son sillage et celui d’un triathlète du Fontanil. Sur le demi tour du 2ème tour je passe ces 2 concurrents en zappant le ravito et en passant à la corde. Les points disparaissent et je peux enfin me libérer. Je vais réussir à creuser l’écart et garder ma place jusqu’au bout.
A l’arrivée je savoure vraiment, seul et isolé, après une course à pied très intense, à la bagarre.

Arriv%C3%A9e-Annecy-2012-1-300x194

 

Les temps et statistiques de course

Temps total : 2h23’17″, 31ème/1095.

Natation (1,5 km) : 22’42″; 58ème;

Trace Garmin

T1 : 2′08″;

Vélo (43 km, 750 D+) : 1h19’55″; 58ème avec T1+T2 (32,1 km/h de moy.; 165 puls/min en moy, max 181) ;

Trace Garmin

T2 : 1’32″;

CAP (10 km) : 37’03″, 23ème (178 puls/min en moy, max 191);

Trace Garmin.







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