Triathlon M d’Annecy 2013

30062013

Je n’ai jamais démarré une saison de triathlon aussi tard. La faute à une petite blessure début mai qui m’a empêchée de participer au challenge triathlon S-M (il porte bien son nom au passage…). J’étais ensuite complètement focalisé sur le Milan-San Remo amateur.

Après cette cyclosportive, je n’ai pas ressenti de fatigue particulière. J’ai donc continué à rouler, rouler et rouler… J’en ai un peu oublié les autres sports. Ca n’est pas faute d’avoir envie de nager et courir mais étant sans cesse sur les routes de France, il m’a été difficile de trouver piscines et terrains de CAP.
Sur cette dernière semaine, j’ai pris un gros coup de bambou lundi dernier. Plus de jus. Je dormais sur place.
J’arrive donc sur le triathlon d’Annecy dans un état de fraicheur bien différent des années précédentes.

Après une nuit abyssale de près de 10h, je pars de Lyon à 8h, accompagné de Yoman1 et Laurent.
Les discussions me sortent de ma léthargie matinale.

Nous arrivons sur Annecy vers 9h45. Il y a déjà bcp de monde. Ce triathlon est le plus gros de la région avec près de 1200 partants.

Retraits des dossards, l’occasion de croiser bcp d’asveliens, toujours avec la grosse banane. Ca motive! Nous recevons cette année une belle montre, joli cadeau!

Nous allons chercher les vélos et nous entamons le rituel de la préparation de course avec la pause de la plaque, l’épinglage du porte-dossard et du cardio.

Nous arrivons sur le parc à vélo, regroupés par club. Ca c’est un moment toujours délicieux où les échanges sont vraiment uniques. Cette année j’en profite un maximum car nous sommes arrivés très tôt. L’installation du vélo se fait dans la bonne humeur.

11h30, je pars vers la zone de départ de la natation à 1 petit km du parc à vélo. J’enfile la combi, non sans difficulté, la faute un petit surplus pondérale :-D . Je nage un peu puis me positionne sur la ligne, tout à droite. Théo, notre super leader, est hyper motivé. Il me demande de prends ses pieds au départ. C’est très gentil de sa part mais c’est juste suicidaire puisqu’il sort régulièrement en tête de la natation alors que je sors au mieux en 50/60ème place à Annecy (il sortira très largement en tête de la natation).

11h55 le départ est lancé. Je pars vite. Je suis vite isolé à droite alors que je cible la bouée bien en face. Au bout de 300m, je me sens pas très bien, sans doute à cause de vagues importantes créées par un bateau. Mon départ rapide cumulé à ces vagues et une combi qui me sert un peu trop provoque une grosse sensation de suffocation. Je dois calmer le jeu. Je bascule à la première bouée avec mon virage de dos que j’ai appris sur les vidéos d’eau libre. Nickel! Petit à petit la glisse revient et je remonte bcp de nageurs. J’arrive sous le pont de amours isolé. Je continue de remonter des nageurs et le passage du canal est relativement agréable puisque je suis moins entouré que les années précédentes.

Triathlon M d'Annecy 2013 nat-canal-300x199
Je sors de l’eau en 23′. Un peu décu sur le coup mais en fait nous avons nagé près de 1600m donc c’est très honnête.

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T1 assez lamentable en plus de 3 minutes. Ma nouvelle combi s’enlève très bien mais là j’ai galèré sur les manches…

Je pars en vélo, non sans difficultés pour bien me chausser. J’appuie fort sur la pédale. Les sensations sont bonnes. Normal, le vent est de dos! La montée du col de Leschaux est compliquée. Le cardio est très haut, autour de 180 puls. Je me rassure par ma remontée sur de nombreux concurrents. Je reprends successivement David, Cédric, Lionel, Marco puis Olivier.

velo-61-300x300
Je gère bien mes descentes, d’autant plus que je les aborde bien isolé.
Le retour sur Annecy est compliqué. Nous devons rentrer dans les voitures. Ca me rappelle de mauvais souvenirs de Milan San Remo.
J’arrive sur la T2 très entamé par un vélo très rythmé.

velo1

La T2 est juste apocalyptique! Je n’arrive pas à enfiler mes chaussettes. Obligé de m’assoir.

velo5-300x199

David arrive juste à côté. Il est temps de partir. Son arrivée m’a fait oublier que j’étais dans le dur et me met un bon coup de pression.

Je pars donc sur la CAP assez vite. Dès le début je suis gêné par un point de côté comme l’an dernier. J’ai l’habitude et je fais avec. Je décide que mon allure de course sera reglée à 180 puls. Le premier tour est assez confortable et me permet d’observer les positions de chacun. Olivier revient bien, Lionel n’est pas loin. Sur le 2ème tour les choses deviennent plus compliquées. Au demi tour je vois que mes camarades se rapprochent. Je visse un peu pour maintenir l’allure.

cap5
J’arrive vraiment cuit. Les stats cardio me montreront que je n’ai jamais couru un triathlon à si haute intensité. Il est temps de recourir sérieusement! Retour sur la piste cette semaine!

