Triathlon L du Salagou 2014

8062014

Premier triathlon de la saison ce matin avec le L du Salagou.

Il était idéalement placé dans le calendrier sur un week end de 3 jours ce qui permettait de retrouver la famille à Montpellier.

Le matin je jette un œil à la météo qui annonce plus de vent que les jours passés. Je décide donc de ne pas partir en jantes à 66mm et je remonte les Xenthis. Bien m’en aura pris !

J’arrive sur le site 1h30 avant le départ. Je retrouve Dimitri, qui courre en relais la partie vélo mais qui est bien malade et a très peu dormi. Il vivra tout comme moi une journée difficile.

Je prépare tout le matoss. Je me pointe au parc à vélo et je constate qu’il me manque un bouchon de ceintre… Retour à la voiture et par chance je le retrouve !

Au parc je retrouve quelques Asveliens mais nous ne sommes malheureusement pas regroupés par club. Je fais également la connaissance d’un swimrunner qui a couru l’Utö swimrun la semaine précédente. Belle rencontre. Il est conquis par le format.

Petit stress avant de rejoindre la ligne car je ne peux laisser de sac dans le parc. Je rejoins en catastrophe ma sœur qui arrive juste sur site. Heureusement le départ est retardé de 15 min. Ca me permet de retrouver Goupil, Manu puis Marco dans l’eau.

La première impression sur le lac est pas terrible : ca pue, y a pleins d’algues et on ne voit rien dans l’eau.

Pour le départ nat je me positionne tout à droite pour être dégagé de la masse.

Le départ est lancé sans avertissement. Je pars sur un bon rythme.

Départ Nat

Je suis pas loin de la tête à la première bouée. Après celle-ci, je trouve des bons pieds qui me feront rallier l’arrivée en moins de 27’. Je sens quand même que j’ai un peu tapé dans les réserves mais je suis confiant car j’ai pris 2 gros bidons et un max de ravitos pour éviter la panne que j’avais connue sur le L de l’Alpe en 2012.

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La transition est super longue. Il faut faire tout le tour du parc immense. Je mets plus de 5’ à ressortir avec mon vélo !

Je pars sur une bonne cadence mais sans trop attaquer dans la première côté (1,2 km à 7%). Je constate que le vent se lève sensiblement. Il est orienté favorablement puisque nous l’avons dans le dos sur la première partie du parcours qui est principalement montant et de face sur l’autre moitié qui est surtout descendant.

Dans la première bosse, 5km à 6%, je reviens sur pas mal de monde. Je rejoins d’abord Marco puis Manu. Le cardio est autour de 180 bpm. C’est un peu élevé mais je continue de me dire qu’en buvant beaucoup et en mangeant fréquemment ca va passer. Sur le retour, le vent se montre gênant. Je sais pas bien gérer ces moments vent de face.

JMB vélo Salagou

J’arrive au demi tour et je fais un joli tout droit à la bifurcation ! Je m’arrête pour l’unique ravito du premier tour pour emplir mes 2 bidons d’1L qui sont vides !

Je repars en me disant qu’il faut que je ne dépasse pas 170 bpm si je ne veux pas exploser. J’arrive à peu près à tenir ce plan. Je suis annoncé entre la 22 et la 25ème place sur ce 2ème tour. Les écarts sont faits entre les coureurs. Je commence à ressentir une grosse fatigue sur ce tour. Je mange un peu plus. Sur la fin du tour, je commence à me sentir nauséeux… 2 km avant la fin du vélo Goupil me reprend. Il a la banane. Il me demande si on va s’expliquer à pied. Je lui explique mes difficultés et qu’il va devoir la jouer solo

J’arrive donc au parc avec des sensations étranges.

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T2 JMB

Je pars qd même à 15 km/h pour essayer de me faire violence mais j’explose en moins d’1 km. J’ai mal au dos, aux reins, j’ai des points de côté un peu partout. C’est le coup de chaud.

CAP JMB1

P1610393 [1280x768]

Le cardio part en vrille dès que je dépasse 11 km/h. Je suis obligé de m’arrêter. Je ne suis pas le seul. D’autres coureurs sont arrêtés, un vide son estomac… Je me dis que je ne vais pas avoir d’autres choix que d’abandonner. Je décide d’aller jusqu’au premier ravito mais il me semble à des années lumières, d’autant que le parcours est très vallonné, sur un terrain de trail. Au ravito, je suis aspergé d’eau et je bois et mange abondamment. Je repars et je constate que le cardio va mieux. C’est pas la folie mais de quoi tenir un petit rythme de footing. J’atteins le 2ème ravito commun au 1er et je retrouve Manu qui abandonne. Je m’arrête près de 3 minutes pour me retaper. Marco arrive à son tour. Il est également au bord de l’abandon. Nous décidons de faire cause commune pour rallier l’arrivée.

CAP JMB4

Sur le deuxième tour cela va un peu mieux. Le fait de faire une course d’équipe aide à soutenir l’effort dans la fournaise du sol martien du Salagou.

Nous arrivons en 5h20, complètement cuit au sens propre et figuré.

salagou-2823

Au final, un site sublime pour le triathlon mais les conditions locales, chaleur et vent, ne sont vraiment pas faites pour le lorrain que je suis.

Les stats

Général
5h20’26″, 39ème/236 finishers (304 partants)

Natation (1,89 km)
26’52″, 12ème temps/236
http://connect.garmin.com/activity/516423553

Vélo (87,3 km, 1257m D+)
2h50’58″ : 30,6km/h de moy; 30ème temps/236.

Cardio : 163 puls/min en moy, max 183 puls/min.
http://connect.garmin.com/activity/516423562

CAP (19,53 km, 280m D+)
1h55’15″ : 10,2 km/h de moy; 77ème temps/236.

Cardio : 155 puls/min en moy, max 172 puls/min.

http://connect.garmin.com/activity/516423573




Triathlon L par équipes de Paladru

30092013

Dernier rendez-vous de la saison au Lac de Paladru pour les contre la montre par équipe en format L : 1,7/72/17.

Petit résumé des épisodes précédents. Au retour des vacances, je reprends l’entrainement de manière un peu brutal. Résultat : élongation au mollet gauche. Je fais 2 reprises trop anticipées et me reblesse à chaque fois. Je décide donc de tirer le frein à main et de faire une croix sur les triathlons individuels de fin de saison (Aix-les-Bains et l’île Barlet).
Je reste solidaire de mon équipe pour Paladru, d’autant plus que le 5ème équipier est forfait. Il ne reste donc plus que Max, JB, Steeve et un demi moi.

Les sensations sont étranges au départ. Savoir que l’on part pour s’arrêter le vélo posé n’est pas très agréable.

Nous mettons en place notre stratégie de nage puisque nous sommes composés de 2 nageurs et 2 enclumes. JB sera poussé par Steeve et je ferais l’aspiration à Max.

Triathlon L par équipes de Paladru dans Triathlon paladru-300x188

Le départ est lancé. L’eau me semble moins limpide que l’an dernier. Ce qui est sûr c’est qu’elle est plus froide. Je m’en rend d’autant plus compte que je suis dans une allure très modérée et je ne fais donc pas chauffer le moteur. Mes camarades ont quelques soucis d’orientation. J’essaie de replacer tout le monde dans la trajectoire.

Nous sortons en 33′ après les 1,8km (au GPS).

Je découvre à la T1 que l’on peut être plus lent que moi (hein JB ;-) ?).

Nous partons pour les 2 boucles de 36 km autour du lac. Au départ les relais se passent bien. JB relâchent dans les montées avec son gros vélo de chrono, nous assurons le tempo avec Steeve et Max. Nous rattrapons pas mal d’équipes.
Sur le 2ème tourne le vent s’intensifie. Steeve a son dérailleur arrière qui se grippe, bloqué sur le 12… Je vais prendre un maximum de relais sur ce 2ème tour, parfois trop appuyé, notamment dans les faux plats montant vent de face.
Nous arrivons sur le parc à vélo en 2h02. Je suis très satisfait du temps.

Arrivé au parc, je pose le vélo et voir mes 3 coéquipiers partir pour la CAP m’a mis un petit coup au mental.
Je partage mon désarroi du moment avec un autre asvelien qui a lui aussi laisser filer son équipe.
Nous partons voir les finishers sur le parcours CAP qui s’est profondément durcit cette année. En haut de la dernière bosse, nous pouvons lire sur les visages des triathlètes la dureté extrême de cette dernière ascension.
Mes 3 coéquipiers passent dans un bon rythme.
Ils franchiront la ligne en 27ème position en 4h05’48″.

Il est temps maintenant de tourner la page sur cette saison 2013 qui fut très brève d’un point de vu triathlètique. Je n’ai en effet participé qu’à 2 épreuves combinées. Mon objectif de la saison était sur le vélo avec Milan-San Remo. Cette objectif a été mille fois rempli et avec le temps passé j’en garde un grand souvenir même si je me suis fait peur dans cette immense peloton.

