Lyon Mont Blanc 2016

6 06 2016

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L’année 2016 est une année de transition. La motivation pour les triathlons s’est sensiblement étiolée, pas pour la discipline elle-même mais plus car j’ai fait le tour des triathlons locaux et je cherche surtout à faire des épreuves inédites.

L’an dernier j’étais resté sur un excellent souvenir de Lyon-Mont Blanc. Toujours aussi passionné de raid cyclo, j’ai été très agréablement surpris en constatant que le parcours est renouvelé chaque année. Je décide donc de rempiler cette année mais seul cette fois-ci, la plupart des candidats potentiels de l’ASVEL étant embarqués sur l’IM de Nice ou sur d’autres épreuves locales.

Je m’inscris en dernière minute car je ne souhaite pas subir des conditions météos telles que celles que nous subissons depuis quelques semaines. Le mardi, malgré quelques risques de pluies et d’orage, je décide de poster l’inscription.

Je fais le voyage vers Bourgoin le vendredi soir pour dormir sur place et être serein pour le départ.

Samedi, je me rends sur le stade de départ vers 6h40. Je retire ma plaque. Je retrouve beaucoup de têtes connues de l’an dernier, notamment un collègue de chambrée, triathlète à Nancy.

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Etape 1

https://www.strava.com/activities/599452523

Etape 1

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Je fais donc le départ avec lui. Je décide de rouler en fond de peloton au début. Le parcours de cette première étape est très différent de celui de l’an dernier. Nous attaquons plusieurs côtes dès le km 5. 2 groupes se forment. Après une heure, je me mets à la planche dans le 2ème peloton et nous finissons par rentrer sur le premier groupe.

Km 43 arrive le premier col, le col de Banchet 5 km à 5,8% en moyenne. Un cycliste de la Drôme et Franck, un lillois, lancent un bon tempo. Je suis l’allure. Le dromois saute assez rapidement. Je monte dans la roue de Franck qui est sur la plaque ! Je suis au seuil, entre 160 et 170 puls mais les jambes répondent bien et je sais que le col est court. Après quelques km, un caladois revient sur nous au prix d’un gros effort. Nous arrivons au sommet ensemble.

Nous parvenons au premier ravitaillement. Tout le monde marque un bon break avant de repartir vers la seconde difficulté majeur de la journée, le col de l’Epine, 5,6 km à 7,5% en moyenne.

Col de l'épine

Je suis venu sur l’épreuve sans avoir regardé précisément les profils des cols et j’avoue que c’était pas malin car je me suis senti dans l’inconnue la plus complète dans plusieurs ascensions, sentiment plutôt désagréable, surtout quand j’ai été dans la souffrance. Le col de l’épine est court mais il est beaucoup plus raide que je l’imaginais après discussion avec un collègue de l’ASVEL qui l’avait monté 8 jours avant. Je laisse Franck monter à son rythme et souhaite me caller en endurance mais je n’y arrive pas. Le cardio dérive de plus en plus malgré un tempo faible. Je commence à me dire que les 2000 km au compteur depuis le début de l’année sont sans doute trop peu pour préparer ce type d’épreuve. L’ascension va être très pénible mais j’arrive au sommet toujours 2ème derrière Franck. Je fais une petite photo souvenir et je bascule dans la descente vers Le Bourget du Lac.

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Pas vraiment le temps de profiter du lac, nous arrivons vers Chambéry et montons un tout petit col, le col de Saint-Saturnin, 2,1 km à 6,1%. Nous abordons alors une partie relativement pénible dans la plaine, sur un profil très légèrement montant avec quelques petites patates de temps en temps. Je me retrouve sur cette partie avec un cyclo vétéran de Villefranche et un versaillais, taillé comme une lame de couteau. Nous roulons très bon train mais avec le temps je suis de moins en moins relayé pour finalement ne plus l’être du tout en approche d’Albertville.