Je peux être satisfait de l’équilibre que j’ai trouvé dans les 3 disciplines : 44ème en nat, 42ème en vélo et 37ème en CAP.
Prochain rendez vous à Thonon dans 2 semaines, une épreuve inédite pour moi.

Les stats

Général
2h26’03″, 31ème/900

Natation (1,58 km)
23’15″ : 1’27″ au 100m en moy.,  44ème
http://connect.garmin.com/activity/335368785

T1
2’12″ (207ème)
http://connect.garmin.com/activity/335368791

Vélo (42 km, 800m D+)
1h20’30″ : 32km/h de moy et 42ème;

Cardio : 171 puls/min en moy, max 186 puls/min.
http://connect.garmin.com/activity/335368794

T2
1’30″ (385ème)
http://connect.garmin.com/activity/335368802

CAP (9,6 km)
38’36″ : 15 km/h de moyenne et 37ème;

Cardio : 180 puls/min en moy, max 190 puls/min.
http://connect.garmin.com/activity/335368807




Milan-San Remo amateur 2013

10062013

A l’automne dernier, certains de mes coéquipiers évoquent la possibilité de participer à Milan-San Remo amateur. A la recherche d’un nouveau challenge atypique et motivant, après le flop des 10 km de Paris à la nage, je choisis très rapidement de m’inscrire sur la course.

On ne peut pas dire que c’était forcement un très bon choix au regard de la météo que nous avons subit depuis de longs mois.

Milan – San Remo est la classique la plus longue du calendrier avec 295 km.

Milan-San Remo amateur 2013 profil-msr-300x61

Ca demande une préparation riche en km avec beaucoup de sorties longues.

Malgré ces conditions météo, j’ai presque réussi à toucher l’objectif de rouler 5000km (4880 km). Par contre, j’aurais voulu faire 5 sorties de 200 km. Je n’ai pu en faire que 2 en avril. J’ai toutefois pu faire 17 sorties de plus de 100km.

La préparation a été perturbée par une blessure à la cuisse début mai qui m’a conduit à stopper le vélo 4 jours complets puis à reprendre en douceur. Cette blessure m’a d’ailleurs conduit à déclarer forfait sur mon premier objectif de l’année : le challenge tri S + M de Pont à Mousson.

Pendant près des 3 semaines je vais trainer ma misère sur la selle, sans aucune sensation, alors qu’à la fin avril j’avais des jambes de feu. Sur les 10 derniers jours de prépa j’ai enfin réussi à retrouver de belles sensations.
Je pars donc le 8 juin avec Michel, Patrick et mes collègues asveliens, Lionel et Pascal pour Milan.

Retrait des dossards le samedi après midi. Nous récupérons un joli maillot collector aux couleurs de Milan-San remo. La puce est assez inhabituelle pour les triathlètes que nous sommes puisqu’elles se fixent sur l’attache d’une roue.

La nuit précédent la course est bonne même si je suis tombé du lit à 4h30 alors que le réveil était programmé à 5h.

Petit dej’ puis préparation des vélos. Et là c’est le drame! Je veux gonfler le boyau de la superbe roue Reynolds 66mm qui m’a été prêtée et j’arrache le prolongateur de valve. Gros coup de panique!! J’ai les mains carrés et surtout je n’y connais rien au boyau. Lionel me fait tout suite redescendre les puls malgré une brosse à dents dans la bouche « t’énerve pas on va te régler le problème ». Ils m’ont démonté le boyau remonté la valve, regonfler à bloc le boyau en un temps record. Pfff quel soulagement! Merci Lionel et Michel!

Nous partons pour le départ qui va se faire au pied d’un hôtel dans un cul de sac hyper enclavé. CC et Pat nous ont expliqué les jours précédents qu’il faut se placer en tête dès le départ pour être en tête du peloton de 1200 personnes pour être bien placé dans le premier col du Passo del Turchino pour basculer avec le groupe de tête. Nous nous plaçons donc dans les 50 premiers.

7h, le départ est lancé. Je n’ai jamais fait de cyclesportive et je découvre vite que rouler dans un peloton aussi dense est une véritable épreuve pour les nerfs.

Ca part très vite, entre 40 et 50 km/h. Pas du tout à l’aise, je perds vite de vue mes coéquipiers et je recule. La course est d’une nervosité incroyable. Ca frotte de partout. Les mecs veulent absolument remonter le peloton. Il y a de nombreux ralentissement brusque et malgré les nombreux cris d’alerte, les chutes et les crevaisons sont nombreuses. Après une 1/2 h, nous nous prenons une rincée terrible. Ca ne fait qu’ajouter au stress puisque les freinages vont être encore plus difficiles.