Les stats

Général
4h05’48″, 27ème/108

Natation (1,78 km)
33’13″
http://connect.garmin.com/activity/378973904

T1
3’40″
http://connect.garmin.com/activity/378973910

Vélo (72 km, 800m D+)
2h02’42″ : 34,8km/h de moy;

Cardio : 171 puls/min en moy, max 186 puls/min.
http://connect.garmin.com/activity/378973914

CAP (17 km sans moi)
1h23’30″.




Triathlon Sprint par équipe de Vaulx-en-Velin

16092012

Rendez-vous improvisé aujourd’hui avec la participation au triathlon Sprint par équipe de Vaulx-en-Velin . Nous nous sommes inscrits avec mes coéquipiers de l’ASVEL, Yo, Mikeebike et Nico, dans le courant de la semaine afin de parfaire notre prépa pour le Half par équipe de Paladru la semaine prochaine.

 

Triathlon Sprint par équipe de Vaulx-en-Velin dans Triathlon Whales-killers-1-300x200

 

Retour pour moi sur le site qui m’a vu courir mon premier triathlon.
Nous partons à 13h11 ce qui nous conduit à patienter plus d’une heure avant le départ.
Nous établissons un semblant de stratégie sur la natation avec des relais à 3 et Lionel, sur le papier le plus faible en natation restera derrière.

 

Départ-VVV-2012-300x200 dans Triathlon

 

Le départ lancé cette stratégie va vite voler en éclat. Nico lance le relais sur des bases incroyablement rapides, trop rapides pour moi qui ait nagé une fois en 3 semaines. Je m’accroche mais je suis bon dernier de notre équipe de 4. Nous remontons pas mal d’équipes. Sur la grande ligne droite parallèle à la plage, à l’occasion de multiples dépassements je décide de partir sur la droite des groupes pour m’économiser de la distance. Je perds alors mes coéquipiers de vue mais nous arriverons qd même groupés à la sortie de l’eau.
Je suis un peu dans le dur après une natation très rythmée à plus de 4 km/h.
Nous ramons tous un peu sur la T1. Pour une fois ca n’est pas ma combi qui pose problème mais le choix de partir chaussures sur le vélo. Mauvais choix car nous devons marcher sur les cailloux sur 30 m. Aie les pieds…
Mon équipe est obligée de m’attendre un peu… Désolé les mecs…
Nous lançons le vélo sur des bases très élevées, à plus de 40 km/h. Nous rattrapons pas mal d’équipes. Sur le début du 2ème tour nous nous retrouvons mêlées avec 2 grosses équipes qui démarrent leur premier tour, l’équipe 1 du CRV et celle de Mach 3. C’est le bordel pendant 5 km. L’arbitre vient nous demander de laisser de la distance avec ces 2 équipes qui se draftent alors que nous sommes à distance… Surréaliste… Cet incident passé nous repartons sur le même rythme.
Nous bouclerons les 20 km à 40 km/h de moyenne.
La T2 se passe pas trop mal sauf pour mon talon gauche qui n’a pas aimé s’écraser sur un gros cailloux.
Nous attaquons la CAP. Assez vite Nico a du mal à suivre l’allure de 15 km/h qui m’avait été soufflée par Lionel. Nous partons donc à 3 mais il faudra encore baisser un peu le rythme pour bien rester ensemble. Le parcours est plein de relances et de mini bosses assez usantes.

 

Whales-Killers-300x200

 

Nous arrivons ensemble main dans la main après une CAP en 19′.

Arrivée-Whales-Killers-204x300

Première expérience par équipe excellente. L’équipe est très homogène en natation et en vélo, un peu moins en CAP mais il n’y a pas d’écarts insurmontables.
Vivement samedi prochain pour prolonger le plaisir pris sur cette première par équipe!

Les résultats

Temps global : 1h06’16″ (16ème/140 équipes)

Natation (820 m) : 11’58″ (11ème);

T1 : 3’02″;

Vélo (20 km) : 30’16″ (14ème);

T2 : 1’58″;

CAP (4,7 km) : 19’02″ (22ème).

Les traces Garmin

Natation
http://connect.garmin.com/activity/223357956

Vélo
http://connect.garmin.com/activity/223357963

CAP
http://connect.garmin.com/activity/223357969




Triathlon LD de l’Alpe d’Huez 2012 : une journée en enfer

26072012

Le 25 juillet dernier j’avais rendez vous avec mon plus gros triathlon de la saison : le LD de l’Alpe d’huez.
Ce triathlon fut peut être le premier LD que j’ai voulu faire à mes débuts mais la position de cette épreuve dans le calendrier ou divers blessures m’ont empêcher de franchir le pas plus tôt.
Sous la pression de mes coéquipiers de l’ASVEL je prenais un dossard dès janvier pour éviter toutes tergiversations.

La préparation

Pour cette épreuve, je n’ai pas suivi de plan spécifique si ce n’est que j’ai axé le vélo sur des sorties à dénivelé positif important dont 3 grosses sorties de montagnes : une sur le parcours du Marmotton (Croix de Fer, Télégraphe, Galibier), une sortie avec les ascensions du Grand Colombier par Culoz et du Calvaire de Porte et une dans le Beaujolais qui reprenait une partie du parcours de l’Octocote. J’ai également bcp grimpé le Mont Verdun et le Mont Thou par ses faces les plus difficiles.
En approche du LD, les constantes physio sont au top. Cardio à moins de 40 au repos, footing à 13 km/h à 70% de FCM. Les courses de débuts de saison se sont très bien passées.

Bilan depuis le 1er janvier

Natation : 306 km en 103h;

Vélo : 3400 km avec 38500 m de D+ en  126h (+ 900 km de vélo taff avec 5500 m de D+ en 40h30);

CAP : 820 km en avec 9900 m de D+ en 70h.

L’approche de la course

Fort de ces bonnes sensations, je suis très excité par l’idée de disputer la course. Les 2 jours qui vont précéder mon départ vont me paraitre longs et les nuits sont heurtées.
Une fois arrivée à la station, le contact avec mes camarades de club m’a bien apaisé. La dernière nuit sera excellente.

L’avant course

Au réveil, mon camarade Lolo me parait bien tendu. Il a visiblement bien plus conscience que moi de l’extrême souffrance que nous allons endurer durant cette journée.
Nous avalons un bon petit dej’ puis nous enfourchons les vélos direction le parc à vélo n°2 pour y déposer les affaires de course à pied.
Nous effectuons la transition vers le lac du Verney. C’est plus long que ce que je l’avais imaginé. 43′ de vélo et 21 km de parcourus, essentiellement en descente.
Le parc à vélo est très grand. Les plots de fixation des vélos sont de bonne facture mais la place est étroite.
Tout le monde se prépare. J’enfile ma nouvelle peau : une Orca Alpha toute neuve arrivée la veille 30 min avant mon départ. Je l’ai achetée pour les 10 km de Paris à la nage mais je ne résiste pas à l’envie de la tester pour cette course.
Je vais gouter l’eau qui est annoncée à 16°C. Pas gêné du tout. Les sensations avec de cette nouvelle combi sont énormes. Quelle souplesse! J’ai l’impression de nager en maillot!

La natation

Je me positionne au départ sur la gauche, côté bouée. La majorité des triathlètes sont à droite pour une raison qui m’échappe. La présence de pros autour de moi me conforte dans mon choix.
Le départ est lancé. Je pars tout de suite le plus à gauche possible pour ne pas être enfermé.
Je souris dans l’eau tellement je prends plaisir à nager avec cette combi. Je fonce! Je suis dans l’avant du peloton. Le passage de la première bouée est animée mais depuis que je fais mes virages sur le dos ca passe très bien.
Dans le 2ème tiers du 1er tour, je me dégage du peloton est me retrouve plus isolé.
J’attaque le 2ème tour. Un nageur me dépasse à bonne allure et je décide de prendre les pieds. Je ne les lâcherais plus jusqu’à la sortie de l’eau. Bien en a pris au regard du chrono : 37’17″ pour 2,65 km. Je n’ai jamais nagé aussi vite!!

Transition 1

Le retour sur terre est un peu compliqué avec la petite bute à monter. Un petit coucou à la petite troupe de supporter de l’ASVEL. Pour eux aussi la journée va être longue!
Je suis le premier de l’ASVEL au parc. Je serai rejoint par Nico, 2 minutes plus tard. Je bataille avec mon sac à faire remonter à l’Alpe.
Nico repart. Il faut que j’y aille. 4 minutes de transition…

Vélo

On part dans un petit raidar. J’ai Alexandra Louison à mes côtés. Elle est chaudement encouragée par le public.
Le début de course est très très rapide. 25 km de faut plat descendant. Ca roule entre 40 et 50 km/h. Je suis dans un groupe de 4-5 rouleurs. Tout le monde respecte les distances sauf un allemand qui cherche à accrocher le premier. Ca ne va pas durer.
Au pied de l’Alpe du Grand Serre, je jette mon bidon de 1L qui est déjà vide!
J’attaque le col en suivant un triathlète de Triathlon Nature . Il grimpe à 17 km/h. Ca me convient bien. Nous remontons bcp de concurrents, dépassés seulement à 2 reprises. Il va dérailler dans la montée mais me reprendra à 2 km du sommet.
Je boucle l’ascension en un peu moins de 52′. Je suis 43ème en haut du col.
Dans la descente vers le col d’Ornon je laisse filer mon lièvre (il finira au final 26ème!). Je vais passer toute la transition seul. Je récupère et m’hydrate bien. J’ai déjà avalé 2 pattes de fruits et une barre choco. Je me fais tout de même une belle chaleur à 60 km/h dans une ligne droite, ma roue arrière sautant sur une petite excroissance sur la route.