Nous arrivons à Ugine, dernier point de ravitaillement avant d’aller affronter le juge de paix de cette première étape, le col de l’Arpettaz, 14,3 km à 7,2% en moyenne.

Col de l'Arpettaz

Je suis vraiment pas pressé d’aller escalader le géant, d’autant plus que je croyais qu’il ne faisait « que » 12 km. Je mange et bois beaucoup. Mes 2 camarades de la vallée sont parties bien avant moi. Après au moins 10 minutes d’arrêt, je finis par me remotiver. L’ascension démarre dans Ugine sur des pentes déjà raides, entre 7 et 8%. La vue est plutôt sympa. Les 2 premiers kilomètres se passent pas trop mal mais ensuite j’accuse clairement le coup, collé au bitume entre 10 et 11 km/h. Je n’arrive plus à faire monter le cardio. La pente est toujours aussi régulière.

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Les passages dans la forêt font du bien. Malgré des sensations très mauvaises je remonte les cyclistes un à un. Je reviens à 4 km du sommet sur mon camarade versaillais, maillot grand ouvert, dans une souffrance semble t il plus importante que la mienne. C’est malheureux à dire mais ca me remontait le moral de voir que j’étais pas seul dans la galère. A 1km du sommet, je suis repris par une figure locale, Dominique Briand.

La descente du col est très technique et étroite. Là encore je reprends du monde. J’ai bien progressé sur cet aspect depuis 2 ans. Les voyants sont au vert dans la tête car je me dis qu’au pied de la descente je n’aurais plus qu’à monter les 3 km qui mènent de la route principale à l’auberge. Que neni !! En bas, nous repartons dans une ascension sur une route large et très fréquentée. Le compteur indique 200km, puis 201, puis 202, 203… Le roadbook indiquait une arrivée au km 201 avec 3600m de D+. J’ai déjà largement dépassé les 2. Je suis pourtant le fléchage mais je suis pris d’un énorme doute « et si j’avais loupé la bifurcation et que je me trouvais sur la montée du col des Aravis de demain ??? ». Je m’arrête pour consulté mon tout nouveau smartphone (ca n’a pas que des inconvénients ces petites bêtes). Je ne comprends rien à la carte… Là passe mon ami versaillais qui m’indique que nous ne sommes pas perdus. J’ai toujours un doute mais au moins je ne suis plus seul. Après 4 bon km de montée nous arrivons enfin à St Nicolas la Chapelle et à la fameuse bifurcation de l’Auberge. Ces 3 derniers km vont être horribles. Un finish au courage à 16h30 après 8h30 de selle (hors arrêts ravito) !

Je suis tellement cuit à l’arrivée que j’en oublie casque et bidons alors que je rejoins ma chambre pour prendre une bonne douche et m’allonger. Il me faudra une heure pour percuter.

Vers 18h je descends prendre l’apéro et je m’installe à la table de cyclo vétérans de Villefranche que je connais depuis l’édition de l’année précédente. Je rencontre également quelques triathlètes qui ont fait l’Altriman 5 fois ( !!!!!) ou O Till O et l’Engadin swimrun. Un bon moment de partage et de convivialité.

20h15, nous attaquons ENFIN le buffet ! Je partage la table avec mon collègue versaillais (dont j’ai honte de ne pas avoir retenu le prénom !!).

21h15 retour à la chambre. Je rencontre enfin mes 3 camarades de chambrée qui sont 3 cyclos angevins, arrivés à 19H30. Nous ne nous éternisons pas devant France-Ecosse et nous éteignons les feux autour de 22h.

La nuit fut excellente. Les lits ne grincent plus comme l’an dernier.

Je me réveille vers 5h15. Je décide de faire l’ouverture du petit déjeuner pour ne pas vivre la pénurie de l’an dernier. Ce premier repas est partagé avec mes amis de Villefranche.

Etape 2

https://www.strava.com/activities/599456286

Etape 2

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Nous partirons ensemble à 7h.

Après les 3 km de descente vers la route principale, nous attaquons d’entrée et sans échauffement le col des Aravis, 11,7 km à 4,9% de moyenne.