Le première phase de la course jusqu’au Turchino est très plate, avec plusieurs passages en ville et des ronds points à gogo. Les passages de ponts sont aussi de belles occasions de se faire peur puisqu’ils agissent comme des goulots d’étranglement sur le peloton. Lors d’un de ces passages, un type tombe devant. Cassure. A la relance, nous tombons sur 2 gros chiens au milieu de la route! Ca accentue la cassure. Les gars autour de moi sont pas très vaillants et il faudra s’y coller tout seul à plus de 50 km/h pour rentrer. Je devrai reproduire le même effort un peu plus tard après une autre chute dans ma zone. Sur ce coup ci ce fut nettement plus dur. J’ai eu beau hurler pour demander des relais, personne n’y est allé. Par contre, ils ont su dire merci…

Nous arrivons sur le Turchino. Un très long faux plat (25 km à 1,4% de moyenne). Je remonte dans le peloton. J’ai retrouvé la compagnie de Lionel. Ca fait beaucoup de bien au mental après tous ces km isolés. Un peu avant le haut, je vois Stéphane, un asvelien, chuter suite au décrochage de son pédalier! Aie! Il repartira et finira après réparation.

Le haut du col monte un poil plus fort sur moins de 2 km. Ca permet de sélectionner un peu.

turchino-300x200

Nous basculons dans la descente. Je vois un nombre incalculable de guss défiler. Les gars ont totalement débranché! Ils m’insultent en passant… Dans cette descente encore des chutes.

Arrivé en bas il faudra encore bosser dur pour rentrer sur le groupe de tête.

Arrivé sur la cote ca se calme un peu. Le paysage est nettement plus intéressant avec la mer sur notre gauche. Les passages en ville sont très tendus avec des voitures à droite et à gauche. Il faut parfois passer à 40km/h en fil indienne entre les voitures!

C’est dans cette période que j’ai la plus grosse frayeur de la course. Un type vient me percuter par l’arrière pour une raison inconnue. Je reste miraculeusement en ligne mais lui s’envole totalement. La chute est lourde. J’espère qu’il n’a pas été trop touché par cette chute.

Les km défilent, les réserves de barres diminuent et surtout les niveaux des bidons. Nous avons rapidement compris que Michel ne pourrait jamais nous ravitailler.

Heureusement, CC qui a le bras long, fait jouer son réseau et nous sommes ravitaillé pendant un temps mort dans le peloton.

Nous arrivons au km 260 et je suis relativement frais. Nous arrivons sur la première vraie difficulté : Capo Berta. Je passe avec la tête mais dans la descente il y a cassure. Les mecs autour font du surplace. Je crie un bon coup pour motiver la troupe et je fonce… enfin j’essaie mais mes cuisses me rappellent à l’ordre et ne veulent plus du tout envoyer de la puissance. Un truc de dingue, jamais je n’avais ressenti ca.

Du coup je baisse la tête, écoute un vieil italien m’expliquer comment courir sans le comprendre, et je rentre dans le groupe. Nous arrivons alors à la Cipressa que je sais la plus raide des fameux des Capis, les raidars de bords de mer. Je suis le groupe qui monte à 24/25 km/h. Au bout de 1 ou 2 km, les jambes me redemandent de me calmer. Je prends en plus un petit coup de bambou. Je décide donc de manger le Nuts que j’ai récupéré aux voitures. J’aime pas ca mais là je mangerais n’importe quoi. J’en avale la moitié. Cette montée me parait interminable. Je vide mon dernier bidon me disant que je suis à 15 km de l’arrivée.

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Je descends seul.

Retour sur la côte. J’arrive à taxer un bidon d’eau à des gens très sympathiques!

Arrive le célèbre Poggio. Ca monte pas trop dur. J’avais dans l’esprit que c’était à peine moins dur que la Cipressa mais en fait c’est nettement plus facile. Là je rejoins CC, qui est arrêté en total hypoglycémie. Je lui donne le reste de mon Nuts et une pâte de fruit que je ne pensais plus avoir. Il me dit « on finit ensemble ». Je suis ok mais nos contraintes physiques sont différentes. Si je ne tourne pas les jambes j’ai l’intérieur de la cuisse droite qui crampe. Je tourne donc au rythme de croisière mais la distance se fait et malgré ma descente toujours aussi pitoyable du poggio je ne le reverrai pas avant l’arrivée.

poggio-1-300x198

J’arrive sur la ligne hyper soulagé d’avoir évité tous les écueils de la course dans un temps inespéré au départ de 8h12 (36km/h de moyenne, 114ème au scratch, le premier gagne en 7h44).

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Au final, je suis forcément satisfait du résultat mais je n’imaginais pas que cette course était aussi dangereuse. Je pensais que la route était totalement fermée, mais en fait il y a juste des voitures ouvreuses devant et le trafic résiduel, même arrêté sur les côtés, génèrent beaucoup de dangers! Il est d’ailleurs à l’origine de nombreuses chutes.

Personnellement je ne conseillerais pas cette course malgré le prestige qui l’entoure et son prix attractif (50 €).

Les stats Garmin de ma course :

http://connect.garmin.com/activity/325538901

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