Lyon Mont Blanc 2019

3062019

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Cela faisait presque 3 ans que je n’avais pas posté sur ce blog.
Que s’est-il passé durant ce temps là? J’ai arrêté la compétition et renoncé à ma licence de triathlon en raison d’une blessure à l’épaule contractée après une chute en vélotaf en rentrant de ma seule victoire individuelle à ce jour sur un cross de 5 km en inter entreprise. Cette blessure a d’abord mis plus d’un an à être clairement diagnostiqué. J’ai ensuite subit une infiltration qui m’a beaucoup soulagé. Mon chirurgien m’a alors demandé de reprendre l’entrainement de natation pour monter en charge et suivre l’évolution. Le soucis c’est qu’entre temps je me suis retrouvé dans une période de surcharge de travail qui va durer 1 an et demi. J’ai tenté des petites reprises sportives à l’occasion de mes congés mais j’ai à chaque fois été rattrapé par le boulot. Il y a eu également un terrible gamelle en mai 2018 qui m’a couté un casque (merci mon brave pour ton aide!!) et une très grosse entorse du poignet dont les conséquences mettront 8 ou 9 mois à se faire oublier.
Depuis la mi février j’ai pu me remettre doucement en marche puis en course. Ce fut évidemment compliqué avec une balance qui affiche 75 kg pour 1m66, mon poids de forme en compétition se situant entre 58 et 60 kg.
La course à pieds fut évidemment la discipline la plus difficile à reprendre. La bonne surprise fut la natation. Je n’ai pas vraiment souffert de l’épaule. Quand j’ai accumulé 4 jours de natation de suite ca tirait un peu mais rien à voir avec la période pré infiltration. Le vélo est petit à petit venu se mixer à l’ensemble pour compléter le triptyque magique. J’avais tellement faim de vélo que ni le vent, ni le froid ne m’ont découragé.
Sur avril/mai j’ai réussi à accumuler 2500 km de vélo. J’ai petit à petit repris goût pour les sorties longues. En regardant le calendrier de cyclotourisme, je vis Lyon Mont Blanc auquel j’ai participé déjà à 2 reprises. Fin mai l’araignée était dans la tête, mais je n’avais quasiment pas fait de dénivelé en raison de mes soucis de poids qui rendaient chaque montée très pénible. En croisant Marco, une légende vivante de l’ASVEL, lors du Rallye de Mions, je franchis un premier cap mental. Il me dit que je peux y aller les yeux fermés. Je commence donc à faire du dénivelés mais sans vraiment passer à l’inscription. Le dimanche précédent l’épreuve, je me fais une petite sortie test à 2500 m D+ dans les monts du Lyonnais qui s’est très bien passée. Les prévisions météo ont fini de me convaincre de m’inscrire.
J’arrive sur l’épreuve avec 4000 km de vélo parcouru, vélotaf compris (environ 1200 km) et 32000m de dénivelé positif.
Je voulais voyager vers Bourgoin en train mais loi de Murphy oblige, des travaux ont été menés sur ce week end sur la ligne Lyon-Grenoble, arrêtant tout le trafic ferroviaire. J’ai donc loué une voiture…
Je loge au Kyriad où j’avais déjà pris mes quartiers en 2016. Cette année je serai moins bien servi par mes voisins. Ma nuit aura été interrompus 6 ou 7 fois par des gens qui parlaient forts dans les couloir. Il y a eu aussi cette franco-italienne qui réglait ses problèmes de couple très violemment au téléphone… Bref je me réveille à 4h35 pas bien en forme. J’ai mal au dos, je suis un peu barbouillé. J’avale un peu de chocolat. Je prépare les bidons, les ravitos, je me tartine de crème solaire.
Je pars vers la le départ vers 6h15. Comme d’habitude l’organisation est au poil. Je retrouve des têtes connues notamment Christian avec qui j’avais fait tout le retour de l’édition 2016 accompagné de Marc, un ex collègue de l’ASVEL triathlon.

Etape 1

 