Col des Aravis

Les jambes répondent tout de suite très bien et surtout mon cardio a plongé en flèche par rapport à la veille. Je me sens un autre homme. Je partage l’essentielle de la montée avec le versaillais. Ce col est vraiment sublime. Je prends le temps de faire quelques photos et savoure à 200% l’ambiance et le paysage titanesque.

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En haut, le sociétaire de Versailles me dit ne pas vouloir s’arrêter. Tant pis, je vais quand même prendre mes photos. Je tape ensuite le bout de gras avec des caladois qui se sont faits le challenge du meilleur grimpeur sur le col.

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Franck arrive et je bascule avec lui dans une très très longue descente qui va nous amener à Thônes où nous trouvons le premier ravitaillement. A près quelques minutes, je retrouve mes amis de Villefranche et du Lac des sapins. Nous repartons ensemble et nous ne nous quitterons plus jusqu’à l’arrivée.

Sur le passage entre Thônes et toute la région Nord d’Annecy, nous menons un tempo très calme sur un terrain vallonné avec un tout petit pétard à 16%. Nous approchons alors du 2ème col de la journée, le Col du Sapenay, 5,9 km à 5% de moyenne, précédé par une longue approche, la montée de Cessens, 9 km à 3%.

Le camarade de tête mène une très bonne allure dans ce faux plat cassant notre groupe de 5 en 2. Nous arrivons au virage qui marque le début du col, la pente de casse et se marque. Alors que nous entrons dans le village Cessens, de grosses gouttes font leur apparition pour finalement se transformer en averse prononcée. Ce col est saccadé avec des replats qui succèdent à des passages entre 8 et 10%. Sur les passages les plus durs, tout le monde est dispersé. Arrivé au sommet j’enfile mon petit coupe vent. La pluie tombe toujours de manière importante. Je teste mes freins. Ca réagit relativement bien mais je ferai tout de même une descente très prudente. A mesure que les lacets se succèdent, mes dents commencent à claquer toutes seules. Le froid commence à me saisir. Heureusement à la sortie de la forêt, une vue exceptionnelle sur le lac du Bourget me permet de m’évader de cet inconfort passager. Arrivé au bas, les conditions sont sèches et chaudes. Nous nous regroupons et commençons à nous organiser en relais alors que nous roulons sur les bords du lac. Cette transition sera relativement courte puisqu’après moins de 10 km nous retrouvons une petite montée bien sèche de 2 km à 6% de moyenne. Les jambes vont toujours très bien et je m’applique à participer à tous les relais dans la plaine. L’organisation du groupe est bonne et importante dans la mesure où le vent s’est levé et nous fait face. Les 60 derniers km sont moins agréables, constitués de longues lignes droites, vent de face. Seule la côte de Preymezel, 1,6 km à 8% vient briser cette monotonie. Sur la fin les relais tourne moins, les organismes sont marqués par l’accumulation des efforts. Mon cardio est toujours bas donc je prends plus de relais. Nous arrivons peu avant 15h au stade qui marqua notre départ la veille. Nous ne sommes précédés par 2 autres routiers dont mon camarade de Versailles qui a retrouvé toutes ces sensations dans cette 2ème journée.

Je profite bien du ravitaillement de l’arrivée. On débriefe la course avec les camarades de route.

La douche constitue également un de ces moments privilégiés qui succèdent à ces longues aventures sportives.

Une dernière bière pour profiter encore de la bonne ambiance qui règne sur cette épreuve et il est temps de repartir vers la gare et achever ce très long week end de plaisir cycliste.

Ce Lyon Mont Blanc n’aura fait que consolider la passion que je nourrie pour le vélo et ces raids en hautes montagnes.

La prochaine épreuve sera d’une toute autre nature, un swimrun avec mon pote Nico à Miribel, sur un format que je qualifierai de sprint avec 10 km de CAP et 1km de natation découpé en 10 sections.

 

 


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