Triathlon LD de l'Alpe d'Huez 2012 : une journée en enfer dans Triathlon LD-Alpe-dHuez-2012-v%C3%A9lo-5-198x300
Le col d’Ornon est un long faut plat montant qui commence et termine par des pentes à 7%/8 %. Dans la première partie montante je déraille en passant le 36. 15″ pour remonter la chaine.
Dans la montée, un belge passe comme une fusée. Sur la fin je reviens sur Guillaume Crozet qui est drafté par la 3ème féminine. On discute, on rigole. Ca fait du bien car la chaleur commence à taper sérieusement.
En haut du col d’Ornon, je croise Evanne, pleine d’énergie et Christophe D. de St Priest qui m’annonce 41ème.
Je fais une descente ultra rapide du col d’Ornon.
Je commence a bien ressentir la fatigue de ces 4 premières heures de course.
Il va maintenant falloir attaquer l’ogre du parcours, le col de l’Alpe d’Huez. Avant la course j’arrivais assez serein, avec mon nouveau Cannondale Synapse monté en 36 x 30 mais arrivé au pied, mes cuisses sont lourdes et la confiance n’est plus au rendez-vous.
Dès la première rampe à 10%, je passe le 36 x 30. Pas question de faire des folies. Guillaume prend les devants puis autour de La Garde il faiblit soudainement. Je ne le reverrai plus. Dans cette montée, je commence à avoir envie de vomir. Je mettrais 10 minutes à comprendre que c’est le début de l’hypo. J’avale 1 grosse pâte de fruit en plusieurs fois. Je me vide 2 bouteilles d’eau sur la tête. La pente se tasse un peu. Je vois passer la 2ème féminine puis Alexandra Louison une fois arrivé à l’entrée de l’Alpe d’Huez.
Dans le dernier virage, je vois Raph et Max qui me disent que je suis super bien. Méfiez vous des apparences. L’arrivée dans le village permet de soulager les jambes.

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T2

L’arrivée au parc me fait du bien mentalement dans un premier temps. Je me retartine de crème solaire. J’enfile le running et je pars pour la CAP.

CAP

Le premier km est un enfer. J’ai le rein droit qui me fait hurler. Je me force à courir mais la douleur et l’altitude m’empêche de respirer. Pire, à la première descente, tous les muscles de mes 2 jambes crampent en même temps. Je m’effondre de douleur. Mes cris alertent un bénévole qui vient me porter secours. Après 2 à 3 minutes d’étirements, je me sens le courage de me relever. Dans ma tête je ne vois pas d’autre issue que l’abandon. Après avoir remercié chaleureusement le bénévole, je décide quand même de tenter de continuer. Je constate que le mal de dos a complètement disparu, les jambes vont plutôt bien. Le cardio est entre 150 et 160 puls mais je n’arrive plus à embrayer. Je déambule donc à 10 km/h dans ces montées casses pattes. A chaque ravito, je m’arrête pour boire et manger de la pastèque. L’estomac est toujours sur la corde raide. Je vois la tête de course passer à 17 km/h… Déprimant…
La fin du premier tour et le 2ème se passent plutôt bien, c’est à dire que je cours, pas vite, mais je cours.
J’attaque le 3ème tour en me disant que maintenant c’est gagné. Mais à la première montée, gros coup de moins bien! Houlà, je peux plus avancer. Le cerveau cafouille un peu. Ca me fait peur sur le coup. Je marche donc prudemment et m’arrête au ravito pour reprendre mes esprits. Je repars en marchant. Je voudrais courir mais tout mon corps refuse. Un non catégorique! C’est alors que je vois passer Sophie dans son premier tour à une allure de malade! « Allez! Allez! » me dit elle. Oui, oui… je ne demande que ca…
Après le demi tour je croise nico, visage fermé, mais il court. On se tape la main. Ca me rebooste pour 2 ou 3 minutes. Au ravito en bas de la descente, je me pose complètement, la tête dans les mains. Il n’y a plus de pastèques… Un peu d’eau alors.
La dernière montée est une torture mentale et physique. J’ai envie de m’effondrer en larmes. Pour remédier à çà, je commence à parler à voix haute : « 3km à pied, ca use, ca useuuuh », puis je décide de faire du stop. Un concurrent me dit « t’es gonflé t’es dans ton dernier tour, t’es quasiment arrivé! »… Tout est dans le « quasiment ». Je demande si je peux couper la montée. Pas de réponse. C’aurait été une mauvaise idée vu le dénivelé. Marchant depuis quelques minutes maintenant, Nico revient à ma hauteur. Ma bouée de sauvetage! Il est également au plus mal. Nous faisons la montée en marchant. On pose pour la photo officiel.

LD-Alpe-dHuez-2012-CAP-2-219x300

Arrivés en haut de la bute nous décidons de recourir. Nico me dit vouloir abandonner. Je l’encourage à ne pas chercher à finir à tout prix, surtout qu’il a eu une prépa plus que légère. Ce guerrier ira tout de même au bout du calvaire. Bravo Nico!!
Sur la fin de cette descente, je ne me sens plus de courir. Je laisse Nico filer vers son 2ème tour. En approche de l’arrivée, je vois Lionel, bien remis de sa grosse fringale dans l’Alpe, qui m’encourage bruyamment. Ca va me pousser à courir jusqu’à l’arrivée. J’aurais voulu disputer l’arrivée avec 2 autres concurrents mais ca n’est tout simplement pas possible.
L’arrivée est une véritable délivrance, la fin d’un calvaire, d’une journée en enfer.

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J’ai trouvé dans cette course plusieurs réponses : je ne ferai jamais Embrun, le format Half Iron sera ma limite supérieure.

A l’arrivée, je m’étends dans une chaise longue. Lionel m’encourage à manger et boire une bière mais je n’ai envie de rien. Ca va durer 20 ou 30 minutes. Ensuite je vais être pris par une envie de tout dévorer. Je vais enquiller les tranches de jambons et les chips.
Mes camarades de club arrivent successivement, tous aussi marqués que moi.
Maintenant place aux vacances. Il me faudra nager un peu en prévision des 10 km de Paris… Si la météo est avec moi, j’irai monter qq cols pyrénéens.

Les résultats

Temps global : 7h24’32″ (75/567 finishers)

Natation (2,65 km) : 37’46″ (53/567);

T1 : 3’47″;

Vélo (115 km, 3000m D+) : 4h32’59″ (43/567);

T2 : 2’07″;

CAP (20 km) : 2h07’24″ (217/567).

Les traces Garmin

Natation
http://connect.garmin.com/activity/203202759

Vélo
http://connect.garmin.com/activity/203202761
http://connect.garmin.com/activity/203202767
http://connect.garmin.com/activity/203202771
http://connect.garmin.com/activity/203202774

CAP
http://connect.garmin.com/activity/203202778




Triathlon CD d’Annecy 2012

2072012

Remember Annecy 2011… Un triathlon qui a marqué un tournant dans ma vie de triathlète. En changeant de vélo et de méthodes d’entrainement en CAP un mois avant, j’avais franchit un palier lors de l’édition de l’an dernier.

Je revenais cette année sur cette épreuve qui offre le plus beau cadre de Rhône Alpes pour pratiquer le triathlon.
Le matin je suis relativement frais grâce à une nuit de 10h. J’étais un peu inquiet car la semaine fut un peu dure avec un passage dans les alpes pour faire le marmotton et une sortie de 110 km la veille (quoi? Oui j’ai déconné mais à l’insu de mon plein gré).
Le parc à vélo est simplement ENORME. Par contre pour y rentrer il faut le mériter. 30 minutes d’attente et un départ décalé.
Installation du matos un peu précipitée. Pas autant de temps que j’aurais voulu pour discuter avec tous les collègues de l’ASVEL.
J’ai galère comme jamais pour enfiler la combi. 5 minutes d’échauffement.
J’ai la chance de partir dans la première vague. Je me place comme l’an dernier à l’extrême droite.
Un décompte au départ, idéal pour se lancer. Je tente un départ rapide. Je me retrouve complètement isolé au bout de 100m. Je suis le canoë qui bordure le côté droit. Arrivé à la première boué, je me fais un gros plaisir en faisant un virage sur le dos que j’ai pu voir sur une vidéo de nat en eau libre. Mais pourquoi les coach ne nous apprennent pas cette manoeuvre??
La longue ligne droite jusqu’au pont des amours se déroulent sans accrocs. Dans le canal, je décide de prendre des bons pieds.
Je sors en 22’42. Temps correct même si après les tri de Doussard et le Mégaquathlon j’envisageais moins de 22′. Mais le triathlon est ingrat. Si tu pratiques pas, ca ne marche pas. 3 séances en 2 semaines, zéro fractionné. Le chrono prend des secondes tout seul.
T1 pourrie comme d’hab qd y a une combi.
Je pars en vélo en même temps que Nico qui est sorti juste devant moi en nat.
Un petit salut et je me lance. Le col de Leschaux passe moins bien que l’an dernier. Dans les bosses derrière je me sens bien mais je me fais qd même déposer par qq avions.
Les descentes sont humides donc je fais ca très prudemment surtout que j’ai aucune qualité de descendeur.