Parcours etape 1 Profil étape 1
Je pars donc à 7h en compagnie de Marc et Christian pour parcourir les 204 km qui nous séparent de Cambloux, juste derrière Megève.
Christian est un vrai métronome. Ca tourne rond, pas un acoups. Un bonheur de capitaine de route… mais aussi un tempérament, je vais l’apprendre à mes dépends à l’arrivée de cette première étape.
Nous roulons bon train sur ces premiers kilomètres relativement plats. Nous doublons les Audax puis revenons sur un cyclo de Versailles avec qui j’échange quelques souvenirs d’édition précédentes.
Sur cette première partie d’étape je suis profondément gêné par l’envie d’assouvir un besoin naturel. Je décide d’attendre le premier ravito.
La côte de Glandieu est la première difficulté au km 39, 1 km à 6%. Christian attaque assez fort. Il faut faire monter le cardio plus tôt qu’imaginé.
Le premier ravito fut un immense soulagement :) . Nous repartons et sommes maintenant accompagnés par 2 cyclos très loquaces. Ca vient un peu briser l’harmonie qui s’était formé dans notre groupe. Ils essaient de parlementer et j’avoue que j’étais pas bien bavard sur ce début d’épreuve. Ils veulent mettre en place des relais mais nous avons notre capitaine et il n’est pas vraiment question de s’organiser dans une mécanique qui nous conduirait à une usure progressive. J’ai une nouvelle araignée qui commence à me manger le cerveau : mon dérailleur arrière que j’ai réglé la veille sur le parking de l’hôtel déconne totalement. Le problème s’installe, ca saute de tous les côtés sur le petit plateau. Quand vient la première réelle ascension au km 85, la montée de Droisy, 5,8 km à 7% de moyenne, je finis par m’arrêter pour serrer ce foutu câble. Coup de bol, la première tentative est la bonne et je peux raccrocher le wagon. Dans cette ascension, je m’isole avec les 2 troublions du groupes ce qui me permet de briser la glace. L’un est un routier solitaire de Grenoble qui montre une aisance incroyable et le second, Rayan, est un cyclo/trailer de Lyon.
Nous arrivons au 2ème ravitos. On mange, on remplit les bidons, on donne des news à la famille et on rassemble toute l’équipe.
Direction maintenant les gros morceaux. Quelques petites montées en pré chauffe puis nous arrivons sur le col des Glières au km 140 qui présente une partie de près de 8 km à 9%. Et c’est là que je sens qu’il me manque pas mal de travail spécifique. Je manque cruellement de puissance et mon 34 x 28 me fait l’effet d’un 39 x 25.  Le cardio moyen se stabilise entre 160 et 165. J’aurais souhaité être un poil plus bas mais c’était la contrainte minimum de la pente. Vers les derniers km, je rejoins un local avec qui j’échangerai jusqu’au sommet. Une petite bouée mentale. Arrivée au sommet nous découvrons le fameux plateau des Glières, un haut lieu de la Résistance française. Petit arrêt au sommet pour faire quelques photos, manger des haribos et attendre Christian et Marc.

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Avant d’attaquer la terrible descente, 6 km à 11% de moyenne, nous traversons durant un peu plus d’un km un chemin plein de cailloux. Je fais pas le fier. La monture n’est pas sur son terrain de jeu.
La descente se fait sans soucis. Nous rejoignons le pied du col des Aravis et le dernier ravito avant l’arrivée. Nous nous arrêtons au moins 10’ pour avaler les sandwichs au jambon, les TUC et… eh ben non plus de haribos… Mon paquet restant a du tomber au sommet des Glières quand j’ai pris mon téléphone…
Dès le début de l’ascension Marc décroche. Quand nous entrons dans les pourcentages significatifs, je prends le relais de Christian, qui décroche aussi rapidement. J’avais un souvenir d’un col assez facile mais après 160km rien n’est facile. Je commence à piocher sévère. Le temps semble s’étirer et le sommet tarde à se rapprocher. J’y arrive tant bien que mal. Un petit ravito en haut est mis en place mais j’ai ce qu’il faut et je décide d’aller à la pancarte du sommet pour y faire une photo. On voit maintenant clairement le Mont Blanc. C’est juste magnifique! Je suis au milieu des touristes, nombreux sur ce col où il y a pas mal de commerces. Je commence à avoir un peu froid et je me remets donc en route.
La descente terminée, il faut franchir un petit raidar puis un long faut plat montant qui traverse Megève. Après 203 km et 8h16 de selle, je franchis l’arrivée. 6 ou 7 cyclos sont déjà arrivés. Je finis cette première étape dans un meilleur état que les 2 autres premières étapes que j’ai pues faire en 2015 et 2016, mais ces années là je n’avais rien géré du tout.
Nous sommes logés dans un pensionnat de collège avec vue sur le Mont Blanc.
Je rejoins la chambre en même temps que l’un de mes 2 camarades de chambrée, un cyclo de Briançon, skieur repenti. Après une bonne douche, c’est l’heure d’aller profiter d’une bonne bière. Je viens trinquer avec Christian qui me fait un accueil glacial : « tu nous as pas attendu en haut des Aravis salopards. Tu as pris la roue toute la journée et là tu nous attends pas »… Euh… Celle-là je l’attendais pas puisque nous n’avions pas de deal sur les relais et qu’il ne restait que 15 km. J’en rajoute pas et lui dis que j’avais pas de mauvaises intentions.
Le repas est assez sommaire, digne d’une cantine avec sa dose de pâte trop cuites mais ca fera le job.
Je rejoins la chambre. Extinction des feux à 22h.
L’étape 1 sur Strava

https://www.strava.com/activities/2414613439

 
Etape 2

 

