Triathlon M d’Annecy 2015

28062015

Je courrais ce matin le Triathlon M d’Annecy, un rendez vous que j’affectionne particulièrement en raison de son cadre exceptionnel.
L’ASVEL en avait fait sa course club. Je m’étais très tôt engagé sur ce rendez vous. Après Liège Bastogne Liège (LBL) j’ai décidé d’avancé le Tour du Mont Blanc (TMB), initialement prévu en 2016 à 2015. Le triathlon d’Annecy se positionnait alors à 3 semaines de l’échéance (18 juillet).
Je ne pouvais donc pas préparer spécifiquement l’événement et surtout je ne pouvais pas occulté la préparation spécifique de ce TMB.
La veille je me faisais donc une sortie longue sur le Haut Bugey, en enchainant la montée du Col de la Biche par Gignez puis 3 montées du Col du Grand Colombier par la montée de Champagne (je voulais faire la fameuse montée de Virieu le petit mais j’ai fait une erreur d’aiguillage que j’ai mis trop de temps à identifier pour faire la correction), la montée par Culoz (celle du Tour de France) qui fut un enfer de chaleur sur les 6 premiers kilomètres puis la montée d’Anglefort : https://connect.garmin.com/activity/816410755
Au réveil dimanche matin, à 6h15, je suis évidemment fatigué mais je me focalise pas sur cet état, sinon je suis bon pour rester à la maison.
Rendez vous à 7h avec Lionel, mon fidèle chauffeur, avec la Brunette, une légende du club et Laurent qui fut mon partenaire de relais sur Annecy en 2010.
Trajet aller dans une frange bonne humeur à suivre les performances de nos collègues engagés sur l’IM de Nice.
Arrivée à Annecy. Le parc est rempli d’Asveliens, le plus gros rassemblement que le club n’est jamais produit sur une épreuve. Ca vaut une photo de famille.
Direction l’aire de départ à 500m du parc. Je bous dans la combi, heureusement le lac est frais. Un peu d’échauffement léger. Je me positionne à droite du peloton comme d’habitude mais voyant bop de canoë de l’orga à droite je me dis que ca va être pénible de négocier une place en dehors de l’aire « officielle » de départ et je pars sondé le côté gauche. J’y retrouve une grosse colonie de l’ASVEL et j’y rencontre Christian Dufrenoy qui est un fidèle lecteur du blog. Une très belle rencontre, très gratifiante pour un petit blogueur comme moi. Merci Christian pour ton retour très positif sur le blog! Ca motive toujours d’avoir des retours terrain pour continuer à alimenter le fil.
Le départ est lancé en retard. Je pars complètement isolé. Pas de pression sur cette course donc pas question d’envoyer les watts. On pose la nage. J’ai super mal au dos jusqu’à la première bouée. Les descentes crispées de la veille ont laissé des traces. La remontée vers le pont des amours se passe paisiblement. Je suis à bonne distance à gauche du peloton. Sur la fin je perds en vigilance et ne fais plus d’orientation. Je sors la tête de l’eau et j’ai très largement dévié de l’entrée dans le canal!!! Je me dis que je rallonge le supplice mais ce qui est fait est fait et il n’est pas question de ruminer. Nous passons le pont sous des grandes clameurs. Ca fait plaisir de sentir des encouragements nourris en natation. C’est un moment unique, spécifique à Annecy. Le passage dans le canal est toujours aussi pénible. Ca bouchonne bcp en raison du manque de largeur et du retour sur les dernières féminines qui brassent tranquillement. Je finis par trouver une place le long du mur qui tient la berge droite. Je sors en même temps que Berger.
T1 toujours aussi bonne. Près de 4′.
Je me lance sur le parcours à vélo de manière pénible car j’échoue lamentablement dans mon enfilage de chaussures sur le vélo. Je stabilise le cardio autour de 160 bpm (80% de FCM). Les jambes répondent bien. Elles ne paraissent pas saturées par l’effort de la veille mais hors de question de s’emballer. Etant sorti loin en nat, je vis de l’intérieur les problèmes de drafting d’Annecy. Dans les débuts du col de Leschaux, un arbitre fait bien son travail de dispersion d’un gros peloton. Je monte sur la plaque et remonte pas mal de collègues, dont Nico, mon frère de course sur l’Engadin, que je mets du temps à reconnaitre. Je m’échauffe avec un type qui a une vision particulière des règles de drafting et de partage de la route. Je passe mes 2 collègues de co voiturages Yo et Laurent.
Après le col de Leschaux s’en suis des successions de descentes et de montées raides. Dans les gros pourcentages, les jambes et le coeur me rappellent mes efforts de la veille. Je me calme et pose mon effort. Je me fais doubler de partout dans les descentes. Les gars vivent une autre course. Je reste toujours étonné de ces amateurs qui prennent tous les risques pour… je n’ai pas la réponse. Un collègue de club me serre sur une voiture alors que j’allais doubler après avoir patienté dans des lacets. Je réaliserai plus tard qu’il s’agissait de Quentin. Pas de soucis, on en a parlé à froid. Aucune mauvaise intention de sa part.
Dans la dernière montée, un cycliste hors course avec son vélo électrique se fait un malin plaisir de laisser tout le monde sur place avec un petit regard vers chaque concurrent… Ok :-D
Le final est pénible. Nous revenons sur les bords du lac dans le trafic. Un truc de dingue. Nous devons rouler pendant 5 km entre les voitures. Je retrouve un rookie ultra promoteur, Fabien, qui semble aussi bon descendeur que moi. Petits échanges techniques puis fin de bataille dans les voitures.
Le parc arrive comme un soulagement.
Je me pose le vélo. J’enfile les chaussures et prends le temps de boire un coup. J’hésite à remettre de la crème.