Triathlon CD d'Annecy 2012 dans Triathlon V%C3%A9lo-Annecy-2012-1-175x300
La dernière descente est bop plus roulante donc on peut se lâcher un peu plus mais les roues aeros passent tout de même devant… Faut que j’investisse!
Sur la fin je relache un peu pour faire descendre le coeur.
Arrivée à la T2, j’ouvre les chaussures mais je n’arrive pas à sortir les pieds. 1 essai, 2 essais… L’équilibre est précaire… Le pied gauche sort mais je dois déclipser pour poser le pied droit. Je continue avec la chaussure à la main. A droite j’entends « Tu vois, c’est comme ca qu’il faut faire »… Oui, oui, oui…
T2 compliquée car chaussettes un peu humides.

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J’attaque la CAP sans regarder le cardio. J’y vais à la sensation. Comme l’an dernier j’ai des points de côté sous la côte droite et derrière l’épaule droite. Ca mettra plus d’un tour à passer. Je reviens sur un concurrent de St Priest que je connais très bien après 2 km et avec qui j’ai ferraillé dur sur le parcours vélo. Je vais rester dans son sillage et celui d’un triathlète du Fontanil. Sur le demi tour du 2ème tour je passe ces 2 concurrents en zappant le ravito et en passant à la corde. Les points disparaissent et je peux enfin me libérer. Je vais réussir à creuser l’écart et garder ma place jusqu’au bout.
A l’arrivée je savoure vraiment, seul et isolé, après une course à pied très intense, à la bagarre.

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Les temps et statistiques de course

Temps total : 2h23’17″, 31ème/1095.

Natation (1,5 km) : 22’42″; 58ème;

Trace Garmin

T1 : 2′08″;

Vélo (43 km, 750 D+) : 1h19’55″; 58ème avec T1+T2 (32,1 km/h de moy.; 165 puls/min en moy, max 181) ;

Trace Garmin

T2 : 1’32″;

CAP (10 km) : 37’03″, 23ème (178 puls/min en moy, max 191);

Trace Garmin.




Half Iron de Doussard 2012

4062012

Hier je courais l’Half Iron de Doussard, une course que j’ai déjà disputée à 2 reprises, et qui est de mon point de vu, le plus beau triathlon LD en Rhône-Alpes (je n’ai pas encore fait l’Alpe d’Huez).

J’arrive sur cette épreuve tiraillé car je dispute en 6 jours 2 épreuves sur lesquelles je devrais courir 20 km, Doussard et l’aquathlon LD de Roanne. Dans ma tête la priorité va au LD de Roanne mais une petite voix me dit que je peux enquiller les 2 épreuves en courant à allure course.
Je déciderais à chaud en fonction des circonstances de courses.

Je pars à Doussard avec les 2 Yo de l’ASVEL. Ambiance garantie dans l’Espace :-D

Le temps est correct à Doussard. Par contre le parc à vélo est ultra serré. Les allées font à peine un mètre de large…

Ce coup ci j’ai le temps de m’échauffer. Comme l’an dernier je décide de partir en première ligne à l’extrême droite.

Half Iron de Doussard 2012 dans Triathlon IMGP1092-300x200

Je pars vite et arrive à me dégager des 2-3 nageurs qui sont partis à mes côtés. Je suis bien isolé du peloton qui est à ma gauche. Les bouées sont très éloignées ce qui me donne le temps d’y arriver après avoir passer l’essentielle de la masse. A partir du passage de la première bouée, je peux poser une nage très propre. Je me sens beaucoup plus rapide qu’à Bourg la semaine passé. Je prends des bons pieds sur la dernière ligne droite.
Je sors de l’eau en 27’32″. Ca démarre très bien!
Je suis encore plus ravi qd je vois que nos 2 gros nageurs, Sam et François, dit le Belge, sont à peine arrivés au parc.
Je fais ma transition en 2 minutes.
Au départ du vélo mes puls sont très élevées. Je me dis que je peux faire un vélo à 170 puls. J’arrive dans la première ascension et je rejoins Sam qui est tout sourire et se dit impressionné du passage de Xavier, un ex aveline, passé à Echirolles. Je rejoins d’ailleurs Xavier un peu plus loin.
Dans la vallée de Thônes je me place dans un groupe qui roule entre 40 et 45 km/h et qui est très reglo sur les règles de drafting. Xavier repasse en mode fusée.
Nous attaquons alors le col du marais, qui monte en pente douce. Les premières gouttes de pluies tombent. Je rejoins alors le Belge, qui est le 1er asveliens au classement. Nous ne nous quitterons plus jusqu’au retour au parc.
A partir de la descente du col du marais, la pluie redouble d’intensité et cela restera en l’état jusqu’à la fin. La température est suffisamment élevée pour ne pas avoir froid (15,5°C).
Je continue à rouler à bonne allure. A l’occasion des demi tours, je vois que notre hawaïen de l’asvel, le goupil, revient progressivement sur le belge et moi.
Il fera la jonction au km 80.
T2. Là je fais un peu n’importe quoi. Faudra que je m’achète un semblant de concentration un jour. Je commence par vouloir étendre ma combi sur le vélo (si on est bien à la T2!) alors qu’il pleut!! Nawak! Ensuite je veux absolument bien caler mon vélo. J’y passe bien 15 à 20 sec. Allez on arrête les c… et on repart.

Ca part vite. Le type à mes côtés va vraiment très vite, plus de 16 km/h. Le goupil est à 100m. Je ne sais pas où est le belge.
Je fais l’effort pour revenir sur Eric. Je reste caché derrière mais il a du le voir venir et improvise une mini arrêt pipi qui devait être plus tactique qu’autre chose puisqu’il recolle en un rien de temps. Nous revenons sur le Belge qui est obligé à cette instant de faire demi tour suite à un avertissement verbal d’un arbitre pour jet de gobelet hors zone.
Ce sera donc un duel à 2 avec el goupil. Nous menons bon train jusqu’au 2/3 du 1er tour. Un vétéran s’insère dans notre groupe. Il place qq accélérations. Nous y répondons. A l’amorce de la descente vers le 2ème tour, Eric place une attaque à laquelle je ne peux répondre. Pourtant mon cardio m’indique 155 puls, mais une descente c’est technique, impossible de suivre l’allure.
Dans le 2ème tour,  je reste pas très loin de notre Goupil mais je ne peux placer un effort suffisant pour récoler. Pire, après le 2ème ravito, je commence à avoir une crampe à la cuisse droite. Je sers les dents. Petit à petit, mes 2 jambes se raidissent fortement et crient de douleur. Je décide d’utiliser l’expérience de l’IM de Francfort et des précieux conseils de qq asveliens spécialistes du long, et je continue sur mon rythme en ignorant la douleur. Bien m’en prend puisque je reviens sur le vétéran qui avait bataillé un moment avec Eric.
J’arrive finalement sous l’arche d’arrivée, en 22ème position, hyper heureux du scénario passionnant de cette course.
J’ai pris un plaisir immense durant toute la course. Cette belle bataille à 3 et les conditions dantesques resteront de très grands souvenirs de course.
Les jambes sont bien entamées à l’issue de la course. Je ne sais pas comment je vais récupérer dans la semaine. Le compte à rebours est lancé pour être prêt pour le mégaquathlon!

Les temps et statistiques de course

Temps total : 4h19’36″, 22ème/473.

Natation (1,9 km) : 27’32″, 32ème après la T1;

Trace Garmin

T1 : 2′;

Vélo (87 km, 1200m D+) : 2h31’17″, 36ème (34,5 km/h de moy.; 158 puls/min en moy, max 182) ;

Trace Garmin

T2 : 2’04″;

CAP (18,5 km) : 1’16’42″, 18ème (164 puls/min en moy, max 171);

Trace Garmin.




Triathlon Sprint de Bourg-en-Bresse 2012

28052012

Je courais ce matin ma première course de la saison. J’avais programmé en apéritif un triathlon Sprint à Bourg en Bresse. J’ai préféré ce format au CD en prévision des 2 courses MD que je vais courir les 2 prochaines semaines, à Doussard et Roanne, mais également pour goûter à un format que je n’ai plus pratiqué depuis le Multriman 2010.

Je covoiture pour cette épreuve avec Xav.
Nous arrivons environ 1h15 avant l’épreuve. Timing idéal pour bien se préparer, à condition d’avoir bien en tête l’heure du départ, ce qui n’était pas mon cas. En effet, je pensais que la course partait à 9h alors qu’elle partait à 8h45. Du coup, j’ai pris un petit coup de speed lorsque j’ai compris que la course allait partir alors que je me pointais combi ouverte, à 8h40 sur la plage… J’ai eu à peine le temps de faire 100m et de régler le Garmin. Tant pis…
J’interroge mes camarades de départ pour savoir dans quel temps ils nagent pour bien me positionner. Ils sont plus lents mais se feront un plaisir de me rouler dessus le départ lancé!