Parcours etape 2 Profil étape 2

 
Je me réveille vers 5h. Je décide d’aller petit déjeuner à 5h30. J’y retrouve le camarade grenoblois. Rayan va nous rejoindre un peu plus tard. Nous décidons de partir ensemble pour 7h.
Avant cela, je salue mes 2 camarades de chambrée et dépose mon sac.
6h55 nous nous lançons sur cette 2ème étape de 204 km en direction de Bourgoin.
Le grenoblois souhaite rentrer cool dans un groupe. Je lui explique que c’est souvent assez dispersé sur le retour. La côte de Hery fait rapidement la sélection. Rayan bloque son dérailleur avant.
Après une longue descente, nous sommes 5 pour rouler dans la vallée d’Albertville. 2 cyclos venus de la vallée de la Loire appuient forts. Nous arrivons au premier ravitos après 52 km. C’est sans doute à partir de là que le début d’une journée compliquée a démarré. Durant ce ravito, je retrouve Rayan qui veut temporiser. Le grenoblois dit vouloir partir en groupe mais il se fera la belle sans rien dire à personne. J’attends mais personne ne semble décidé à partir. Je finis donc par me remettre en route persuadé d’être rapidement rejoint. Erreur!
Après quelques kilomètres nous arrivons au pied du gros morceau de la journée, le col du Frêne, 8 km à 7%. L’ascension est très jolie. Je me sens pas mal mais un peu déstabilisé par les bornes kilométriques type Tour de France qui indiquent simplement n’importe quoi. Arrivé en haut du col, petites photos.

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Dans la descente, je suis rejoins par 3 locaux qui vont me permettre de trouver des bonnes roues pendant 20 km.
J’arrive au 2ème ravitaillement. Il n’y a personne. Arf… Je mange bien et j’attends… 2 cyclos arrivent. Je veux repartir avec eux mais j’attends l’un des 2 dire à son collègue de me laisser partir… Ok je suis pas la bienvenue. Je repars donc seul affronter les ascensions des 2 cols du Goléron (2,5 km à 5%) puis le col de Chambotte (7,6 km à 4%). Dans ce 2ème col je commence à avoir un peu mal aux cannes.

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Arrivé au sommet, je fais la photo. Je manque par 2 fois de me casser la figure en essayer de me relancer. La première fois le dérailleur avant me rentre dans le mollet droit. Je rince tout ca à l’eau.

La vue après la bascule est juste sublime. Nous apercevons le Lac du Bourget qui est resplendissant en ce dimanche matin.

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La descente est très technique et étroite mais magnifique avec cette vue sur le lac. Là ca commence a être la traversé du désert notamment à cause de la chaleur mais avant le dernier ravito la route est sublime. Nous longeons le Rhône. Je découvre le village de Chanaz qui est une petite perle.
Dans un faux plat montante, je suis doublé par 2 cyclos locaux. Je prends la roue. Ca fonce à 35/40 km. Ils m’amèneront jusqu’au dernier ravito de Yenne au km 141. Je les remercie. Sur ce ravito je m’assoie et m’alimente longuement. Les 2 cyclos de la vallée de la Loire arrivent. Je les croyais devant. Arrive également un cyclo du CTL qui était dans le 3 devants moi. Je suis étonné. Il s’est trompé de route après le ravito 2 et à fait tout une boucle en plus. J’attends encore et encore mais ca ne repart pas. Ca fait plus de 15’ que je suis là. Je décide donc de repartir doucement. Ce coup ci un groupe reviendra enfin mais je suis déjà cuit. Je m’accroche aux roues mais ca roule trop fort. Dès que ca monte je ne peux pas suivre. A 30 km de l’arrivée, nous attaquons une bosse pas bien méchante mais longue et usante. Je fais une énorme c… par manque totale de lucidité. M’embrouillant sur le profil, à l’occasion d’une redescente je veux attaquer ce que je pense être la dernière patate. J’attaque sur le plaque lancé. Le coeur éprouvé par toutes ces heures de selle, répond très à retard et là c’est l’extinction des feux… La chance que j’ai eu à ce moment c’est que l’un des cyclos de la vallée de la Loire est aussi mal que moi. Ca va me permettre d’aller au bout. A 20 km de l’arrivée, une dernière bosse assassine, la montée de Demptézieu, 1,58 km à 6%. Elle m’a parue bien plus longue que le col des Glières. En haut nous sommes attendus par 3 cyclos. J’ai vraiment apprécié le geste.
Nous arrivons donc après 204 km et 7h26 de selle. Seulement 2 cyclos sont arrivés avant.
Je suis complètement épuisé. Je bois beaucoup d’eau fraiche mais impossible de manger. Je vais donc à la douche. En ressortant je retrouve Rayan tout sourire et Christian et Marc. On débriefe un peu la journée.
Après une heure, je remercie les organisateurs pour le travail incroyable. Le parcours est parfaitement fléché, les ravitaillement sont juste parfaits (quoi que des haribos seraient la bienvenue :) ) et le logement est confortable.
I’ll be back!

L’étape 2 sur Strava

https://www.strava.com/activities/2417441895/







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