Je me lance sur le parcours avec l’idée de courir entre 160 et 170 bpm. Sur les premiers km, pas de problème. En plus l’allure avoisine les 15 km/h. Mais petit à petit la dérive cardiaque fait sa place, née de ma journée précédente, amplifiée par la chaleur, l’une de mes pire ennemie. Je prends le temps de bien boire à tous les ravitos avec une verre sur le dos à chaque fois. J’encourage tous mes collègues.

CAP Annecy

JB qui revient de loin fini par me doubler en début de 2ème tour. Je guette Lionel qui se rapproche mais me dit souffrir du mollet. Je n’ai ni l’envie ni la force de passer la vitesse supérieure sur la fin de 2ème tour. Pire je meurs de faim. J’avale un bout de pâte de fruit, trop prêt de l’arrivée pour espérer un quelconque effet.
Je franchis la ligne en 2h32, mon plus mauvais temps à Annecy à 10 minutes de ma meilleure marque, mais aujourd’hui je venais avant tout pour participer et accessoirement profiter du cadre incroyable de cette course. J’ai pu profiter comme jamais des vues sur le lac sur les pentes du retour.
J’entre maintenant dans la dernière ligne droite vers ce challenge qui me parait d’une difficultés extrême qu’est le TMB. La journée d’hier de m’a pas vraiment rassurée. Je vais y aller en ayant confiance dans ma prépa depuis janvier, sans douter, mais en ayant conscience que tout sera possible le 18 juillet.

Les stats

Général
2h32’04″, 73ème/871 finishers

Natation (1,5 km)
23’18″, 99ème
https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/1

T1

3’24″

Vélo (42 km, 730m D+)
1h21’54″ : 31,2km/h de moy; 88ème.

Cardio : 153 puls/min en moy, max 178 puls/min.
https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/3

T2

2’10″

CAP (9,8 km)
41’19″ : 14,2 km/h de moy; 199ème temps.

Cardio : 160 puls/min en moy, max 182 puls/min.

https://connect.garmin.com/modern/activity/817457511/5




Lyon Mont Blanc 2015

8062015

logo-lyon-mt-blanc

L’année 2015 est une année de vélo. J’avais prévu de ne me fixer que le Challenge Liège Bastogne Liège comme objectif cette année, réservant le Tour du Mont Blanc (TMB) pour 2016. Mais après réflexion et avoir bien passé ce challenge, je me suis dit que LBL pouvait être un tremplin en terme de préparation pour le TMB.

Au hasard d’un surfing sur internet, je tombe sur une épreuve organisée par le CTL qui consiste à aller de Bourgoin au Mont Blanc puis du Mont Blanc à Bourgoin en 2 jours.

Bingo ! C’est une étape idéale de préparation pour le TMB.

Je m’inscris donc peu de temps après LBL. Je fais la publicité de l’épreuve auprès de l’ASVEL et Pascal se montre tout de suite intéressé et va s’inscrire quelques semaines plus tard.

 

1ère étape : Bourgoin-Mont Blanc, 195 km pour 3500m D+

https://connect.garmin.com/activity/796936602

Le 6 juin, nous nous retrouvons donc tous les 2 au départ de cette épreuve qui en est à sa 68ème édition !