Triathlon Sprint de Bourg-en-Bresse 2012 dans Triathlon Natation-Bourg-en-bresse-2012-1-300x140

Du coup je me retrouve enfermé dans la machine à baffes. Début d’essoufflement de nervosité. Je me dégage complètement sur la droite du peloton. Il faut attendre le passage de la première bouée pour que les puls redescendent et que je puisse poser ma nage. Je remonte alors plusieurs grappes de nageurs.
Je sors de l’eau en 9’30″, signe qu’il y a moins de 750m (620 m dira le GPS).

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Transition 1.
Je bataille encore une fois sévèrement avec ma combinaison. Je suis obligé de m’assoir. Je finis par décoller après plus de 2′.

J’attaque le vélo très fort. Les puls sont très hautes. C’est un sprint, c’est le jeu. On est pas la pour faire de la gestion. Je prolonge donc mon effort et reviens sur Xavier vers le 9ème km. Je remonte pas mal de coureurs puis je me stabilise derrière un groupe qui n’arrête pas de doubler-redoubler. Plutôt que de me fatiguer à les passer ou à risquer un carton en m’insérant dedans, je reste à distance et fais redescendre les puls en prévision de la CAP.

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Transition 2.
Je patauge un peu à mettre mes chaussettes. Les runnings sont encore un peu rigides et difficiles à enfiler.

Je pars rapidement dans la foulée d’un concurrent menant bon train. Un oeil au cardio. 180 puls. Tout va bien. On est annoncé 9ème. Je reste bien au chaud dans sa foulée. Nous remontons qq coureurs. Au demi tour, je constate que le 1er est pas si loin. Nous avons un coureur en ligne de mire. Je me demande si mon lièvre va faire l’effort pour aller le chercher. A 2km de l’arrivée je sens qu’il faiblit. Je prends donc les choses en main.

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L’arche se dessine et le coureur à 40 m devant moi est annoncé 2ème… Je suis donc…3ème!!! J’en reviens pas.  Une sacré surprise!

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J’ai donc eu le droit au podium. C’est une sensation bizarre. L’impression de pas être à sa place.

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La semaine prochaine j’enchaine avec le Half iron de Doussard. J’y vais pour faire une natation normale et un bon vélo. En CAP, je vais relâcher pour garder des jambes fraiches pour l’aquathlon LD la semaine suivante.

Les statistiques et chronos

Temps total : 1h03’26″, 3ème/304 ;

Natation (750m) : 9’30″, 26ème;

Trace Garmin

T1 : 2’24″;

Vélo (21,5 km) : 32’53″, 6ème (39,2 km/h de moy., 173 puls/min, max 189);

Trace Garmin

T2 : 1’36″;

CAP (5 km) : 16’59″, 3ème (186 puls/min, max 198);

Trace Garmin




Triathlon CD d’Aix-les-Bains 2011

11092011

Aujourd’hui je reprenais un dossard en triathlon. Je devais déjà m’aligner la semaine précédente sur le Sprint d’Aiguebelette mais les petits bobos cumulés à une motivation proche du niveau zéro m’avaient fait renoncer. Depuis Francfort, la motivation pour s’entrainer m’avait bien quitté. Pour plusieurs raisons : d’abord car les entrainements CAP étaient insupportables en raison des séquelles de l’IM mais aussi car à Francfort je n’ai pas rencontré le moment que j’étais venu chercher. J’attendais de vivre quelque chose d’extraordinaire et j’ai subit une course molle pendant près de 11h.

Cette semaine j’ai donc fini par décider à m’aligner sur le CD d’Aix malgré tout cela pour regouter au triathlon avant la fin de la saison et peut-être se remotiver à 200% pour la saison prochaine.

J’arrive donc à Aix avec un volume d’entrainement nettement inférieur au volume habituel : 5 entrainements de courses à pied, 5 séances de natation. Seul le vélo a tenu la baraque avec 200 km par semaine sauf du 17 au 25 août, période durant laquelle j’ai tout arrêté pour soulager mon talon d’Achille. Tout cela s’est ressenti sur la balance qui affiche 64 kg (contre 56 après Doussard) chez le toubib à l’occasion de mon passage pour renouveler mon certificat médical.

Me voilà donc en route pour Aix en compagnie de Franck qui me covoiture. Le temps s’annonce parfait : soleil et 25°.

Nous trouvons une place pas loin du parc à vélo après avoir rusé avec une barrière qui avait décidé de nous barrer la route.

Retrait des dossards et rencontres avec qq Asveliens. Nous préparons tout notre petit packetage, léger dans mon cas puisque je ne transporte pas de combi. L’eau est à 23°C et l’objectif du jour, ce n’est pas de chasser le chrono mais de se faire plaisir, sans contrainte (je déteste les combis même si elles me font nager bcp plus vite).

Nous entrons au parc à vélo une heure avant le départ. Je fixe mes chaussures aux pédales. Ca sera mon 2ème tri où je tâcherai de soigner ma T1.

Je vais nager 20 minutes puis je me positionne sur la ligne de départ. Le parcours natation est un aller-retour le long de la berge.

Je suis surpris par le départ. Je ressens très vite le manque de séances de nat. J’ai vite mal au bras. Le cardio me parait bien élevé aussi. Tant pis on va faire avec les moyens du bord. Sur le premier aller je me place dans les pieds de mon président. Je les perdrai à l’approche de la première bouée. Le retour me parait interminable. J’ai les bras en feu. A 400m du bord je me frite avec un guguss qui me collait des droites. Il a pas insisté trop longtemps. Je sors de l’eau en 26’34″. Mon plus mauvais chrono nat sur un CD. Il devait y avoir en 1600 et 1700 m.

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La première transition se passe très bien en 2’31″.

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Je pars sur le vélo en même temps que mon président. Je décide d’envoyer les watts, le vélo étant la seule discipline que j’ai réellement travaillé. Si ca pette en course à pied, tant pis. Je suis donc entre 40 et 45 km/h sur les berges. Je ratrappe Steph et sa roue lenticulaire après 2 km. Il me dit que je suis parti trop vite. Un oeil au cardio : 187 puls/min! Aie, il a raison. Du calme! Je tempère un peu mais garde bonne allure. La bosse du parcours m’apparait plus difficile que prévue avec quelques passages à plus de 10%. Après être redescendu on refait la même boucle. Petit coup de pompe. J’avale donc mes pattes de fruit et la machine repart. Sur le retour le long des berges je reviens sur Eric.

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T2, RAS.

La course à pied. L’instant de vérité. Je me lance donc à bonne allure sur les 10 km. Eric me passe dès les premiers mètres. Le cardio est à 185 puls/min. C’est haut mais je pense que mentalement je suis assez fort pour tenir ce rythme pendant 40 minutes. Je maintiens donc cette allure. Sur le passage sur les berges le vent souffle très fort sur la 1ère des 2 boucles. C’est également l’instant où l’on peut évaluer la distance avec les autres membres du club. Je piste Eric que je sais ne pas pouvoir ratrapper et je suis suivi par mon président, Jean-Baptiste et Pascal. Va falloir serrer les dents jusqu’à l’arrivée pour garder ma place. Un oeil au cardio : 195 puls/min. Je mets ca sur le dos du vent de face. Je commence à bien surchauffer. Je m’arrête donc 30″ aux ravitos pour boire 4 ou 5 verres et m’en envoyer un dans la figure. Ca m’a fait un bien fou. Je finis le 2ème tour au mental, avec un cardio tjs au dessus de 190.

J’arrive en 2h25, fier d’avoir réalisé une course aussi aboutie. Je ne pensais pas pouvoir courir si vite.

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Malgré le fait d’avoir été dans le rouge toute la course, j’aurais pris un immense plaisir en regoutant à la compétition. C’est bon, la passion est revenue!

Les stats

Parcours vélo et CAP :

http://connect.garmin.com/activity/113574827

Chronos et cardio

Temps total : 2h25’26″, 74ème/591 (176 puls/min, max 197);

Natation (1500m sans combi) : 26’34″, 169ème (168 puls/min, max 185);

T1 : 2’31″;

Vélo (43 km) : 1h14’05″, 69ème (34,8 km/h de moy., 174 puls/min, max 190);

T2 : 1’36″;

CAP (10 km) : 40’34″, 62ème (183 puls/min, max 197).




Ironman de Francfort 2011

26072011

Il y a 13 mois, je m’engageais pour mon premier Ironman.
Cet engagement était principalement motivé par la proximité de ma terre natale lorraine et le gros noyau d’Asveliens partant pour l’épreuve (30 inscrits!).
Dans le monde du triathlon, l’Ironman constitue soit une curiosité soit un aboutissement ultime. Je me situe clairement dans la première catégorie.