Nous partons d’un des stades de Rugby de Bourgoin. Une grosse centaine de cycliste sont au départ avec quelques clubs fortement représentés, notamment St Etienne.

Nous récupérons nos plaques et carton de pointage. Une préparation rapide du vélo, dépose des bagages et nous prenons le départ à 7h30.

Allure modérée puis nous entrons dans un petit groupe d’une quinzaine de routiers. Les premières discussions s’engagent. J’échange avec le capitaine de route d’un club drômois qui a aussi disputé LBL cette année. L’allure monte autour de 30 km/h. 2 cyclos nous doublent à très vive allure.

Après 30 min, nous sommes rejoints par le club de St Etienne qui est représenté par une dizaine de coureurs. L’allure va alors fortement augmenter. Nous montons à 40 km/h en mode cyclosportif. Le peloton est maintenant d’au moins 40 unités et devient de plus en plus nerveux. Le profil plat de ce début d’étape est favorable à ce rythme soutenu. En arrivant sur les premiers contreforts du Bugey, nous reprenons les 2 avions passés en début de parcours. Ceux ci sont visiblement animés d’une envie de mener vive allure et se repositionnent en tête de peloton pour encore accélérer le rythme.

A l’approche d’un village le peloton se scinde en 2 en raison d’une mauvaise interprétation du fléchage (il y avait le fléchage du Dauphiné sur le même parcours). Avec Pascal nous sommes embarqué du mauvais côté. Je fais demi tour. A ce moment là je ne sais pas où est Pascal. Je me tourne vers les quelques cyclistes qui font demi tour plus loin et je vois un cycliste qui fait tomber Pascal en faisant brusquement demi tour devant lui ! Aie ! Je me porte vers lui. La chute a été a très faible allure donc pas de gros bobo mais sa patte de dérailleur arrière est complètement tordue. C’est une pièce fragile et nous décidons de ne rien faire sans un avis éclairé. Nous repartons donc tous les 2 mais maintenant complètement isolé. Je me mets à la planche pour revenir sur le groupe avant qu’ils ne repartent du 1er ravitaillement qui se situe à Chanaz, à 10 km. Nous reprenons 2 cyclos dont celui qui a fait tomber Pascal. Les excuses sont minimalistes.

Nous arrivons au premier ravitaillement après à peine 2h de route pour couvrir les 70km. Il était donc temps de recharger les batteries. Nous prenons notre temps car la chaleur commence à produire ses effets.

Nous repartons pour effectuer une petite transition de 10 km vers le col du Mont Clergeon. Nous passons devant le lac du Bourget.

Arrive la première difficulté du jour, le Mont Clergeon, 8,7 km à 8,32% de moyenne, des passages à 14%.

Mont Clergeon

Les premières pentes sont régulières mais exposées au soleil. Pascal se montre inquiet de ne pas pouvoir passer le 25 et le 28, sont dérailleurs touchant les rayons. Chacun se met dans son rythme. Quand nous arrivons dans le forêt, les rampes sont parfois très raides. Le cardio tourne autour de 170 bpm. Tous les participants du LMB sont en mode dispersé dans ce col. Il me faudra 40 minutes pour rejoindre le sommet. Pascal arrive quelques minutes plus tard et décide de s’occuper de son dérailleur. Il prend conseil auprès des cyclistes arrêtés au sommet. Il redresse sensiblement la pate mais pas suffisamment pour résoudre ses problèmes de passages de vitesses. Nous repartons dans la descente du Mont Clergeon, très technique et étroite. Je suis pas à l’aise du tout et je laisse Pascal glisser avec une fluidité qui fait rêver.

Nous arrivons prêt de Rumilly, lieu où j’ai disputé mon dernier triathlon. La pente s’est aplanie mais toujours pas de Pascal à l’horizon. Je me demande s’il n’a pas loupé une intersection. Je vais le retrouver après 20 minutes en roue libre, à m’attendre patiemment. Nous arrivons au 2ème ravitaillement de Vallière, km 101. Il est pas loin de midi donc je m’envoie un sandwich au jambon, une armée de Tuc et des bananes. Nous y retrouvons un ancien de l’ASVEL et l’un des 2 cyclistes déchainés du début de parcours, en sang après une très lourde chute dans le Mont Clergeon. Il va se contenté de mettre un peu de désinfectant et va repartir comme si de rien n’était !!

Nous repartons à notre tour. Le profil est maintenant globalement montant, sans difficultés majeures, si ce n’est celle de la chaleur qui devient suffocante, oppressante dans la vallée qui nous conduit dans la banlieue d’Annecy. Le passage n’est pas des plus agréable en raison d’une forte circulation. Nous profitons de ce passage pour rouler avec un peloton d’anciens qui ont tous des histoires plus dingues à raconter les uns que les autres, des gars qui courraient 2’46 » au 1000m, capitaine de CFA pendant 20 ans, ayant participé à 30 TMB ou encore croulant 250 km par jour !!! A 10 km de Thônes, nous devons grimper une bosse de 3 km à 7% de moyenne. Ca réveille les cuisses. Nous redescendons ensuite vers le 3ème et dernier ravitaillement, placé au km 155, en passant par des routes communes avec le triathlon de Doussard qui se disputera le lendemain.

Je dévore encore abondamment. Je remplis les 2 bidons.

Nous partons pour les 37 derniers km qui concentrent l’essentiel des difficultés de la journée.

Ca commence dès Thônes par le col de la Croix Fry, 11km à 7%.

La croix Fry

Je décide de partir plus tranquillement que dans le Clergeon. Le début est assez facile car quelques replats permettent de récupérer. La 2ème partie va être beaucoup plus dure. Le col est complètement à découvert et nous sommes au zénith. Le cœur s’envole autour de 180 bpm sans chercher pourtant à monter rapidement. Les carotides battent la chamade. Je me sens vraiment mal. Je vide mes 2 bidons en 45 minutes !! Plusieurs participants sont arrêtés à l’ombre. Tout le monde est en train de cuire. J’arrive au sommet où se trouve une auberge. Je vais y acheter un coca, que le barman me propose de couper avec un wiskhy :-D. Je recharge les gourdes. Je vais ensuite attendre Pascal une vingtaine de minutes. Pas de messages sur le portable. Un participant me donne des nouvelles de lui. Il finit par arriver en moulinant. Il s’est en fait arrêté pour redresser complètement son dérailleur. Il peut maintenant passer son 25 et 28 !

Nous redescendons jusqu’à l’intersection de la route du Col des Aravis. Nous y croisons des dizaines d’Harley ! La montée vers le col des Aravis est magnifique ! Sur le final, le Mont Blanc surgit, immense de beauté.

Nous plongeons dans une descente d’environ 10 km avant d’aborder la montée finale vers St Nicolas la Chapelle.

Cette petite montée de 3 km est très raide mais passe bien puisque nous touchons au but !

L’accueil au camp de vacances est très chaleureux. Avec Pascal nous prenons 10 minutes pour nous ravitailler et décompresser.

Nous déposons les vélos au garage et montons dans notre chambre. On se fait une petite sieste avant d’aller boire 2 bières vers 18h. L’apéro va durer près de 2h, long, très long quand on meurt de faim. Je pense que j’ai fait une petite hypo en attendant le repas, car je me sentais très mal, gros mal au crâne. La grosse plâtrée de spaghetti bolo va me faire complètement repartir. Nous allons regarder la finale de la Ligue des Champions dans le salon. C’est alors qu’un orage terrible explose.

Nous remontons dans la chambre à la mi temps. Nous faisons connaissances avec nos 2 compagnons de chambrée, un triathlète nancéen et un trailleur de Chambéry, néolyonnais. Echanges très sympas pendant la 2ème mi temps puis extinction des feux à 23h pour un réveil programmé à 6h.

La nuit va être très heurtée par la chaleur, les effets de la journée, la faim et les grincements de lit.

 

 2ème étape : Mont Blanc-Bourgoin, 200 km pour 2700m D+

https://connect.garmin.com/activity/796936750

Je me réveille une dernière fois à 5H45. Je décide de ne pas tenter de me rendormir. Tout le monde se lève et nous descendons au petit déj. Nous pensions que ca ouvrait à 6h mais la salle est déjà pleine et il n’y a plus grand chose sur les établis. Je mange 2 bols de céréales, un petit pain au chocolat et du pain.

Nous nous préparons tous et descendons au garage. Il n’y a plus beaucoup de vélos, beaucoup sont déjà partis avant 7h. La température est fraiche mais il fait très humide. Je pars en coupe vent et manchette mais je vais tout enlever très rapidement.