La période de préparation

La préparation n’a pas été millimétrée. J’ai lu un certains nombre de plans pour essayer de comprendre la philosophie générale d’une préparation type. J’ai notamment regardé la méthode Hemmerlin ainsi que des plans américains. Globalement j’ai donc fait 3 à 4 sorties par semaine de natation et de course à pied et 1 à 3 sorties par semaine de vélo en fonction de la période et de la météo. Je suis entré réellement dans le gros de la préparation vers le mois de mars avec le début des sorties longues à vélo, au début des sorties d’environ 100 km pour arriver à des sorties pouvant aller jusqu’à 190 km en fin de préparation. Durant cette même période j’ai également introduit des séances de 1h30 à 2h en course à pied, parfois enchainée à des sorties vélo, plus ou moins longues (plus gros enchainement : 5h30 vélo et 1h50 CAP).
Voici un estimatif grossier du volume entre le 1 janvier 2011 et le 24 juillet :
Natation :  3 ou 4 sorties par semaine = 10-12 km/semaine = 270 km  à la louche  ;

Vélo : 5900 km avec 16 sorties de + de 100 km;

CAP : 1200 km avec 7 sorties longues de 2h. Plus longue sortie : 2h01.

3 enchainements après des sorties de + de 3 heures à vélo.

3 compétitions de préparation : CD Bourg, Half Doussard et CD Annecy. J’ai fait une pointe d’entraînement à 20h30 sur une semaine travaillée. J’ai sans doute fait un peu plus lors d’une semaine de vacances. Je m’attribuais une journée de repos complet tous les 7 à 10 jours.

L’approche de la course

A 3 semaines de l’objectif, je réalisais une course inespérée sur le CD d’Annecy. Je touchais sans doute un pic de forme.
Ensuite la machine s’est un peu grippée. La préparation commençait à me fatiguer, tant physiquement, que psychologiquement. Pour la première fois en 7 ou 8 ans, je commençais à ressentir une lassitude à l’entrainement.
Dans ces conditions, il ne faut pas grand chose pour que la machine s’enraye  totalement. L’élément déclencheur ici fut l’auto sabotage de mon vélo. 2h avant la dernières sorties longues vélo de ma prépa, je décide de baisser la potence de mon vélo. J’ai lamentablement échoué dans l’exercice. Pire j’ai tué ma direction. Je ne voyais plus d’issue. J’en ai pris un bon coup sur la cafetière. La petite goutte qui a fait tout déborder. A partir de ce moment là, j’ai un peu débranché mentalement. J’ai coupé totalement l’entrainement pendant plusieurs jours et j’ai compensé sévèrement sur la bouffe (5kg pris en 10 jours!!).
Ensuite, j’ai commencé à ressentir une douleur au talon d’Achille lors d’une sortie CAP. Dès que je courais plus de 20 minutes, je ressentais une mauvaise sensation dans le mollet et le talon. 2ème coup de bambou. Les idées noires commencent à germer.
Je n’ai plus de vélo, les jambes me lâchent.
Heureusement à ce moment là démarre ma période de congés. Ca permet au moins de soulager un peu la soupape de la pression professionnelle. Tjs est-il que durant cette période, le goût de l’entrainement m’a totalement quitté. Je me force à faire 3 séances de natation. Je sors 2 fois 20 minutes à pied. Le talon ne me parait pas bien solide. J’observe que ma cardio évolue nettement à la hausse avec des puls à 75% de FCM à 11 km/h (au lieu de 12,5 à 13 km/h en temps normal). J’en viens tellement à douter que je me dis qu’il vaut mieux partir seul à Francfort. Mon père étant platré pour tout le mois de juillet et je me dis que c’est totalement déplacé de transporter toute la petite famille pour assister à une explosion en vol, encore plus si la météo venait à être mauvaise. Mon père me remet les idées en place et je me reconcentre sur la course. Vendredi 22 juillet, le départ est imminent. Les valises sont prêtes. J’ai juste une petite araignée dans la tête qui me dit que je peux pas rouler 180 km avec une chaine qui frotte légèrement sur le grand plateau. Mon beau frère m’interdit de toucher au vélo avant le départ mais je ne peux lutter contre l’araignée. 2ème opérations d’auto sabotage du vélo. J’entreprends de modifier un peu le dérailleur avant. Je desserre le cable et c’est le drame. Le cable se barre. Je le resserre mais plus moyen de retrouver le bon réglage. Debut de panique. Puis-je faire Francfort uniquement sur le 36 dents?? Non c’est pas possible! La encore mon père me convint que je peux bien perdre 1 ou 2 h pour réparer. Je fonce donc à la boutique qui est à 25 km de là. Heureusement le type comprend l’urgence et me remet la machine complètement à neuf. Il m’aurait sauvé la vie j’aurais sans doute ressenti quelque chose de très proche. Après ce tout petit contre-temps, nous partons donc mon père, ma mère et ma nièce en direction de Francfort. Quelques galères d’orientations dans la ville nous coutent 1h30 mais nous finissons tous par arriver à bon port. Je dors pendant 2 jours à l’auberge de jeunesse avec le plus gros noyau d’Asveliens. Je partage la chambre avec Marc, alias « Chewbaca », son binôme de toujours, Steeve, et sa copine. Ils arrivent à 3h du matin la veille de la course :-D . Une légende de guerriers ca s’entretient! Lendemain matin, je décide de laisser les voyageurs de nuit profiter de quelques heures de sommeil supplémentaires et je vais chercher mon dossard. Je pars donc avec mes affaires de transitions et mon vélo vers la zone d’arrivée de l’IM. Ils sont en train de monter l’écran géant.

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Ca gravite pas mal tout autour. Je suis un peu perturbé en arrivant au point d’inscription car je dois laisser mon vélo sans surveillance. Je suis bien heureux de voir mon président et CC arriver. Moins heureux qd je constaterai que la surveillance du vélo se sera limitée au temps nécessaire à l’obtention de la réponse qu’ils attendaient du staff… Donc je récupère un gros sac Ironman avec puce et tous les autocollants qui vont se poser sur le jeu de sac bleu, blanc, rouge (vive la France!) qui vont constituer les points de stockage des affaires de transition.
Vient alors le moment d’aller déposer le vélo au parc. Petite subtilité de l’IM de Francfort, il y a 2 parcs à vélo, la natation se déroulant à 20 km  de la ville alors que la CAP a lieu autour du Main, plein centre ville. Je vais donc rejoindre la navette de transfert. J’y retrouve un gros noyau de l’ASVEL qui attend la navette. Une autre petite troupe d’Aveliens passent alors juste devant nous pour se rendre en vélo sur le lac. Je décide donc de les suivre. La tenue n’est pas idéale : jean et 2 sacs, un sur le dos et un sur le ventre.

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Je suis qd même arrivé jusqu’au parc (écrit le type qui est censé faire 180 km de vélo le lendemain…).
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Sur place je découvre un parc à vélo immense.

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Je remplis chacun des sacs de transition et j’accède à l’intérieur parc. Je fais une belle photo de moi et mon vélo (génial!). Je suis alors pris en charge par un bénévole qui parle français. Il m’explique tout ce que je dois préparer sur place et me bache mon vélo au cas où il venait à pleuvoir (totalement impossible!). Le biclou posé, je vais jeter un oeil au lac. Il s’agit d’une immense sablière. Les bouées me paraissent vraiment loin au large. Je suis également impressionné par la sortie de l’eau qui s’annonce pénible avec 30 m de montée raide sur le sable. dscn4141.jpg
Je vais ensuite manger un repas diététique constitué de nuggets et de frites au  paprika (Methode Couval).
Il faut ensuite rentrer à Francfort. Plus question d’emprunter le vélo, il faudra prendre la navette. 35 minutes d’attente et une bonne séance de compression.
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Je finis l’aprem en savourant la victoire de Cadel Evans sur le Tour de France (j’ai un problème avec Andy Schleck).

J’avale un dernier repas dans l’hôtel de mes parents constitué de pâtes bolo. Le Goupil observe tout ca avec attention.
Je rejoins l’auberge de jeunesse. J’avais quitté mes camarades de chambrée au lit et je les retrouve dans leur lit. Se sont ils levés aujourd’hui??

L’avant Course

La nuit fut très correcte avec prêt de 7h de sommeil. Je me lève à 4h20 et vais partager le petit dej avec la troupe de l’ASVEL… ou plutôt c’est eux qui vont partager leur petit dej avec moi car l’Auberge n’a rien prévu pour les leves tôt de l’IM. J’en profite pour remercier Régis et Véro pour leur sponsoring actif sur ce petit déjeuner.
Une fois repu, nous partons à 5h vers les navettes. 15 minutes de marche ponctuées de rencontres éclectiques. Nous arrivons sur le site du départ vers 5h45. Ca grouille de triathlètes, très tendus pour la plupart. Mon voisin de parc est un local. Il a déjà 5 IM de Francfort à son actif. Il me prodigue des conseils avisés et précis sur l’alimentation, qui constitue pour lui l’élément clé pour  bien finir l’IM.
Après cette petite formation de nutrition accélérée, il est temps d’enfiler la combi. Pour une fois, je ne suis pas faché avec l’exercice car la température extérieure est très fraiche (10°C?). Je pars donc vers la zone de départ accompagné de Patrick. Les pros sont sur le point de partir. Le sable est gelé. Je grelotte. J’ai un peu envie de soulager la vessie mais ne vois pas où le faire. Une fois dans l’eau ca passe. Dans ces dernières minutes avant le départ j’ai le temps d’échanger un peu avec Olivier, un bisut de l’IM tout comme moi, et Péto (qui devait en être à son 46ème départ IM). Je décide comme à mon habitude de partir tout à l’extérieur des bouées, côté droit du plan d’eau dans le cas présent.

La natation

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Le départ est dans l’eau. Les puls sont à 85. Je suis bien détendu pour ce départ.
Le départ arrive un peu brusquement. J’attendais sans doute quelque chose de plus spectaculaire. Etant à l’extrême droite aucun soucis de coups jusqu’à la première bouée signifiant un virage. C’est après cette bouée que les difficultés vont arriver et durer jusqu’à la fin de la première boucle. Il devient plus dur de se faire de la place car beaucoup nagent de travers. Je sors comme un australien en même temps que Ludo après 32 minutes. C’est plutôt bon signe, c’est que je suis dans le rythme. Comme il nage plus vite que moi en piscine je prends ses pieds. Je constate rapidement qu’il va s’enfermer dans un groupe qui part trop large. Je fais une perpendiculaire et je tire les bouées au plus court. Bizarrement c’est là qu’il y a le moins de monde. Sur la 2ème moitié de cette boucle, je suis bien isolé, respiration 3 temps. Je reviens sur des bonnets bleus partis 15 minutes avant. Je m’extrais de l’eau en un peu moins d’1 h à ma montre (59’57″). J’attaque le mur de sable. 3 foulées et je décide de marcher voyant mon cardio à 170 puls. Comme prévu c’est une belle galère cette montée mais ca permet au moins d’apprécier les encouragements d’une foule bien matinale et notamment quelques Asveliennes pleines n’énergie (pas d’MRJ…).

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La T1

L’envie de soulager la vessie étant revenue d’actualité avec le passage en position verticale, je marque un arrêt en cabine spécialisée. Une éternité. J’ai vidé le lac! Je ressors et constate qu’il commence à pleuvoir. Je vois Steeve passer devant moi. Il me dit quelque chose que je n’arrive pas à traduire. J’enfile les manchettes et un coupe-vent sans manche. C’est parti pour le vélo après 9 minutes de transition.

Le vélo

Je pars en même temps que Steeve. Un oeil au cardio. On est bien synchrone. Je me cale à 10 m derrière. La pluie s’intensifie alors que nous descendons un tronçon d’autoroute qui nous mène à Francfort. Les gros vélos commencent déjà leur ballet. Nous passons une 1ère fois à proximité de la ligne d’arrivée. Peu de monde à ce moment là (il doit être 8h30). En sortie de la ville, je passe Steeve pour prendre un relais. Je constate qu’il ne suit pas dans les bosses et laisse donc tomber l’idée de se relayer. Il gère bien son cardio alors que je laisse le mien passer les 160 puls sur les premières bosses. Je perds donc Steeve à la première montée significative. Je reviens sur MRJ qui est concentré sur son allure. Je suis alors rattrapé par le Prez qui me demande des explications sur la météo. Je décide de le suivre pendant une vingtaine de kilomètres. Je le perds à un ravitaillement. Je fais bien attention de récupérer suffisamment de solide à chaque fois car je ne suis parti qu’avec 2 powerbars. J’en avale à peu près 1 par heure plus une banane. Je teste un peu tous les gouts mais à mesure que les heures passent je commence à me lasser de ces barres. Je prendrai plus de bananes sur la fin du vélo. La première boucle s’achève à bonne allure bien que je n’ai aucune idée de ma vitesse, n’ayant pas de compteur. Nous repassons dans Francfort. J’avoue que j’ai bien apprécié ce retour sur la ville. C’est très impressionnant quand on ressort de la campagne après avoir monté une bute couverte d’un grand nombre de supporters. Je fais d’ailleurs une apartée sur le public allemand qui est vraiment impressionant. Malgré les conditions exécrables, ils étaient nombreux et ultra enthousiastes. Parfois au milieu de la campagne, nous croisions une groupe qui avait installé une tente, la tireuse à bière et la sono pour apprécier le spectacle du défilé de vélos 4 étoiles.

Après le 2ème passage dans Francfort, la pluie décide enfin de s’arrêter… pour être remplacée par le vent, un vent terrible… Steeve est revenu sur moi. Avant lui j’avais vu passer CC qui lui aussi ne goutait pas mes prévisions météo et Pascal qui prenait 2 minutes de son précieux temps pour échanger avec moi. Merci Pascal pour cette entracte! Steeve roule un ton trop vite pour moi. Je le laisse filer d’autant que sur ce parcours vélo, je dois régulièrement soulager la vessie, sans doute parce que je bois un peu trop et surtout parce qu’il fait froid. J’ai du faire 5 à 6 arrêts sur le vélo, j’avoue ne plus me souvenir du nombre exact. A partir du 120ème km, le vent se renforce (je pense avec le recul que nous avons été face au vent sur la fin de la boucle). La passage en pleine campagne est un calvaire. Vivement le marathon! Celui-ci va mettre du temps à arriver. Avec le vent, je ressens clairement que l’allure a énormément chuté. En plus, lassé par ces conditions, je déconnecte un peu et les puls sont à 65% de FCM. Francfort finit qd même par revenir. Les gradins se sont maintenant bien remplis.

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La T2

Un bénévole prend en charge mon vélo. Je récupère mon sac rouge. Une dame s’occupe de sortir toutes mes affaires et de ranger ce que je laisse au passage. Je garde les manchettes au cas où il retomberait une grosse averse. Alors que je me change, je vois Francky passer avec un casque à pointe!

Le marathon

Me voilà lancé sur la marathon, distance mythique pour tous les coureurs, le premier objectif que je m’étais lancé sans succès avant de me mettre au triathlon. Le plan de bataille est assez clair sur cet exercice. Ne pas s’enflammer, gérer le cardio jusqu’au km 20 et se lâcher s’il en reste sur les 20 derniers. Allons-y? Ah non faisons un petit pipi avant de partir. Ce coup ci c’est parti pour de bon. Les jambes sont nickelles, comme sur un CD. Je pars le pied léger, surtout qu’à 12 km/h je suis à 145 puls comme à l’entrainement. Le vent aurait il été un allié pour une bonne course à pied?
Sur le premier tour j’observe que Francky est à 500m derrière. Je me ravitaille souvent: en solide je prends plein de salés, surtout des bretzels (on est chez les allemands ou bien??) et des sortes de TUC, en liquide de tout sauf du Red Bull. Première boucle ultra facile. J’attaque la 2ème. Je vois Manu qui est habillé alors qu’il était en combi à 7h du mat?? Il est tombé à vélo me dit-il. Je réalise sur cette 2ème boucle que je passe bien au pied de l’hôtel de mes parents. Je les guette donc. Je les aperçois ainsi que Naomi, ma nièce. Ca me fait un bien fou. Je m’arrête un instant faire un gros bisous à ma nièce et je repars. Au niveau du 1er pont je rattrape Raphael qui a du me passer à vélo sur un de mes nombreux arrêts aux stands. En parlant de ca, j’ai le bas du ventre qui commence à ressentir les effets accentués de la gravité. Je décide donc de faire un nouvel arrêt. Celui est un peu plus long que les précédents. Je repars. Franck est passé. Je suis toujours bien dans le rythme. Je rereviens sur Raphael. Je boucle le 2ème tour, toujours très frais, avec les puls très basses. Je me dis donc que je vais envoyer un gros deuxième semi. En l’espace de 2 km cette envie est totalement passée. Les articulations de mes genoux et de mes anches ont pris 60 ans. Aie, aie, aie! Je repasse devant la famille. Le sourire est moins franc. A partir du 25ème, j’ai vraiment mal aux cannes. C’est là que les encouragements des supporteurs de l’ASVEL, Ivan, Sophie 1 et 2, Manue, Marie et tous ceux que je m’excuse d’oublier, font un bien fou. Quel calvaire ce 3ème tour! Dans la tête je tiens en visualisant des choses n’ayant rien a voir avec le triathlon. Je ne veux plus penser à l’arrivée et subir le décompte des kilomètres.

Sur le 4ème boucle, les jambes vont un petit peu mieux mais à peine. Je croise Yves qui a l’ai impeccable pour son dernier IM. Je vois quelques temps Franck à 300 ou 400 m mais je ne rentrerai plus. Entre temps Marc est passé et m’a déposé, non sans m’avoir proposé de prendre le train en route. Dans ce dernier tour, impossible de ne pas focaliser sur les panneaux de kilométrage. L’obsession de l’arrivée revient. J’ai arrêté de m’alimenter pendant 6 ou 7 km. A 1,5 km du but je sens une légère faim. Je ne veux pas faire une fringale pour l’arrivée donc je profite du dernier ravito.

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L’arrivée

Je bascule alors vers l’arrivée. Un truc de dingue! Une sono à bloc et une foule immense à vous acclamer jusqu’à la ligne située au coeur de la vieille ville. Les frissons montent. Le compteur indique 10h48. L’émotion monte également, plus parce que cela marque la fin du calvaire à pied que pour l’idée d’avoir bouclé l’épreuve.