Nous partons à 7h08. La descente vers Saint Nicolas est jonchée de cailloux à cause des précipitations de la veille. Deux crevaisons dès les premiers mètres pour des concurrents partis juste avant nous.

Six km de descente et nous montons une côte de moins de 3 km à 7-8% de moyenne. Je monte au cardio, en endurance. Nous descendons alors vers Ugine où nous découvrons les préparatifs de l’étape du Dauphiné. La traversée de la vallée vers Chambéry est très monotone. De très longues lignes droites, en léger faux plats descendant. Un participant de LMB nous suit sur ce tronçon. Pascal a le visage fermé. Il est peu disserte et me dit gérer pour se ménager pour les 2 prochains cols. Je roule donc devant au cardio à 120 bpm. A 10 km du premier ravito, Pascal crève son boyau arrière. La guigne… Il regonfle pour tenir jusqu’au premier ravito qui intervient au km 57. Pascal change son boyau. Nous prenons encore tout notre temps pour bien nous ravitailler.

Petit transition vers le pied du col de Marocaz, 8km 7,5%.

Marocaz

Un kilomètre avant le pied officiel du col, je tombe sur un cyclo d’Annecy qui cherche ce col. Nous allons partager toute la montée en échangeant sur nos pratique sportive respective et les plus beaux cols de la région. L’ascension passe donc rapidement malgré quelques passages à 10%. Pascal monte plus facilement qu’hier, débarrassé de ses soucis mécanique. Il arrive moins d’une minute après. Nous descendons alors vers Chambéry. Petite traversée des faubourgs pour rejoindre le 2ème point de ravitaillement au km 101. Il est près de midi donc l’arrêt est prononcé.

Nous repartons pour une traversée de la ville pour trouver le pied du col du Granier, 14 km à 5,7% de moyenne.

Col du Granier

Je monte encore plus calmement à 130 bpm, exercice plus facile que dans les autres cols car la pente est moins raide. Pascal préfère tout de même grimper sur son propre tempo. L’ascension est longue. Je profite de temps en temps de la vue sur Chambéry et le lac du Bourget. En haut du col, le CTL a installé un petit point de ravitaillement. Je fais l’appoint d’eau car le prochain ravito est à 60 km et il fait encore très chaud. La sortie des alpes se fait par de jolies gorges, très ombragées. Ca fait un bien fou. Avec Pascal nous profitons du moment et de la chance de pouvoir évoluer dans un cadre aussi sublime.

La fin du parcours est nettement moins intéressante. Le massif est maintenant derrière nous et nous sommes livrés au soleil. Le parcours est très vallonné. Nous passons à proximité du lac d’Aiguebelette.

Km 153, dernier point de ravitaillement, bien caché pari les immeubles de Pont de Beauvoisin. Pascal l’attendait depuis un moment car parti avec un seul bidon, il était à sec depuis 20 km.

Nous observons le profil du final. L’envie d’en finir commence à gagner.

Nous repartons sur un profil toujours aussi vallonné. Nous devons franchir une dernière bosse de 5 à 6 km. Son passage marque l’ouverture de la soupape de décompression. Maintenant il n’y a plus qu’à se laisser glisser vers Bourgoin sur un profil descendant. Cette partie se fera d’autant plus facilement qu’avec Pascal nous avons sauté dans la roue d’un routier hors course qui fait sa sortie dominicale. Il va nous tirer à 45 km/h pendant au moins 15 km. Pascal le remercie chaleureusement puis nous terminons les 5 derniers km en relais avec un autre participant.

Nous arrivons sur le stade avec 199,2 km au compteur. Je plaisante avec Pascal en lui disant que je vais aller rouler 800m pour éviter de trop me faire chambrer sur Strava. Je n’en fais rien bien sûr, l’appel du ravitaillement et de la douche étant beaucoup plus fort.

On se pose pour déguster des frites, du jambon, chocolat et autres gourmandises. On échange avec tous les autres arrivés. C’est un moment savoureux, pleine de convivialité.

Ayant un peu de temps avant l’arrivée de Florence, nous en profitons pour passer à la douche.

Nous profitons ensuite une dernière fois des nos camarades de randonnée puis arrive notre taxi.

 

Lyon Mont Blanc s’achève après 2 jours de vélo, 395 km parcourus pour 5700m de dénivelé positif. Je conseille l’épreuve à tous. La difficulté est suffisamment bien dosée pour rendre le parcours sur 2 jours abordables à tous les types de routiers. L’organisation est irréprochable.







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