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L’après course

La ligne franchie, une jolie jeune fille m’enfile une médaille autour du cou et me donne une serviette. Je suis heureux de récupérer une couverture de survie alors que la pluie retombe très fortement. Dans l’air d’arrivée je retrouve Régis qui cherche un abri et Davos qui grelotte. Je décide de prendre une douche. Je participe donc à la grande séance de strip tease. Quel bonheur cette douche!! Le corps est enfin soulagé… en partie.

Il est temps maintenant de passer à autre chose. Je vais chercher mes affaires et mon bike. Je sors par la première sortie que j’entrevois dans les grilles. J’en perdrai mon package de finisher mais je ne suis pas venu pour ca. Je debriefe la course avec les Asveliens que je croise sur ce retour : Marco, Marc, Steeve, Emeric et Lolo le héros du jour. Tout le monde à bien souffert des conditions climatiques. J’encourage comme je peux les Asveliens toujours en course que je vois passer : Steve qui est tout souriant et MRJ moins souriant mais très drôle avec ses oreilles de Mickey. Après une petite marche de décrassage en compagnie de Lolo, je retrouve mes parents à l’hôtel. Hormis les jambes qui sont bien broyées je suis frais, peut être plus qu’à la fin de l’Half de Doussard. La première nuit qui a suivi fut correcte mais courte. Je suis tombé du lit à 5h du matin. Les jambes sont toujours aussi douloureuses. Je profite d’un petit déjeuner copieux, sans doute un peu trop, le bacon mettra plusieurs heures à passer.

Bilan

J’avoue avoir vécu une course que j’attendais autrement. Je pensais qu’en gérant le vélo, le marathon serait beaucoup plus simple. Je ne m’attendais pas à être limité par des douleurs articulaires. J’avais lu que le mur arrivait entre le 10ème et le 20ème km du marathon, un mur souvent plus violent que sur marathon « sec ». Je n’ai jamais vu l’ombre d’un mur mais je me suis heurté à des sensations inconnues. Lolo me disait que quitte à souffrir des jambes autant courir plus vite. C’est ce déficit d’expérience qu’il m’a manqué sur la marathon car j’avais clairement la fraicheur pour aller beaucoup plus vite. J’ai eu la sensation sur cet IM de faire une très longue séance d’endurance qui se termine par un exercice de résistance à la douleur. Sportivement le plaisir fut très rare. Il n’est jamais bon de réagir à chaud mais il est clair qu’au regard de cette expérience,  je n’ai pas l’envie de me replonger dans l’exercice. J’écris ca mais sans doute qu’avec le temps l’envie reviendra pour tenter un autre type de format long. L’an prochain j’irais peut être voir du côté de l’Alpe d’Huez qui se situe entre l’Half et l’IM.

Remerciements

Maintenant je tiens à remercier tous ceux qui ont eu à subir cette épreuve à mes côtés, en premier lieu mes parents qui ont fait des efforts immenses dans des conditions physiques et logistiques très difficiles. Un immense merci! Merci aussi à tout le reste de la famille, ma soeur et Patrice qui ont aussi subit ma préparation et m’ont beaucoup encouragé à distance ou soulevé quelques doutes dans des moments délicats. Je tiens aussi à remercier l’ASVEL dans son ensemble pour l’ambiance inégalable qui y règne et qui offre des conditions idéales d’entrainements. Je remercie aussi tous mes amis et tous les collègues (notamment Thomas et François qui m’ont accompagné en course à pied et/ou à la piscine et Géraldine dont l’enthousiasme est n’es jamais entamé) qui m’ont encouragé durant la préparation, avant le départ, à l’arrivée.

Les stats

Cardio

IM complet : 148 puls/min (74% de FCM);
Natation (3,8 km) : 168 puls/min (84%);
Vélo (180 km) : 145 puls/min (73%);
CAP (42,2 km) : 148 puls/min (74%).

Chronos

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Triathlon CD d’Annecy 2011

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Je courais aujourd’hui ma dernière course de préparation en vue de l’Ironman de Francfort. J’avais inscrit cette épreuve à mon calendrier suite aux retards de livraison de mon vélo. Je souhaitais courir au moins une épreuve avec ma nouvelle monture avant le rendez-vous du 24 juillet. J’arrive à Annecy fatigué de la fin de la préparation Ironman. Les km de vélo alignés depuis le début de l’année commencent à me marquer. La veille j’avais parcouru environ 140 km. A Doussard, qq semaines auparavant, j’étais aussi arrivé un peu vanné mais ca avait pas trop mal fonctionné.
Aujourd’hui j’étais toutefois pas autant optimiste car au moment où je me positionne sur la ligne je tiens vraiment pas la pêche.
L’idée est de faire une natation pas trop violente, à l’écart de la masse puis de faire une T1 normale, c’est à dire avec chaussures de tri sur le vélo puis de voir ce que donne ce Cannondale Synapse vaut en compétition.
Le départ est lancé. Je pars bien à droite. Le troupeau de plus de 900 pingouins suit un kayak qui part trop à gauche. Du coup je suis pépère jusqu’à la première bouée. Une légère bousculade et je repars vers la bouée 2. Au passage de cette bouée je commets une erreur de parcours, que je n’aurais pas commise si j’avais écouté le briefing… Au passage de la bouée 2 je tire direct vers le pont des Amours. Erreur, il y a une bouée à passer avant. Arf, je retire vers la gauche puis je peux enfin tirer vers le fameux pont au passage de la bouée 3. Avant l’entrée dans le canal, nous rattrapons certaines féminines parties 10 minutes avant. Je tiens la corde dans le canal. Ca se passe sans problème, contrairement à l’an dernier, même si j’ai eu bcp de mal à sortir de l’eau.
La T1 : ce coup ci je suis bien décidé à ne pas y passer ma vie. J’arrive à ma place. Combinaison enlevée en un temps record, j’enfile le dossard, lunettes et casque et zou c’est parti! Je saute sur le vélo et enfile direct les chaussures fixées aux pédales. On m’annonçait la grosse gamelle, surtout sans l’avoir essayé auparavant mais ca s’est passé parfaitement.
Me voilà parti sur le parcours vélo. Les 4 premiers km se font dans la ville. Je suis allongé sur le prolongateur à 40 km/h.

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Arrive alors le pied du col de Leschaux, 12 km à 3-4 %.  Les jambes sont bien et je monte sur le prolongateur. Je remonte du monde… Oui, oui! Je remonte du monde à vélo!! Et pas un coureur, mais des grappes entières. On m’annonce autour de la 40ème place en haut du col! Je suis très surpris.
La suite du parcours est beaucoup plus pénible. Les pentes sont bcp plus raides mais là encore le Cannondale fait merveille. Ca grimpe tout seul.
Avant la grande bascule, je reviens sur Manu, dont la réputation de rouleur n’est plus à faire. 2ème grosse surprise. La 3ème arrivera dans la dernière montée qui aura succédé à une descente périlleuse, menée très prudemment, surtout après la chaleur que je m’y étais faite y a 2 ans. Dans cette dernière montée, je reviens sur Emeric, qui en me voyant, semble tout aussi surpris que moi! Dans la descente du col de Leschaux je perds l’un de mes supports en mousse de prolongateurs. Je reste concentré. Je reviens à qq dizaines de mètres d’Emeric au moment du retour au parc. Que va t il me rester après ce vélo très costaud?

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T2 : J’enfile les runnings et me lance. Très vite j’ai un point de côté très dur sous les côtes droites. Aie, j’ai du mal à respirer et donc à lâcher les chevaux. Sur la première boucle je gère donc ma respiration pour tâcher de faire passer le point. Je suis un triathlète de Valence qui a une bonne foulée presque jusqu’à la fin de la première boucle, moment où le point décide de s’estomper. Je peux donc embrayer et voir si y a un espoir de revenir sur Emeric. Je réalise très vite que c’est impossible. Il est dans une allure bien supérieure à la mienne.

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Je gère donc mon arrivée et franchit la ligne pas si entamé que ca dans le chrono hallucinant de 2h22, soit 9 minutes de mieux qu’il y a 2 ans!

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Il est évident que le nouveau vélo équipé de son prolongateur ont grandement contribué à cette progression. Il semble aussi que la prépa ait porté ses fruits.
Cette course fut donc ma course la plus aboutie depuis que je me suis lancé dans le triathlon. Je retiens de cette course que la T1 et le vélo peuvent être autre chose que des gouffres chronométriques.

Les résultats officiels et le parcours GPS

http://connect.garmin.com/activity/96553034

Classement général : 2h22’40″, 28ème/883 classés, 169 puls/min (max 191);

Natation (1500 m) : 23’36″, 76/883, 158 puls/min (max 175);

T1 : 1’50″, 106/883;

Col de Leschaux : 34’33″, 17/883;

Vélo (42 km, 900 m D+) : 1h18’45″, 32/883, 167 puls/min (max 182), 32 km/h de moy.;

T2 : 53″, 104/883;

CAP (10 km) : 37’38″, 16/883, 181 puls/min (max 191).







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